Amateur, nos photos au rabais?!

Quand on est photographe amateur, que l’on soit débutant ou expert,on est toujours heureux d’avoir une certaine reconnaissance.

On participe à des concours, on envoie nos photos à des magazines. On espère que notre travail sera choisi et apprécié.

C’est un sentiment légitime que l’on partage certainement tous.

Mais que doit-on accepter pour avoir droit à un tel honneur?

Quelles sont les limites que l’on doit se fixer?

Si j’écris cet article, c’est surtout à cause d’un billet que j’ai lu dans le blog Aube nature (cliquez ICI)

Après lecture de cet article, je me suis dit « si un magazine comme Geo a pu tenter un coup pareil, où allons-nous? »

On voit de plus en plus de concours et autres support qui expliquent que si on dépose nos photos ils auront tout les droits dessus! En contrepartie, on pourra peut-être avoir la chance d’être publié, de gagner un cadeau…etc

Est-ce que sous prétexte que l’on est amateur on doit se vendre au rabais?

Est-ce que sous prétexte que l’on est amateur on doit accepter de céder le droit de nos images pour rien? Pour la satisfaction d’être publié? D’être le premier à un concours (si on est premier, ce qui n’est pas toujours assuré)?

Est-ce que pour pouvoir parader en disant « j’ai vendu plusieurs photos  » il faut accepter de poser ses images dans des microstock en échange d’une somme symbolique sans savoir où vont finir nos créations ?

Je vais tenir un discours que certains de mes collègues photoblogueur ne vont pas aimer. Mais pendant quelques secondes je vais jouer l’égoïste de service et ne pas penser à la profession de photographe, mais simplement et uniquement au statut d’amateur.

Donc, j’enlève de ma pensée toutes conséquences que pourrait avoir l’agissement d’un amateur pour le métier de photographe. Je vais oublier toutes les répercussions négatives ! Je vais regarder au-delà de ça.

Maintenant que je n’ai plus de scrupule, est-ce que je suis toujours décidé à céder mes droits aussi facilement, pour le simple plaisir d’être publié?

Petite réflexion :

Je fais une photo (disons celle qui illustre mon article). J’ai très envie que le monde reconnaisse quel grand photographe je suis (hé oui, plus de scrupule…je suis le meilleur)

Je participe donc à un concours et je donne cette photo à un journal (un gratuit du style 20minutes) juste pour le plaisir de dire: « regardez, c’est ma photo »

Probablement que si je gagne le concours et le petit prix qui va avec je serais très fière de moi. De même que si ma super photo est publiée dans le 20 minutes.

Je pourrais alors dire « Comme je suis doué, quelle satisfaction que d’avoir été reconnu pour mon talent! »

Puis quelques mois plus tard, je vois deux choses. La photo avec laquelle j’ai gagné le concours a été utilisée dans une campagne de pub à grande échelle sans que je touche le moindre petit centime.

Et la photo que j’avais gracieusement offerte à ce journal se retrouve dans plusieurs magazines, sans qu’elle soit portée à mon crédit, avec un simple D.R. comme « signature »

Hé oui, ça laisse songeur n’est-pas?

Ca n’arrive pas à tous les coups, mais c’est déjà arrivé bien plus souvent qu’on ne peut le penser!

Car quand on cède tous ses droits pour de la petite gloire, c’est ce qui risque de nous arriver! On accepte tout simplement de ne pas être reconnu et traité à notre juste valeur.

Parce que même si vous estimez que votre photo n’est pas très réussie (ce don je doute, sinon vous ne la présenteriez pas à un concours ou pour publication) votre photo a eu un coût de production. Si vous en doutez, je vous conseille de cliquer ICI

On a visé bas en voulant une petite gloire. Et si on avait visé haut. Et si on avait refusé de participer à ce concours qui nous vole, et si on avait vendu notre photo pour une seule publication…

Ne pas se vendre au rabais n’est pas un acte que pour protéger le métier de photographe, c’est une décision qui vous protège en tant qu’artiste.

Malgré que ce ne soit pas votre métier, il n’en demeure pas moins que votre travail a une valeur qui doit être récompensée à juste titre.

Céder ses droits pour rien, ou presque rien, c’est tout simplement se rabaisser, se sous-estimé et baisser la tête devant un système qui n’attend que ça, nous voler notre travail pour gagner plus en payant moins!

Et si nous refusons tous d’accepter de telles pratiques (utopie!?) peut-être qu’un jour ces grands groupes nous regarderont autrement. Nous aurons ainsi protégé notre travail et en prime le travail de ceux qui vivent de la photo!

Il faut lever la tête et refuser de se vendre au rabais!!!

Bon courage et bonne photo!

PS: Je vous conseille aussi de regarder cet article plus qu’intéressant (cliquer ICI)

À propos de l'auteur:

Il est beau, fort et musclé... Enfin, s'il n'est pas tout ça, il est passionné de photo, passion qu'il essaye de vous transmettre du mieux qu'il peut!

39 Comments
  1. Manu

    J’ai pas lu le dernier lien que tu nous as donné…
    mais je suis totalement d’accord avec toi… Pour les concerts à ce qu’il paraît c’est le même « truc »… :/ « oui monsieur, on vous laisse photographier, mais les photos sont à nous… »
    a la la…
    Pendant ce temps, on nous colle une loi hadopi… des taxes sur des supports de stockage (pour soi disant stoper le piratage)…
    Non seulement le citoyen est devenu une vache à lait… mais en plus on l’encu**!

    (désolé pour le coup de gueule!)

  2. Oud_s

    Bah, il ne faut pas raisonner comme ça Darth ^^.

    Que va devenir ce pov DR si les gens se mettent à te croire :p

    Quoi dire ? En photo on croise beaucoup d’aaaartistes en quête de reconnaissance. (dans d’autres pratiques aussi). Et pas mal d’escrocs qui en profitent du coup. Ta façon de dénoncer cela va surement t’attirer des inimitiés. Continue :pp

    Amitiés

  3. Merci à vous deux pour votre passage.

    Content de voir que ce débat en intéresse certain!

    Oud_S, comme tu le sais, je n’ai pas peur d’attirer les inimités ;)

  4. qsammi

    hello, très intéressant ton article, il m’a bien fait refléchir.

    Donc une question met venu en le lisant.

    A qui pouvons-nous (photographe amateur) vendre nos photos sans se faire avoir et à quel prix?

    A+

  5. Manu

    @qsammi:
    à tout le monde… à partir du moment qu’on part d’un contrat bien ficelé… (faut pas croire, les « contrats » ne sont pas réservés qu’aux « pro »… ça sert surtout à poser les bases de « l’échange » dès le départ… formaliser tout ça).

  6. Manu à parfaitement raison.

    Pour ce qui est des prix, pour la France, j’avoue n’avoir aucune idée (si quelqu’un a un barème, il est le bienvenue)

    Pour la suisse, tu peux cliquer ICI

    Tu auras alors un aperçue de ce que tu peux demander, c’est très utile ;)

  7. La photographie est avant tout une passe temps……..

    Je passe énormément du temps…
    Car,c’est mon plaisir,et j’aime….

    Et des fois je trouve que j’ai pas mal réussit.

    Mais ça cout très cher aussi,et pour « rentabiliser » les microstocks et autres bidules,font miroiter des € et des $ ……..

    Soyons sage,et la photo qui est « superbe »,n’est pas à vendre pour 1€

    Non mais……..

    hj

  8. Heja merci de ton passage et de ton commentaire pertinant!

    J’aime beaucoup ta dernière phrase:

    Soyons sage,et la photo qui est “superbe”,n’est pas à vendre pour 1€

    Encore merci de ton passage ;)

  9. Vaste sujet……
    C’est vrai qu’entre la première fois qu’on est publié dans un magazine ou faire une couverture, on est pas trop regardant. C’est vrai qu’une photo à un prix, mais ce prix dépend de la tête de l’acheteur, une agence de pub, une société financière ou une association sans but lucratif d’utilité publique, un groupe de musique amateur, le prix va énormément varier.

    C’est vrai que c’est souvent la question entre photographes amateurs (surtout dans les concerts) de savoir si on vend nos photos. D’après les réponses, ils vendent tous et c’est pour ça qu’ils ont tous un EF-S 70-200mm IS blanc :-).

    Mois à chaque couverture de concert, je réussis à vendre mes photos pour un média….. qui es mon blog et c’est comme ça que j’ai des accrédits.

  10. Hello Maitre ^^

    Franchement Bravo pour cette article

    Si tout le Monde était ainsi le monde sera plus juste

    @ Bientôt sur le fofo ;) et encore merci pour les tutoriels amateurs.

    By Darth

  11. J’avoue, à ce propos, n’avoir pas d’avis bien tranché.
    Par principe, puisque je suis amateur, que m’importe qu’une photo aie un prix. Et quel plaisir de voir mes clichés connus et diffusés.
    Pourtant, comme beaucoup, il m’arrive d’envisager récupérer une partie de mon investissement en attribuant à un tirage d’exposition une valeur « artistique », donc totalement arbitraire.
    Donc, en sus d’être amateur, je suis auteur.
    C’est à mon sens une contradiction qu’on ne peut éviter et qu’il appartient à chacun de gérer selon les circonstances. Voir autruit tirer bénéfice sans contrepartie peut effectivement laisser le sentiment de se faire avoir.
    Et là, la sagesse de l’amateur doit reprendre le dessus : je prends un immense plaisir avec la photographie et, pour le reste, « you can’t take it with you » (F. Capra).

  12. Athos99, merci pour ton passage.

    En effet, tu as trouvé la bonne astuce pour les accréditation. Tu as aussi un blog très prisé ce qui fait qu’il a sont poids pour convaincre.

    Pour le prix de la photo, en effet, difficile en tan qu’amateur d’imposer des tarifs…

    Pour autant, il ne faut pas ce vendre bon marché.

    Spooki, merci de ton passage et de ton commentaire ;)

    Jérôme, je crois que tu résumes très bien la pensée de beaucoup. Malheureusement pour certain ce n’est pas toujours facile, et il cède un peu rapidement aux sirènes de la petite gloire.

    Pour l’exemple, tu as été publié dans CI. Même si je n’admets pas volontiers le fait qu’il ne rétribue pas ceux qui font en partie le contenue de leur page. Je ne critique pas non plus ceux qui on envie d’y être publié.

    Ici on voit que le décalage n’est pas absolument le même, c’est une vrai plateforme pour ce faire connaitre.

    Même si dans le principe je reste un peu sur ma faim.

    Un petit gain, ne serait-ce que de bonne forme serait pour moi plus juste.

    Mais encore une fois, c’est une chose que je comprends. On sait que CI (pour le moment lol :mrgreen:) n’a encore détourné aucune image, on peut donc compté sur leur bon sens.

    J’ai beaucoup plus de peine à comprendre quelqu’un qui va donner (c’est le mot juste) ses images dans un microstock, ou qui est d’accord de céder tout ses droits pour participer à un concours…etc

    Merci de ton passage ;)

  13. Perso je participe aux concours et je cède mes droits pour les concours….
    C’est un choix.Ce n’est que quelques photos sur mes milliers, et celà ma permis de gagner et paraitre dans atout chat,le matin bleu ,etc…
    Par exemple j ‘ai fait des photos de carnaval,ce sont mes photos ,mais elles ne me tiennent pas spécialement a coeur…elles mon permis de gagner un appareil photo a 300 frs.Perso pour moi qui suis maman au foyer celà passe bien et ca repart dans du matos photo direct!
    Mais bon après mes meilleures photos (de renardeaux par exemple)il n ‘en n ‘est nullement question…donc je comprends ton avis.

  14. Oui il faut se battre, Géo n’est pas malheureusement un cas unique. Je vous conseille de suivre mon blog et pas mal d’autres dès demain en début après-midi, voir avant ainsi que le site de l’UPC. Il y a aura de l’actu

  15. lerentier

    Voyons ça au niveau local et même plus, Vaudois, puisque j’ai habité à Lausanne, dans une de mes vies précédentes.
    Si le Canton le demande une photo pour une campagne sur je ne sais pas quoi, je la donne ma photo parce, le Canton, c’est les sous des citoyens.
    Si c’est Pfister Meubles qui me demande, je veux des sous parce que, Pfister, c’est une société qui brasse beaucoup d’argent.
    Entre les deux c’est selon et dés l’instant ou l’exploitation de l’image va générer de l’argent, je veux ma part.

  16. Petiteplume, merci de donner ton point de vue que je respecte, même si j’ai un peu de peine à te comprendre.

    En effet, céder ces droits pour un concours (même si tu n’estimes pas que ta photo est un chef d’œuvre) pour au final récolter un objet d’une valeur de 300CHF alors que peut-être (c’est pas certain je l’admet) les organisateur du concours vont en gagner plus avec ton image.

    J’avoue que j’ai un peu de peine avec cette pensée.

    Je te dis ça en toute amitié!

    Laurent, merci de ta venu et de ton commentaire. Je vais suivre ton blog avec attention, et j’invite bien sûr tout le monde à en faire de même!

    Lerentier
    , j’aime beaucoup ta façon de penser je dois bien le reconnaitre.

    Merci pour ton passage et ton avis que je trouve très bien!

  17. Bof bof bof

    Donner des photos c’est facile : les requins sont là.

    Opposer les amateurs aux pros, c’est tendance.

    Mais c’est ridicule ! le talent n’est pas dans le statut, et le coût de la photo, le même, voire le plus souvent supérieur chez l’amateur que le pro

    Et se brader, c’est faire la « pute », qu’on soit pro ou amateur, jeune fille délurée ou professionnelle.

    Arrêtons tous ensemble et les magazines qui ne vivent que des photos plus ou moins gratos, ou des reportages faits par leurs photographes salariés qui ne font que copier les reportages envoyés par des amateurs sans défense, feront ce qu’ils méritent : faillite.

    Bien entendu, je ne parle d’aucun magazine en particulier, à chacun de faire son enquête, et chaque magazine est multiple, paye certains et pas d’autres. On ne peut accuser personne et il n’y a pas de règle, juste des conseils de prudence.

    Merci à toi Darth de t’aventurer sur ce terrain délicat.

    En tout cas, ton travail de photographe et de blogueur, ça ne vaut pas peanuts !

  18. Très bon article, toujours aussi intéressant ;)

    Moi je ne dis qu’une chose: à donner gratuitement on tue la profession! Et les pros auront moins de travail si les magazines et consort arrivent a avoir des photographies pour rien ailleurs.

    Je fais même un parallèle avec la musique! On ne veut pas de téléchargement car il faut respecter le travail des artistes :)
    Et bien c’est pareil pour un photographe pro, c’est son travail, il en vit, donc respectez-le!

    Je suis une simple amatrice qui aime faire clic avec son petit appareil ;)

  19. Laurent, j’ai été et j’ai fais mon devoir ;)

    Didier, je prend le risque de froisser quelque personne pour défendre ce qui me semble juste!

    cvrin, merci de ton passage et de ton soutient ;)

  20. Manu

    @Didier: tout à fait d’accord…

    Pour la petite annecdote… j’ai eu le malheur de rencontrer une fille l’autre soir qui bosse dans un webzine… & j’ai pas pu m’empêcher de lui parler justement de ce sujet (photo, droits, etc)… et qu’est-ce qu’elle me répond? Qu’ils ne se gênent pas de « pomper » les photos sur flickr. Je lui dis alors de faire attention parce que sur ce site les photos sont protégées, etc… Elle me répond (fermement) non, du tout, etc…
    ‘fin bref… tout pour plaire quoi :(

  21. Ce matin un « acteur » m’a demandé ce que je faisais encore là (dans mon job actuel j’entends !). Il me dit : avec le talent que tu as il faut sortir de ton trou !!!!
    L’année dernière je lui avais fait « gracieusement » des photos de son spectacle qu’il avait trouvé superbe…
    Oui gracieusement, car ami de ma meilleure amie… Cela ne se refusait pas et cela me permettait également de faire mes armes… Là c’était convenu d’avance donc pas de regret et un plaisir certain.
    J’ai suivi aussi un chanteur en concert d’appartement, avec à la clé une expo de mes meilleurs clichés…. J’attends toujours, mais par contre on m’a redemandé si je voulais continuer cette année !!!!!!!!(gratos bien sûr !)
    Photographe « officiel » des fondus du macadam de ma ville, une artiste « émue par mes photos » voulait les acheter…. J’ai demandé 10 euros par photos (une vingtaine était exploitable), pas de réponses !!!! (un pro demandera minimum 30 euros)
    Un groupe de rock (qui monte !) avait trouvé mes photos « superbes » et voulait une séance de portraits. J’ai demandé 250 euros pour ½ journée (prévoir le double par un pro) : pas de réponses !!!

    Voilà mes exemples vécus. Ton article tombe juste car cela fait 2 semaines que je me « tâte » pour franchir le pas pour vendre. Un ami artiste me disait encore ce matin qu’il ne fallait pas que je dévalorise mon travail, qu’il avait un prix. Je lui ai dit que j’étais « amateur »… Il m’a répondu t’es sûr ???

    Le numérique a fait beaucoup de dégâts. Beaucoup se croient « capable » de tout photographier avec des appareils même grand public. Oui c’est vrai un 1000d ou un 450d va produire des images d’une superbe qualité, mais ce qui va faire « un prix » c’est tout ce que va mettre un photographe dedans, de son œil, son émotion, sa sensibilité pour faire « parler » une image…(sans oublier l’investissement financier !!!)

    J’ai un peu de mal à assumer ce que les autres pensent de moi à ce sujet. Je ne voudrais pas paraître prétentieux. J’ai fait beaucoup de progrès ces dernières années et je suis de plus en plus mal à l’aise à l’idée de penser qu’on puisse me réclamer une photo « gratuitement ».

    Même pour le festival « arbres et lumières », le fait que ma photo soit libre de droit m’a failli ne pas me faire inscrire au concours…. (au fait « Amis » Suisses vous l’avez vu quelque part ma photo ????)
    Oui il faut aussi se faire connaître et pour cela le « troc » est nécessaire photos contre accréditation etc etc), Athos99 me l’avait fort bien expliqué ce jour là. Puis petit à petit « on monte » et là je crois que tout travail mérite contribution et inversement.

    Le prix !!! Vaste question ! un mariage : entre 500 et 800 euros autour de moi A l’inverse, une amie « pro » vend ses photos 20cmX20cm lors de marchés à 30 euros (tirage imprimante pro+ sous verre) et elle ne vit pas de sa photo !

    Avec mon ami ce matin on arrivait à la conclusion que dans une petite galerie des « amateurs » mettaient en vente leurs photos encadrées (dimensions moyennes 30X40cm) de 300 à 500 euros. C’est beaucoup ???
    Oui et non car celui qui achètera (d’accord il aura les moyens), saura qu’il rémunère un photographe et qu’il paiera pour l’œuvre d’un « artiste » au sens large du terme. (celui qui crée)

    Pourquoi ne pas faire pareil ?
    Je me disais alors : je préfère mettre un prix du « marché » au risque de ne pas vendre autant que je le souhaiterais (ou pas du tout !), plutôt que de brader…
    Pour ma part j’aimerais vendre des photos sur toiles/aluminium/plexiglas au format de 40 X 60. Le coût de revient est presque de 100 euros alors est ce que les vendre de 300 à 500 serait trop demandé ???
    D’un autre côté et c’est le dilemme de ma passion de « partager ». Ce prix rendrait la photo « élitiste » et priverait certaines personnes de posséder une photo également…. Faire des « petits » tirages peu chers est-ce compatible avec l’envie de proposer du « qualitatif » pour se faire connaître ?

    Bref, j’ai été très long, j’en suis désolé, mais c’est une question qui me travaille depuis un moment et ton article (on sent le vécu aussi) tombe à pic.
    Je fais de la photo avant tout par plaisir, mais j’arrive à un stade aussi où j’aurai l’impression de « tue »r celles et ceux qui tentent d’en vivre en proposant des photos à moindre prix. On se sert beaucoup des amateurs et je crois qu’il ne faut pas tout accepter… Je vais essayer de résister!
    ;-)

  22. steve54

    Sujet diffcile.
    Je pense que tout ça fait partie d’une « évolution » logique.
    Premier stade, on fait ses armes, on s’entraine.
    Deuxieme stade, on attend de la reconnaissance, on soumet ses photos aux critiques, on en fait pour les amis, on participe à des concours avec des conditions proche de la « prostitution » mais l’objectif n’est pas dans le prix !
    Troisième stade, les photos prennent de l’importance, le prix de vente fait réfléchir sur le passage dans le monde professionnel.
    Quatrième stade, Notre nom est reconnu et nos photos s’arrachent à prix d’or !
    Il y en a beaucoup qui ne connaitront pas tous les stades !!!
    Comme beaucoup de domaines artistiques, pour se faire un « Nom », on est obligé de faire quelques concessions à la base.
    Si on ne veut pas se faire exploiter, on considère les risques dès le début.
    Ca me fait penser à ces pauvres personnes qui signent pour une saison dans une émission réalitée et cèdent leur image et droits aux chaines pour un peu de gloire !
    Le problème majeur réside, à mon avis, dans le fait que l’art n’est pas reconnu comme travail à proprement parlé.
    Le guitariste/une star qui joue se fait plaisir, on peut repomper sa musique sur internet, la photo c’est pareil ; il a juste appuyer sur un bouton, on ne voit pas les années de travails et les heures de préparations.
    T’as vu l’appareil qu’il a, c’est normal qu’il fasse de belles photos (belle société matérialiste, si tu as le matos, t’arrives facilement), le point de vue, la profondeur de champ….C’est l’appareil qui fait !!!
    Je m’écarte un peu du sujet, mais je voulais insister sur le fait que cela était une mentalité partagée par la majorité de nos concitoyens que l’art ne devait rien couter, à partir de là on est mal partit.
    Pour ma part, j’en suis encore resté au premier stade, et toutes les remarques qui ont été données ici ne m’incite pas à passer au deuxième !

  23. Franck, merci pour ton témoignage pertinent. Ton message est long, mais c’est un plaisir que de le lire.

    Je vais tout à fait dans ton sens, et je te remercie d’avoir prie le temps de partager ton expérience, un commentaire plus qu’intéressant,

    Encore merci d’avoir pris le temps de l’écrire!

    Steve54, je crois que tu nous expose de belle façon les choses.

    C’est en effet une bonne analogie que tu as fait avec les « star » de la tv réalité.

    Merci pour ce message pertinent qui va droit au but ;)

  24. Décidément, à chaque fois que je lis l’un de tes articles, il me donne envie de réagir! Très intéressant, tout comme les commentaires. Je suis tout à fait d’accord avec toi. Au départ, c’est vrai qu’il est tentant de faire des concours. Plus j’y pense, plus le principe de la plupart des concours me mets en colère: les grands gagnants sont les organisateurs, qui se retrouvent avec toute une photothèque offerte sur un plateau par les participants qui tentent leur chance. C’est effectivement à chacun de se fixer ses limites.

    Pas assez d’expérience en photo, mais je me permets de faire une digression en peinture, un domaine que je connais mieux: c’est un peu la même chose. En quête de reconnaissance, on peut multiplier les expos n’importe où, n’importe comment, et vendre à n’importe quel prix. Mais au final, en plus de ne pas respecter son propre travail, on en sort perdant. Exposer peu, dans des lieux ou à des conditions décentes finit par payer, c’est plus valorisant, plus respectueux de soi, mais aussi de ceux qui aiment ce que l’on fait et qui croient en nous.

    Je me retrouve dans le com de Franck: depuis peu artiste « à temps plein » et surtout tant bien que mal, je m’oriente de plus en plus vers la photo et je refuse de brader mes clichés, je ne participe plus aux concours qui pigeonnent les participants. C’est vrai que faire le choix de vendre moins, mais plus cher, c’est donner dans l' »art élitiste ». Mais personnellement, je ne m’empêche pas de faire de (grosses) remises si quelqu’un flashe sur l’un de mes tableaux mais n’a pas les moyens. ça n’est pas une question de prix, mais là encore de respect: de l’autre, de l’amateur d’art, de l’auteur et de la toile.

    Dernière chose, qui reprend une formule de Steve54: c’est vrai qu’aujourd’hui, on est prêt à tout parce qu’il faut absolument « se faire un nom ». Du coup, on en oublie de « faire ». Un nom s’oublie, une belle photo restera toujours gravée dans la mémoire de quelqu’un et elle mérite d’être respectée.

  25. marcel43

    Bonjour
    Je me permet d’intervenir ayant travaillé plus de 40 comme photographe professionnel de studio.
    Avant le digital je débordais de travail, la photo professionnelle demandait de très gros investissements, il n’y avait pratiquement pas de retouche ou montages possibles et comme on travaillait en Ekta il fallait bien connaître le métier car si on ratait la photo on n’avait pas toujours le temps ou la possibilité de recommencer
    Pour ce qui est des stocks d’images ils étaient aussi dias, chers, et à traiter par un photograveur (métier pratiquement disparu) donc leur utilisation était marginale .
    En résumé, les photographe (pro) faisaient la majorité des images dans tous les domaines.
    Avec l’arrivée du digital en 2000, j’ai vu la demande des clients baisser environ de moitié chaque année tout comme tous mes amis confrères, photographes de reportage ou studio.
    Ma conclusion, tant que les clients étaient obligés de payer leurs photos ils avaient le budget, depuis que les photos gratuites ou presque ont envahi le marché les budgets prévus pour le poste photo sont inexistants.
    En fin de carrière je ne suis plus concerné mais je plains ceux qui doivent encore en vivre.

  26. Oud_s

    Je vais être très dur, mais depuis que je ne vends plus de photo à 50 € (mais à plus hein) j’en vends plus (je précise que je n’en vendais à 50 € qu’une demie par an ^^).

    Et je n’ai aucune prétention d’en vivre.

  27. bernie66

    salut me revoilà apres probleme de connexion :)
    un sujet problematique en effet les concours et les droits. les amateurs en quête de reconnaissance ce moque de donner les pleins droit sur leurs photos mais au delà de sa c’est le mal qui fond a la profession qu’il faut voir, l’arrivé du numérique et internet aussi a fait du mal au photographe, j’ai regardé un reportage sur les photographes animalier ils disaient tous que sa devenai de plus en plus dut et beaucoup plus conurentiel.
    la photo et devenu plus accecible moins chère.
    Au risque d’en choqué plusieurs si je devais envoyer une photo a un concours en cédant les droit je le ferai je suis amateur (je vous rassure j’ai pas le niveaux pour les concours :)) je le ferai comme la plupart de vous a déja du le faire a ses début. dans mon domaine (infographie) pour débuter pareil on se « brade » au début.
    est pareil pour les photos qui sont publier dans les magazines photos ? elle sont libre de droit ?
    bonne journee

  28. Merci à tous pour vos différentes interventions et témoignage qui permette de faire avancer le débat.

    Vous connaissez mon avis vu que j’ai écris l’article…normal :D Je ne vais donc pas ressassé encore et encore les mêmes choses.

    On a tous le droit de penser ce que l’on veut, il faut juste réfléchir au conséquence de nos actes.

    Encore merci à tous pour vos nombreux témoignage ;)

  29. Jerome

    Je vais reprendre le message de Franck. En tant qu’amateur, après quelques années on finit par se demander pourquoi on fait des photos. Et puis on commence à se dire « et si j’essayais de publier? ». Ce n’est même pas une question d’argent, c’est plutôt qu’on présente ses photos à sa famille et à ses potes, on a des compliments et on commence à se demander si, peut-être, nos photos ne seraient pas si mal que ça. Mais comment être sur sans publier?

    Moi, ça doit faire bien 10 ans que j’essaie. Un jour il est temps de tirer un trait et d’arriver à une conclusion: mes photos ne valent RIEN. Peut-être sont elles nulles, peut être sont elles bien, ça n’est pas la question. Elles ne valent rien parce que je ne peux pas les vendre. Alors je vais les donner.

    Moi aussi, j’ai pris des photos de concerts. J’ai même fait des films, et enregistré la musique. Tout cela a fini sur les sites des musiciens. On est même venu me demander de reprendre des photos pour un autre concert. Comme c’était un peu loin, j’ai demandé à ce qu’on me rembourse l’essence pour le transport. La réponse: « pas la peine, on prendra les photos nous mêmes ». Conclusion: mes photos ne valent même pas le prix de l’essence.

    J’ai aussi pris des photos de mariage pour des amis. Il y avait un pro pour les photos « officielles ». Au total, le pro a fait les portraits officiels, la photo des signatures, toutes photos pour lesquelles je n’était pas « accrédité ». Et dans l’album final pour la famille et les amis, 8 photos sur 10 étaient à moi. Alors on m’a demandé les négatifs, pour les tirages. Je voulais garder les négatifs, j’ai proposé de faire les tirages moi-même. Il n’y a pas eu moyen. Ma propre famille m’a expliqué que, quand même, ce n’était pas « mon mariage ». J’ai dit que le pro non plus ne donnait pas ses négatifs. On m’a expliqué que moi, je n’étais pas un pro. De guerre lasse, j’ai fini par prêter les négatifs. Je ne les ai jamais récupérés. Je ne fais plus de photos de mariage.

    J’ai fait des stages. Ce n’est jamais moi qui a été exposé. « Pas le bon style ». Ou plutôt: ceux qui étaient exposés avaient fait déjà 5 à 6 ans de stages, il fallait bien trouver un truc pour continuer à les motiver sans doute. J’ai présenté des photos à des concours, perdu. Des galeries sur le net, echec. J’ai mis des photos sur flickr, la plus regardée a eu 4 commentaires.

    Conclusion: mes photos ne valent RIEN. Zero Euro, zero cent. Et même à ce prix-là, c’est pas gagné. Je ne sais pas si elles sont bien ou pas, mais aujourd’hui je sais que je ne sais pas les vendre. Vendre prend du temps. Comme amateur, je n’ai pas ce temps là. Je préfère prendre des photos.

    Il doit y avoir au bas mot 500 millions de photographes. Combien seront publiés, même gratuitement? 50 milles, peut-être? Même pas: les places sont chères.

    Aujourd’hui, ma décision est prise. je VEUX être publié. A n’importe quel prix. Si je ne peux pas gagner sur mes qualités, je gagnerai sur le prix. Concurrence déloyale pour les pros? Non: chacun se bat avec les armes qu’il peut. Donc ça va être creative commons ou public domain, et mettre mes photos partout où je peux. Wikipedia, flickr, free stocks, n’importe quoi. Si j’en vois un jour une sur un site, un catalogue ou même, rêvons un peu, comme illustration dans un magazine, ce sera déjà ça. Si quelqu’un se fait du fric dessus, qu’est-ce que ça change au fait que moi, je ne peux pas?

    Ca sert à quoi d’avoir un disque dur avec cinq mille photos que personne ne regarde? Si c’est pour que personne ne les voie jamais, autant taper « format » tout de suite. C’est pareil. Je VEUX que mes photos sortent de ce disque dur. A n’importe quel prix.

    Gratuit n’est pas un mauvais prix d’ailleurs. Avant le net, il fallait payer pour être publié. Quelqu’un que je connais bien a édité un livre comme ça: après avoir visité une trentaine d’éditeurs, il a payé. « A compte d’auteur », ça s’appelle. Perte sèche: plus de 1000 Euros pour vendre peut-être 50 bouquins. Tous ceux qui ont acheté ont apprécié le livre, pourtant. Et 20 ans après, maintenant que la pile d’invendus est passée depuis longtemps à la benne, on parle de lui et il reçoit des commandes. Il envoie le livre gratis comme pdf.

    Ce texte est mis dans le domaine public.

  30. Jerome

    A l’heure de google, il est très facile de retrouver un texte sur l’ensemble de la toile. J’ai voulu savoir si mon message (mis dans le domaine public) avait été re-publié, et j’ai lu la discussion qu’il a provoqué. Je préfère y répondre ici.

    Je pense avoir été mal compris. Je ne cherche pas de la reconnaissance, je cherche à ce que mes photos sortent de mon disque dur. Une photo sur un disque dur, c’est comme le chat de Schrödinger: tant que personne ne la regarde, on ne peut pas savoir si elle existe ou pas. Avec la photo numérique le parallèle avec le chat de Schrödinger est devenu encore plus réel, d’ailleurs: une photo sur un disque dur, ça n’est pas une photo. Ce sont seulement des atomes aimantés un peu plus dans un sens ou dans un autre. Ca n’est pas réel, ça n’existe pas. C’est seulement après, quand les bits ont transité sur le Net et sont arrivés sur votre écran à l’autre bout de la terre que la photo se met à exister. Pas avant.

    Quand je dis que mes photos valent « 0 Euros, 0 cent », je parle de leur valeur commerciale, pas de leur valeur artistique. Reprenons l’exemple de mes photos de mariage: je SAIS qu’elles sont mieux que celles du pro, puisque ce sont les miennes qui ont fini dans l’album. Simplement, parce que je ne suis pas pro, les mariés estiment que ces photos sont les leurs, et pas les miennes. La valeur de mon travail est de zéro donc je ne possède rien. C’est d’ailleurs un problème qui ne touche pas que la photo, comme toute personne ayant rendu service en bricolant ou réparant un PC s’en est rendu compte: le travail offert gratuitement a une valeur de zéro. Le plus souvent il n’a même pas celle de la reconnaissance.

    D’ailleurs j’ai dit que je ne fais plus de photos de mariage. Je ne dépanne plus de PC non plus ou très rarement.

    Aurais-je pu changer la valeur de mes photos? Oui, bien sûr: il me suffit de m’installer comme pro. En caricaturant un peu, il me suffit de me faire faire des cartes de visite « artisan photographe ». Ce qui montre bien que la valeur commerciale de mes images n’a rien à voir avec leur qualités artistiques: elle est simplement liée à mon statut de photographe amateur.

    Seulement, moi, je préfère rester amateur et faire les photos qui me plaisent plutôt que de passer pro et de faire les photos que d’autres me commandent. C’est un choix, mais je dois en assumer les conséquences. La conséquence principale, c’est que mes photos ont une valeur commerciale de zéro et que si je les publie je n’en aurai plus le contrôle.

    Revenons à la question posée ici: « Est-ce que sous prétexte que l’on est amateur on doit accepter de céder le droit de nos images pour rien? »

    La réponse est oui.

    On m’accuse de ne pas savoir évaluer mon travail de photographe et le prix que je peux demander. Au contraire: c’est moi qui accuse l’UPC et autres corporations de professionnels de faire miroiter aux yeux des amateurs un subtil et mortel mensonge. Leur seule motivation à prétendre que donner ses photos devrait être interdit est de supprimer une concurrence qu’ils jugent déloyale.

    Je le répète: chacun se bat avec les armes qu’il a. J’ai l’arme de la gratuité, ce qui est déloyal c’est de vouloir me l’interdire. Les pros n’ont qu’à se battre avec leurs armes et faire les photos pour lesquelles le client veut bien payer. Ou changer de métier puisque ce qui les intéresse, c’est l’argent. Sinon… ce ne sont pas des pros.

    Et puis de toute façons, c’est une bataille qui a été perdue il y a bien longtemps, et l’UPC n’y changera rien. On plaint « le photographe dont la photographie aura été vendue quelques euros en faveur d’une agence de pub qui elle, vendra plein pot des milliers d’euros voire dizaines de milliers d’euros sa prestation au client final ». Ca aussi, c’est un mensonge. Si une agence de pub cherche des photos d’amateur, à combien croyez-vous que se monte leur budget photo? Pareil: zéro Euro, zéro cent. C’est ce qui s’est passé avec mes musiciens d’ailleurs: leur budget photo est de zéro (et c’est vrai qu’ils ne roulent pas sur l’or). Le choix c’est mes photos gratuites, ou les photos de quelqu’un d’autre, gratuites. Pareil pour la ville de Sierre et son concours: leur budget pour leur plaquette tourisme c’est zéro. Si personne ne participe au concours ne croyez pas qu’il vont aller voir un pro au prix fort.

    Vous pouvez refuser de cautionner ça, bien sûr. Vous ne serez pas publié. C’est tout.

    Photographes amateurs: l’UPC VOUS MENT. L’UPC laisse miroiter un monde dans lequel toute photo utilisée commercialement devrait être payée. Vous croyez peut-être que cela veut dire que vos photos d’amateurs seront payées si jamais elles sont publiées. CA N’EST PAS VRAI. Le système qu’ils préconisent ne vise qu’une chose: faire en sorte que vos photos d’amateurs ne soient PLUS publiées. Renseignez-vous un peu: ce système existe déjà pour la musique. Le résultat est effroyable: pour publier un CD, passer à la radio ou se produire en public, un compositeur DOIT en pratique être inscrit à une association (la SACEM/SESAM en France, GEMA en Allemagne, SABAM en Belgique, SUISA en France, Bum-Stemra aux pays-bas, etc…). Cela rapporte à quelques-uns, c’est vrai. Mais savez-vous que si vous êtes compositeur et voulez mettre vos propres oeuvres en ligne pour vous faire connaître et connaître vos quelques CDs, vous allez devoir payer pour chaque download de vos propres oeuvres? Se faire de la pub, c’est AUSSI une utilisation commerciale, et les droits c’est l’association des auteurs qui les a, plus vous. Les statuts de la SACEM interdisent aux adhérents de diffuser gratuitement leurs œuvres sur Internet sauf sur leur propre site officiel (en écoute, mais pas en téléchargement) dans un souci de promotion, alors qu’ils en sont eux-mêmes les créateurs. Aux Pays-Bas, en revanche, vous pouvez mais seulement depuis 2007. En Allemagne, vous n’avez même pas le droit au streaming.

    Est-ce cela que vous voulez pour vos photos? Payer pour les mettre sur votre propre site? Moi, je fais aussi de la musique, et j’ai reçu la facture. Je ne veux pas ça pour mes photos.

    Ce texte est mis dans le domaine public.

  31. Je commente un vieil article… en venant de celui sur les reflex. Moi aussi j’aimerai vendre des photos! Je sais que je ne suis pas Cartier Bresson mais je sais aussi que certaines de mes photos ont une valeur artistique et donc potentiellement pécuniaire. Que faire? A mon avis, le seul moyen c’est d’exposer… C’est un risque à prendre (investissement de départ) mais ça peut marcher…
    Alors en attendant, je vends de l’espace pub sur mon blog… Ca me rapporte plus que la photo et ça me permet de financer ma passion…
    Mais je suis tenté par une expo… reste plus qu’a donner une cohérence à mon travail… ce qui me manque encore! ;-)

    • Si un jour tu fais une expo, je serais heureux d’y venir !

      Je sais que c’est quelque chose de difficile, pas que d’un point de vu financier, il faut oser se lancer, choisir les bonnes images…etc.

      Je dois bien t’avouer que souvent l’idée ma traversé l’esprit (surtout que j’ai un thème depuis un moment, les oiseaux sur fond noir) mais je n’ai jamais vraiment eux le courage de me lancer !

      Mais l’idée est vraiment bonne !

  32. Le pire ce sont ces boites de prod qui commandent des prestations au rabais
    Tu fais combien pour un soir de spectacle ?
    – 250€ sans tirage, avec citation du crédit obligatoire
    -Ouai mais y a un autre photographe qui me fait ça à 40€
    – Vas le voir si tu veux payer absolument 40€

    trois jours plus tard
    -Eu finalement je reviens vers toi, car le résultat ne me plait pas.

    • C’est triste, mais on a ça un peu partout malheureusement!
      Mais je ne me fais pas de souci, les gens qui se sous-vende on le plus souvent une qualité de prestation qui est en rapport avec leur prix, donc, les clients reviennent vers nous!

  33. Malheureusement de nombreuses manifestations fonctionnent de la même manière et de plus en plus souvent me semble-t-il! Ils nous proposent des accès à droite et à gauche à condition de leur donner toutes nos images. Dernièrement je me suis fait avoir lors d’une manifestation sportive, au milieu de la manifestation la personne qui m’a remis l’accréditation vient voir les différents photographes sur place pour nous annoncer que voilà, toutes les images doivent leur être remis pour leur bibliothèque! Autant dire que nous sommes une grande partie des photographes à avoir rendu l’accréditation et avoir fuit la patinoire le plus rapidement possible. Dès le lendemain nous étions harcelé pour leur donner les images le plus rapidement possible. Malheureusement pour eux ils n’ont reçus que de la m****. L’année prochaine je pense que je n’aurai pas accès à cette manifestation.

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