Archive de ◊ octobre, 2008 ◊
Qui n’a jamais voulu améliorer la netteté d’une image, pour en faire mieux ressortir les détails !?
Le problème, c’est que lorsqu’on est sur un programme de retouche et qu’on ”force” la netteté, l’image se détériore. Le bruit augmente… etc
Comment faire alors, pour obtenir un gain de netteté sans détériorer l’image ?
Je vais vous donner un petit truc aujourd’hui. Je ne l’ai pas mis dans les tutoriels dans mon site, car c’est plus une astuce qu’un vrai tuto, mais vous verrez, il est fort utile!
Voilà, c’est fait ! L’hiver est entré en Suisse et y a pris ses quartiers de plein droit.
Et nous qui aimons la photo, qu’est-ce qu’on fait?
Très souvent, j’entends dire que le meilleur temps pour faire des photos est le grand soleil.… faux!
Nous allons voir quelques avantages de la photo d’hiver… c’est le bon moment, n’est-ce pas?
Aujourd’hui on va parler panoramique.
Panoramique, pour ceux qui ne savent pas :
La photo panoramique est une image qui comprend un très grand angle de champ. Généralement est considérée comme une photo panoramique une image qui dépasse 120°.
Ça, c’est la théorie. En pratique, on peut faire des panoramiques qui ont un angle de champ moins important que 120°.
À l’époque où il n’y avait que l’argentique, cette pratique était très difficile à mettre en oeuvre. On devait avoir un matériel spécifique. Par exemple, un pied avec un point nodal pour s’assurer d’un raccord parfait entre les images. À l’heure actuelle, ce genre de pied aide beaucoup, mais n’est plus indispensable (on verra un peu plus bas pourquoi). On utilisait aussi des appareils spéciaux, orthoscopiques… etc.
Maintenant, il est bien plus simple de mettre en oeuvre une panoramique. Certains appareils photo (compact) ont même cette fonction intégrée avec un rappel d’une partie de la dernière image qui a été prise, pour parfaitement superposer la prochaine. Généralement, le raccord (malgré cette aide) n’est pas parfait. À regarder sur un écran, tout va bien, mais si l’on passe la photo à 100%, on voit tout de suite les dégâts.
Comment y remédier?

Le contre jour, en photo, est un vrai sport en soi. Mais avant de me lancer dans une petite explication et quelques astuces pour prendre ce genre de photo, posons-nous une… ou deux questions :
Mais qu’est-ce que le contre jour ?
C’est lorsque la source lumineuse la plus forte se trouve face à votre appareil.
Et quel est le résultat ?
Comme il y a une forte différence de luminosité entre les parties sombres et claires de l’image, il est extrêmement difficile d’exposer correctement la photo. L’image aura des zones sous-ex, ou alors sur ex. Cela vient du fait que la dynamique du support sensible est trop faible pour restituer toute la plage de luminosité.
Hé hé… c’est pas la joie n’est-ce pas ?!
Mais je vais vous donner quelques astuces pour que tout se passe pour le mieux.

Cette photo a une très longue histoire et, du coup, elle me tient tout particulièrement à cœur.
Bubu (madame buse variable) et moi, on se connait depuis un très long moment. Et Bubu, elle est loin d’être bête!!!
J’en ai photographié des rapaces de toute sorte, mais Bubu, elle, c’est spécial car elle niche tout à côté de chez moi.
Elle habite un arbre en plein milieu d’un champ totalement dégagé (mis à part la haie de la villa qui longe le champ).…et qui en plus donne sur une petite route de campagne.

Comme beaucoup je suis certain que vous avez déjà fait, ou vu, une photo ou les personnes ont les yeux rouges.
Comme beaucoup, je suis certain que vous vous êtes déjà posé la question de savoir pourquoi ?
Avez-vous trouvé la réponse ?
Non?!
Je vais alors de ce pas vous expliquer !

Quand on fait de la photo, on entend beaucoup de choses. Des fois mêmes, beaucoup trop de choses !
Dans le genre que j’aime bien et qui fait plaisir: […ho quelle jolie photo, moi j’arrive pas à en faire des comme ça…] Jusque là c’est cool, on sourit, on est fier, la suite c’est moins cool […mais c’est normal, avec l’appareil que tu as, on fait forcément de belles photos…]
Yes ! Merci mon appareil photo! Grâce à lui je n’ai plus à réfléchir, j’appuie et le miracle arrive, une photo parfaite est là. Si la photo est ratée, c’est forcément ma faute, car l’appareil, lui, fait de belles photos.
Mais rassurez-vous, le raccourci va aussi dans l’autre sens. Du genre […je rate toutes mes photos, mais c’est normal, c’est fait au compact.…]
Pas mal ! Maintenant, c’est la faute à l’appareil ! Alors, on va remettre un peu le clocher au milieu du village !

Exceptionnellement, l’image présentée n’est pas de moi, donc un grand merci à Laurent Van Hoornick pour sa superbe photo qui ma servi d’exemple pour créer mon tuto.
Pourquoi vous montrer cette très belle voiture dans cette atmosphère lourde ?
Car, aujourd’hui, je vous propose d’apprendre à recréer ce style de traitement très apprécié par le photographe Scott Chu… mais avant, regardons à quoi ressemblait cette image à l’origine.

Ce charmant volatile (un Pélican Rose) m’a posé pas mal de problème. Son joli plumage rose pâle, en plein soleil, est une difficulté en soi car c’est un vrai piège. Très vite on peut obtenir une surex (partie trop claire d’une image) si on ne fait pas attention.
Comme je voulais garder une profondeur de champ très courte (pour isoler le sujet de l’arrière-plan), j’ai ouvert mon diaph au maximum (F/2,8) ; pour être certain d’avoir une expo correcte sur l’oiseau, j’ai fait se qu’on appelle une mesure spot.
La mesure spot (que l’on trouve sur les reflex numérique) est un outil radical pour maîtriser.
Mais qu’est-ce que la mesure spot, et à quoi va-t-elle servir ?

En photo, ce que vous voyez à l’écran est très important. C’est bien sûr l’outil principal pour vous occuper de vos photos.
Pour vous montrer à quel point un bon écran (et une bonne vue) est nécessaire, je vous propose de passer un petit test.



