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	<title>Darth&#039;s Blog &#187; explication</title>
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	<description>Le couteau Suisse de la photo</description>
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		<title>Watermarks et signatures</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 05:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[animaux]]></category>
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		<description><![CDATA[
Je sais que cet article risque de ne pas faire plaisir à une grande partie de mon lectorat.
Depuis l’avènement du numérique, c’est une grande mode que de ”signer” ses images.
Le plus souvent ceux qui utilisent un ”watermark” expliquent qu’ils le font pour protéger leurs images.
Mmmmh, mais est-ce bien la vraie raison ?
Je ne vais pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/07/watermark.jpg"><img class="size-full wp-image-2471  aligncenter" title="watermark" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/07/watermark.jpg" alt="" width="606" height="404" /></a></p>
<p>Je sais que cet article risque de ne pas faire plaisir à une grande partie de mon lectorat.</p>
<p>Depuis l’avènement du numérique, c’est une grande mode que de ”signer” ses images.</p>
<p>Le plus souvent ceux qui utilisent un ”watermark” expliquent qu’ils le font pour protéger leurs images.</p>
<p>Mmmmh, mais est-ce bien la vraie raison ?</p>
<p><span id="more-2470"></span>Je ne vais pas me permettre de mettre cette parole en doute, mais essayons de voir si c’est efficace?</p>
<p>Il n’y a pas des milliers de solutions avec un watermark, soit on le met dans un coin pour qu’il soit discret et ne gâche pas la photo. Malheureusement dans ce cas-là il est inefficace, car très facile à enlever.</p>
<p>Pour ceux qui doutent je peux leur faire une démonstration sans autre.</p>
<p>Soit, il est assez conséquent pour qu’il protège en effet la photo, mais dans ce cas, la lecture de l’image en est vraiment perturbée.</p>
<p>Dans les deux cas, le but n’est pas vraiment atteint.</p>
<p>Il y a aussi ceux qui le font et qui ne savent pas vraiment pourquoi, ils suivent le troupeau. Les autres le font, alors on fait de même. En plus, ça fait ”pro” de signer ainsi ses images.</p>
<p>Il reste ceux qui sont plus francs et qui disent clairement que cette façon de faire est là pour ”signer” leur œuvre, un peu comme les peintres.</p>
<p>Cette fois on peut comprendre plus volontiers leur motivation et on peut saluer leur franchise.</p>
<p>Reste que lorsque cette marque est mise directement sur la photo (<em>là par contre l’avis n’engage que moi</em>) je trouve que cela gâche l’image.</p>
<p>Mais qui suis-je pour juger?</p>
<p>Alors, si vous tenez vraiment à le faire, je vais vous donner quelques conseils.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le premier:</span> <em>Ne le faites pas … bon, je sais, ce n’est pas le meilleur de tous, mais c’est celui qui me semble le plus pertinent! <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le deuxième:</span> <em>Le mieux est de travailler une signature qui reste la même pour toutes les images. Le côté uniforme est vraiment une chose importante.</em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">La troisième:</span> <em>Soignez le design, ne prenez pas la première police d’écriture que vous trouvez. Le watermark représente un peu votre personnalité, donc veillez à ce qu’il vous ressemble. Malgré tout, restez dans la simplicité, c’est souvent ce qui marche le mieux.</em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le quatrième:</span> <em>Essayez de placer votre watermark dans un cadre, c’est toujours plus joli que sur la photo directement. Si vous n’aimez pas les cadres, le mieux est de le placer en bas à gauche ou à droit, assez petit pour ne pas perturber le reste de l’image, et assez grand pour qu’il reste visible.</em></p>
<p>Comme vous l’avez compris, je ne suis pas fan de ce genre de ”tampon” mais je ne critique pas le choix de chacun dicté par des raisons qui leur sont propres.</p>
<p>Je trouve dommage de le faire par effet de mode, si l’idée est ailleurs, alors tant mieux.</p>
<p>Mais regarder la photo d’illustration sans la signature, avouez que c’est bien plus agréable à l’œil. <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Bon courage et bonne photo … avec ou sans Watermark.</p>
<p><em>PS: Alors, qui arrive à me trouver le nom de cet oiseau ?</em></p>
<p><a href="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/07/watermark2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2477" title="watermark2" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/07/watermark2.jpg" alt="" width="606" height="404" /></a></p>
<img src="http://blog.darth.ch/?ak_action=api_record_view&id=2470&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Photo astronomique sans matériel spécifique</title>
		<link>http://blog.darth.ch/2010/07/22/photo-astronomique-sans-materiel-specifique/</link>
		<comments>http://blog.darth.ch/2010/07/22/photo-astronomique-sans-materiel-specifique/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 05:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[conseil]]></category>
		<category><![CDATA[explication]]></category>
		<category><![CDATA[grand-angle]]></category>
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		<category><![CDATA[technique]]></category>
		<category><![CDATA[étoile]]></category>
		<category><![CDATA[pause longue]]></category>
		<category><![CDATA[photo astronomique]]></category>
		<category><![CDATA[voie lactée]]></category>
		<category><![CDATA[voute céleste]]></category>

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		<description><![CDATA[
L’été est là et le beau temps qui va avec nous offre des soirées superbes avec des milliers d’étoiles au dessus de nos têtes.
Ne serait-ce pas le bon moment pour les immortaliser ?
Si vous avez envie de leur tirer le portrait et que vous ne savez pas trop comment vous y prendre pour réussir, vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/07/voie-lactee.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2463" title="voie-lactee" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/07/voie-lactee.jpg" alt="" width="400" height="600" /></a></p>
<p>L’été est là et le beau temps qui va avec nous offre des soirées superbes avec des milliers d’étoiles au dessus de nos têtes.</p>
<p>Ne serait-ce pas le bon moment pour les immortaliser ?</p>
<p>Si vous avez envie de leur tirer le portrait et que vous ne savez pas trop comment vous y prendre pour réussir, vous êtes au bon endroit.</p>
<p>Surtout, que je vais vous expliquer comment faire ça sans avoir besoin de matériel spécifique.</p>
<p>Alors, suivez le guide !</p>
<p><span id="more-2462"></span>Pour prendre en photo les étoiles, il y a quelques petits problèmes à surmonter, les deux principaux étant:</p>
<ol>
<li><em>La pollution lumineuse.<br />
</em></li>
<li><em>Le mouvement apparent de la voute céleste.</em></li>
</ol>
<p><strong><em>La pollution lumineuse.</em></strong></p>
<p>C’est la lumière de la ville. Pour ceux qui ne connaissent pas l’effet, cela se traduit par une très disgracieuse coloration du ciel en orange. En prime cette lumière escamote une bonne partie des étoiles visibles.</p>
<p>Pour remédier à ça, il n’existe qu’une solution, s’éloigner le plus possible des grandes villes. La période des vacances étant propice au déplacement, n’hésitez pas à aller le plus loin possible de toutes sources lumineuses.</p>
<p>Juste avant de quitter la ville, regardez le ciel, une fois arrivé à l’endroit que vous savez préservé de toutes lumières, attendez que vos yeux s’habituent à l’obscurité, et regardez la voute céleste, le spectacle va certainement vous impressionner.</p>
<p>Vous allez découvrir des étoiles que vous n’aviez jamais vues !</p>
<p>L’endroit idéal pour faire ce genre de photo, est, comme vous l’avez compris, loin de la lumière des villes et villages, retirés dans un endroit où il y a peu, voir pas du tout, d’éclairage public.</p>
<p>Monter en altitude aide aussi à avoir un ciel clair, donc, les abords de la montagne est l’endroit idéal. Mais on peut tout aussi bien prendre ce genre de photo au bord de la mer. Je vous donne juste les informations pour mettre toutes les chances de votre côté.</p>
<p><em><strong>Le mouvement apparent de la voute céleste.</strong></em></p>
<p>Comme vous le savez, la terre tourne. De ce fait, les étoiles ont un mouvement apparent.</p>
<p>Ce mouvement nous empêche de prendre des photos en très longue pause sans compenser la rotation. Pour compenser la rotation, il faut du matériel spécifique (<em>que l’on appelle monture équatoriale, un trépied motorisé qui suit le mouvement et la rotation des étoiles</em>).</p>
<p><em>Comme nous ne voulons pas utiliser de matériel spécifique, comment allons-nous faire ?</em></p>
<p>Nous n’allons tout simplement pas compenser ce mouvement, mais profiter de la marge de temps que l’on peut obtenir sans que le déplacement des étoiles ne se voie sur l’image.</p>
<p>Pour cela il faut savoir deux trois petites choses:</p>
<ul>
<li><em>Plus l’angle de champ est large, plus le temps de pause pourra être long.</em></li>
<li><em>Moins la photo est grande (format dans laquelle vous allez la montrer) plus le temps de pose pourra être long</em><em>.</em></li>
<li><em>Plus la partie visée est éloignée de l’équateur céleste, plus le temps de pause pourra être long</em><em>.</em></li>
</ul>
<p>Pour les deux premiers points, l’astuce est simplement de réduire la taille apparente des étoiles, ainsi limiter l’effet filé que laisse l’astre si la pose est trop longue.</p>
<p>Par logique, plus l’apparence de l’étoile est petite, moins on verra qu’elle ”<em>s’étale</em>” sur l’image.</p>
<p>Le dernier point quant à lui est juste un phénomène physique qui fait que les étoiles semblent aller plus vite vers l’équateur céleste que si on s’en éloigne.</p>
<p><em><strong>Le matériel</strong></em></p>
<p>Ici, pas besoin de grand-chose.</p>
<ul>
<li><em>Votre appareil photo avec le capteur le plus large (</em><em>pour perdre le moins possible de mm sur les grands-angles).</em></li>
<li><em>Votre plus grand-angle.</em></li>
<li><em>Un bon trépied que vous n’oublierez pas de lester en y accrochant quelque chose de lourd (votre sac à dos par exemple).</em></li>
<li><em>Une bonne couverture.</em></li>
<li><em>De la boisson et de la nourriture.<br />
</em></li>
<li><em>Des sacs-poubelle pour récupérer vos déchets.<br />
</em></li>
<li><em>Une (ou des) personne avec qui partager cette nuit astro.</em></li>
<li><em>Une carte du ciel (on en trouve à imprimer sur internet, ou sur des applications pour vos smartphones).<br />
</em></li>
<li><em>Une lampe de poche.<br />
</em></li>
</ul>
<p>Et voilà tout ce don vous avez besoin !</p>
<p><em><strong>La prise de vue.</strong></em></p>
<p>Ici, rien de compliqué !</p>
<p>La première partie de votre travail se fera chez vous. Elle consiste à prendre plusieurs photos de nuit (<em>pas forcément des étoiles, mais où il y a le plus de noir possible</em>) pour connaitre la sensibilité jusqu’à laquelle vous pouvez pousser votre appareil sans remord.</p>
<p>Cela permettra aussi de voir si votre appareil à des points chauds sur les longues pauses où il y a beaucoup de noir. Cela se traduit par des lueurs violettes sur la photo, comme si une source lumineuse de couleur pourpre était venue perturber l’image.</p>
<p>Si votre appareil est récent, cela ne devrait pas arriver.</p>
<p>Quand vous avez noté les paramètres avec lesquels votre appareil est le plus à l’aise, on pourra les reproduire en situation réelle.</p>
<p>Arrivé dans votre havre de paix étendez la couverture, c’est très sympa d’observer le ciel couché sur le sol.</p>
<p>Montez votre trépied en le lestant pour avoir un maximum de stabilité.Toujours dans un souci de stabilité, installez-le le plus bas possible.</p>
<p>Avant même de commencer la photo, nous allons faire la mise au point, pour cela, demandez à la personne qui vous accompagne de s’éloigner d’une quinzaine de mètres et de s’éclairer avec une lampe de poche. Faites le point sur elle, puis enlevez l’autofocus, et surtout ne touchez plus à la bague de mise au point.</p>
<p>Une fois ce réglage fait, montez votre appareil sur le trépied, pointez une zone du ciel qui vous plait, réglez le retardateur sur deux secondes. Allez dans les options pour lever le miroir, ou utilisé le mode liveview (<em>qui en fait monte aussi le miroir</em>) On fait cela pour évier au maximum les vibrations.</p>
<p>Mettez votre balance des blancs sur ”<em>lumière du jour</em>”.</p>
<p>Restez en mode RAW et assurez-vous que votre appareil soit réglé pour ”<em>corriger</em>” les pauses longues. En réalité, cette correction est une simple photo faite par votre appareil l’obturateur fermé du même temps de pause que l’image qu’il vient de prendre. De cette façon, il va soustraire les pixels chauds de la photo finale.</p>
<p>Réglez les iso à la valeur que vous avez trouvée chez vous.</p>
<p>Passez en mode M et ouvrez au maximum votre diaph, puis commencez par une pause de 10 secondes.</p>
<p>Regardez le résultat à l’aide de la loupe pour voir à quoi ressemblent vos étoiles.</p>
<p>Recommencez en augmentant le temps de pause jusqu’à que les étoiles soient trop déformées à votre gout.</p>
<p>Une fois le bon temps de pause trouvé … jouez les paparazzi du ciel !</p>
<p>N’hésitez pas à intégrer des premiers plans, cela peut encore embellir l’image.</p>
<p>Une fois la soirée finit et de retour à la maison, il vous restera à passer sur l’ordinateur pour quelques retouches afin de tirer le meilleur de vos images.</p>
<p>Si vous avez beaucoup de déchet, ou si vous n’obtenez pas exactement ce que vous voulez, c’est normal, les premières images de ce type sont toujours un peu difficiles.</p>
<p>Bon courage et bonne photo … de jour comme de nuit !</p>
<img src="http://blog.darth.ch/?ak_action=api_record_view&id=2462&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Priorité ouverture, le bon choix ?</title>
		<link>http://blog.darth.ch/2010/07/14/priorite-ouverture-le-bon-choix/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 05:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
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		<category><![CDATA[priorité ouverture]]></category>

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		<description><![CDATA[
Comme vous le savez, ou peut-être pas, il y a plusieurs modes de prise de vue sur un appareil photo. Même sur les compacts, bien qu’il soit plus accessible sur un reflex.
Le plus souvent ces modes se définissent ainsi:

Les modes auto, ou appelé aussi mode scène, paysage, portrait, photo de nuit, de sport …etc.
Le mode [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/07/petite-fourmie.jpg"><img class="aligncenter size-full  wp-image-2428" title="petite-fourmie" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/07/petite-fourmie.jpg" alt="" width="606" height="404" /></a></p>
<p>Comme vous le savez, ou peut-être pas, il y a plusieurs modes de prise de vue sur un appareil photo. Même sur les compacts, bien qu’il soit plus accessible sur un reflex.</p>
<p>Le plus souvent ces modes se définissent ainsi:</p>
<ul>
<li><em>Les modes auto, ou appelé aussi mode scène, paysage, portrait, photo de nuit, de sport …etc.</em></li>
<li><em>Le mode P qui est aussi un mode automatique, où l’on n’a rien à faire.</em></li>
<li><em>Priorité vitesse, qui permet comme son nom l’indique de contrôler la vitesse d’obturation.</em></li>
<li><em>Priorité ouverture, pour contrôler le diaph, donc la PDC.</em></li>
<li><em>Le mode M qui est le mode manuel, c’est nous qui réglons ouverture et vitesse.</em></li>
<li><em>Puis, pose B sur certains appareils, pour les pauses de plus de trente secondes.</em></li>
</ul>
<p>Tous ces modes sont bien pratiques, pourtant, après cet article vous allez n’en aimer plus qu’un ! Et je sais que pour pas mal de mes lecteurs c’est déjà le cas.</p>
<p>Ils pourront donc confirmer dans les commentaires…on va les mettre un peu à contribution nos experts !</p>
<p>D’ailleurs, une des premières choses que je montre à mes élèves, c’est la priorité ouverture, je scotch leur appareil pour plus qu’ils ne puissent changer … je plaisante … quoi que !</p>
<p><span id="more-2427"></span>Si vous prenez les photos de mon blog une par une, et que vous regardez les exif de chaque image, vous pourrez constater que 95% ont été réalisées en priorité ouverture.</p>
<p>Pour le reste des images, la plus grosse partie sera en manuel, il traine peut-être une ou deux photos d’aviation avec une priorité vitesse.</p>
<p><em><strong>Mais pourquoi photographier en priorité ouverture ?</strong></em></p>
<p>Pour bien comprendre l’intérêt de la priorité ouverture, permettez-moi de parler des autres modes.</p>
<p>Commençons par les modes scène. Ils sont généralement utiles quand on débute pour se rassurer. Il reste peu intuitif, mais surtout nous empêche d’avoir un contrôle sur le rendu de l’image, nous voilà bridé.</p>
<p>Autant essayer de s’en passer le plus rapidement possible.</p>
<p>La priorité vitesse est très utile quand on a besoin de contrôler la vitesse d’obturation. Typiquement pour les photos de sport, pour les photos où l’action est rapide. Que ce soit pour figer le mouvement ou au contraire obtenir un flou bougé volontaire (<em>typiquement les fonds filés</em>).</p>
<p>Le mode M quant à lui, est très utile pour la photo au flash … pour le reste, il peut être utile, très efficace, mais il faut bien comprendre son fonctionnement, ce qui ne se fait pas non plus en un jour. Je ferais prochainement un article complet sur ce mode qui le mérite amplement.</p>
<p>Nous voilà donc arrivés à la priorité ouverture. Elle va nous permettre en premier lieu de contrôler un point plus qu’important de la photo, la PDC ! Pour ceux qui auraient des problèmes avec la notion de profondeur de champ, je vous conseille d’aller voir par <a href="http://blog.darth.ch/2010/03/17/la-pdc-profondeur-de-champ/" target="_blank"><em>ICI</em></a>.</p>
<p>Le contrôle de la PDC reste à mon sens la chose la plus primordiale qui soit. C’est grâce à elle que l’on peut mettre en valeur certains points clefs d’une image.</p>
<p><a href="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/pdf.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1827" title="pdc" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/pdf.jpg" alt="" width="400" height="800" /></a></p>
<p>La photo de cette bougie à beaucoup moins d’intérêt quand la PDC est grande, le fond trop net perturbe l’image, alors que dans le premier cas, seule la bougie à notre intérêt.</p>
<p>Avec les autres modes (<em>mis à part le mode M un peu trop compliqué au début</em>) on ne peut pas gérer cette variable.</p>
<p>En réalité, on peut faire varier l’ouverture en priorité vitesse, mais cela va sous ou surexposer notre photo.</p>
<p>De même, en priorité ouverture, jouer sur la vitesse va sur ou sous-exposer la photo. À la différence près, qu’on ne va pas changer la PDC, mais qu’on pourra utiliser cette possibilité pour ”<em>corriger</em>” l’expo. Par exemple à la montagne quand il y a un beau ciel bleu et de la neige, on va surexposer pour obtenir une belle neige blanche plutôt que grise.</p>
<p>Si on était en priorité vitesse, cela raccourcirait notre PDC, car on serait obligé pour surexposer d’ouvrir le diaph.</p>
<p>Sans essayer de vous faire mal à la tête, je dirais pour résumer qu’on est bien plus créatif en priorité ouverture qu’avec les autres modes. M mise à part, mais comme je l’ai dit plus haut, ce mode est plus compliquer à utiliser. Il faut avoir le temps de réagir si on veut être en mode M.</p>
<p>Je ne sais pas si j’ai réussi à vous convaincre, mais si vous doutez encore un peu, passez une journée en priorité ouverture, si à la fin de cette journée vous n’êtes pas devenu fan, je veux bien courir en string sur la rade de Genève … heu … enfin, pas tout à fait quand même.</p>
<p>Bon courage et bonne photo !</p>
<img src="http://blog.darth.ch/?ak_action=api_record_view&id=2427&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Animaux Domestiques</title>
		<link>http://blog.darth.ch/2010/05/18/animaux-domestiques/</link>
		<comments>http://blog.darth.ch/2010/05/18/animaux-domestiques/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 18 May 2010 05:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[animaux]]></category>
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		<category><![CDATA[conseil]]></category>
		<category><![CDATA[explication]]></category>
		<category><![CDATA[genève]]></category>
		<category><![CDATA[reflex]]></category>
		<category><![CDATA[animaux domestiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
Photographier un animal domestique c’est inintéressant !
Photographier un animal domestique c’est trop simple !
Voilà les deux réactions que l’on peut avoir quand on parle de photographier la ”petite bête” qui partage notre quotidien.
Ceux qui tiennent ce genre de propos ne doivent pas tout à fait savoir de quoi on parle, et n’ont certainement jamais essayé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2138" title="dolly" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/dolly.jpg" alt="" width="500" height="500" /></p>
<blockquote><p><em>Photographier un animal domestique c’est inintéressant !</em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>Photographier un animal domestique c’est trop simple !</em></p></blockquote>
<p>Voilà les deux réactions que l’on peut avoir quand on parle de photographier la ”petite bête” qui partage notre quotidien.</p>
<p>Ceux qui tiennent ce genre de propos ne doivent pas tout à fait savoir de quoi on parle, et n’ont certainement jamais essayé de faire une telle photo … ou alors ils n’en sont pas fiers !</p>
<p>On va se pencher sur comment réussir nos clichés. Les amateurs de poisson et autres animaux qui vivent sous cloche de verre (serpent, lézard, mygale … etc.) me pardonneront de mettre un peu de côté leur cas qui est si particulier.</p>
<p>Je vais plus généralement me pencher sur nos amis à poil.… et pourquoi pas à plume !</p>
<p>Sans plus attendre, plongeons-nous dans un domaine plus difficile qu’il n’y parait !</p>
<p>Suivez le Guide !</p>
<p><span id="more-2137"></span></p>
<p>Faire une photo de son animal domestique c’est facile, on prend son appareil on vise, on déclenche et c’est dans la boite !</p>
<p>Faire une belle photo de son petit compagnon, cela devient tout de suite plus ardu !</p>
<p>La première difficulté, c’est son environnement. Il faut bien avouer que notre maison n’est pas souvent le lieu le plus esthétique pour tirer le portrait de nos amis à poil ou à plume.</p>
<p>La deuxième difficulté vient du fait que tout comme les enfants, il est difficile de faire poser notre animal … du moins pas pour un temps prolongé, très vite ils ont envie de bouger, et comme on est pas des tortionnaires, on va éviter de les obliger à garder la pose.</p>
<p>Comment alors remédier à nos deux problèmes ?</p>
<p>Pour le problème de votre environnement, le plus simple sera de changer. Si vous avez un chien, partez en forêt … j’avoue qu’avec un chat ou un canari c’est plus difficile ! <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Si l’animal que vous possédez ne peut pas vraiment venir faire de ballade avec vous, le mieux est d’arranger l’endroit où vous pensez faire la photo. Comme on ne peut pas choisir de faire ses images dans toutes les pièces de la maison, ne serait-ce que pour les difficultés d’éclairage, on va donc orienter son choix sur une seule pièce.</p>
<p>Et quant à choisir qu’une pièce, autant privilégier celle ou votre ”ami” se sent en règle général le plus à son aise.</p>
<p>Souvent, il n’y a pas besoin de faire grand-chose, juste enlever quelques objets qui pourraient perturber l’arrière-plan <em>(sans aller jusqu’à sortir le canapé)</em>.</p>
<p>Qui dit préparer une pièce dit aussi penser au futur éclairage. Ici pas réellement de secret, on va essayer de faire dans le simple, soit, jouer avec la lumière du jour, et compenser avec notre flash qu’on prendra bien soin de diffuser. <em>(voir mes articles sur les flashs pour ceux qui chercheraient à savoir comment s’y prendre).</em></p>
<p>Maintenant que notre studio improvisé est créé, il va falloir y faire venir la ”star” pour lui tirer le portrait.</p>
<p>Ici encore une fois pas de secret, c’est pas moi qui vais vous donner des conseils, car c’est vous qui connaissez le mieux votre petit compagnon. Et comme chaque animal réagit de façon différente, le tout est de trouver ”l’astuce” qui va attiré son attention alors qu’il est placé dans la bonne zone.</p>
<p>Pour vous mettre un peu sur la piste, et vous montrer comment envisager les choses, je vais vous expliquer comment j’ai fait la photo d’illustration.</p>
<p>En premier lieu, permettez-moi de vous présenter ma petite chatte, Dolly pour les intimes.</p>
<p>Dolly adore se balader sur le toit de la maison pour jouer les tueuses d’oiseaux ! Son itinéraire préféré est de passer par le Veluxe de ma chambre.</p>
<p>Bien entendu, comme j’ai un faible pour mes oiseaux de jardin et que je n’ai pas tellement envie qu’elle ne tue de pauvres oiseaux pour rien (<em>hé oui ! malgré tout, je la nourris bien.</em>), elle n’a pas le droit d’aller sur le toit. Pourtant, dès qu’elle entend que j’ouvre la fenêtre, elle fonce pour tenter le coup.</p>
<p>Je sais aussi qu’elle adore me parler, et si je lui raconte des histoires elle me regarde très attentivement (<em>des fois je me dis qu’elle me comprend</em>).</p>
<p>Fort de ces infos, j’ai ouvert le la fenêtre et j’ai attendu son arrivée, attente qui ne fut pas longue, manque de chance pour elle, l’ouverture n’était pas assez grande pour la laisser passer.</p>
<p>J’avais déjà mon appareil en main, tous les réglages préparés, et je me suis simplement mis à lui parler en lui tirant le portrait.</p>
<p>Comme d’habitude quand je lui parle elle m’écoutait attentivement avec ce regard si spécial.</p>
<p>Posée devant la fenêtre en plein contre-jour je n’ai pas eu grand chose à faire. Une petite mesure spot sur son oeil, mémorisation de l’expo et déclencher.</p>
<p>Après quelques essais pour rien, j’ai eu exactement ce que j’attendais !</p>
<p>Comme vous l’avez compris, pas de recette miracle, pas de mode d’emploi à tenir à la lettre, juste une très bonne préparation et bien connaitre son ”sujet” pour savoir comment il va réagir et ainsi le prendre sous son meilleur jour.</p>
<p>Bien entendu, cet article est ouvert et j’attends de vous vos astuces si vous en avez … en attendant de voir les photos de vos animaux de compagnie !</p>
<p>Bon courage et bonne photo.</p>
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		<title>Interview de Denis Brodeur</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 04:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>
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Quand on fait de la photo ”Nature”, on est toujours très heureux de prendre certains oiseaux en photo.
C’est souvent plusieurs difficultés à surmonter et la plus grande reste la timidité de ces oiseaux qui au moindre mouvement, au moindre bruit s’envolent.
C’est donc avec beaucoup d’admiration que j’ai découvert les photos de Denis Brodeur qui en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2105" title="IMGP3663W" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/IMGP3663W.jpg" alt="" width="606" height="404" /></p>
<p>Quand on fait de la photo <em>”Nature”</em>, on est toujours très heureux de prendre certains oiseaux en photo.</p>
<p>C’est souvent plusieurs difficultés à surmonter et la plus grande reste la timidité de ces oiseaux qui au moindre mouvement, au moindre bruit s’envolent.</p>
<p>C’est donc avec beaucoup d’admiration que j’ai découvert les photos de Denis Brodeur qui en plus de photographier ces très jolies petites bêtes, le fait alors qu’elle lui mange dans la main.</p>
<p>Si comme moi ce genre d’image vous laisse sans voix et les yeux plein d’étoiles, si comme moi vous voulez tous savoir sur sa technique, lisez son interview qui va certainement vous passionner !</p>
<p><em>Suivez le guide…</em></p>
<p><span id="more-2103"></span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> en pre­mier lieu, merci d’avoir accepté cette interview.</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B.</strong> : Tout le plaisir est pour moi et je te remercie d’avoir choisi de parler d’une de mes passions.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> La ques­tion clas­sique, com­ment es-tu venu à la photo?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : J’ai été initié par mon frère aîné, lui ayant racheté son premier boîtier reflex : un Practica L ainsi qu’une cellule à main Sixtar de Gossen. Il n’y avait aucun automatisme. J’ai vite maîtrisé la technique. Lumière réfléchie et lumière incidente n’ont plus de secret pour moi. À cette époque, on faisait du N&amp;B. On s’est équipé d’un petit labo pour les développements et tirages papier. Lorsque le prix de l’argent a beaucoup augmenté et que cela devenait plus économique de faire de la photo couleurs, je suis passé à la Kodachrome 64. Pendant mes études universitaires en Géographie, la photographie m’a permis d’illustrer mes sujets d’étude ainsi que des présentations scientifiques lors de congrès. Dans les années ’80, chacun arrivait à sa conférence avec son carrousel de diapos. Disons qu’à cette époque, j’étais plus presse bouton. Les règles de la composition et le côté esthétique me faisaient cruellement défaut. J’ai délaissé la photo pendant quelques années et m’y suis remis très sérieusement à partir de 1998 lorsque j’ai commencé à acheter les revues Chasseurs d’images, Réponses Photo et Popular Photography.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> Qu’est-ce qui t’a poussé vers la photo d’oiseaux, et en particulier mangeant dans tes mains ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : C’est tout à fait par hasard. J’étais allé photographier des cerfs de Virginie, en enclos, dans un parc près de chez moi, en hiver. Sur place, il y avait des gens qui nourrissaient les oiseaux en leur offrant des graines dans leur main. J’ai tendu la main, sans graine et une Mésange à tête noire est venue s’y poser. Ce fut le moment déclencheur et j’ai vite constaté que les oiseaux de ce parc s’étaient habitués à la présence des humains. J’y suis retourné de nombreuses fois avec des graines et c’est devenu une passion. Notons qu’au début, je photographiais en argentique. Le bruit du déclenchement et l’avance motorisée du film faisait fuir les oiseaux. Ils ont fini par s’y habituer en commençant un entraînement mutuel à partir du mois d’octobre. Ce faisant, j’ai aussi appris identifier les quelques espèces présentes sur les lieux et à parfaire ma technique suite à de nombreux essais.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> Je sais que tu fais d’autres photos que celles d’oiseaux, mais est-ce ton sujet de prédilection ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Pas nécessairement. J’y vais surtout en fonction des saisons et des sujets disponibles. Pendant plusieurs années : c’était la macro (fleurs et insectes) en été, paysages en automne (les belles couleurs de l’Été des indiens au Québec) et les oiseaux sur la main de fin octobre à fin mars. Depuis mon passage au numérique (fin 2008), je m’intéresse également aux filés de cascades, en toutes saisons.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> Tu n’as pas de site internet, est-ce que ce ne serait pas une bonne idée d’exposer tes photos sur un blog ou une galerie ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : J’aimerais bien mais pour l’instant, les compétences et surtout le temps à y consacrer me manquent. Pour ce qui est des photos d’oiseaux sur la main, je dois aussi dire qu’il me manque de la diversité à illustrer. Je n’ai que trois espèces : Mésange à tête noire (<em>Poecile atricapillus</em>) , Sittelle à poitrine rousse (<em>Sitta canadensis</em>) , et Sittelle à poitrine blanche (<em>Sitta carolinensis</em>). Au fil des ans, cela devient vite redondant.</span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2112" title="IMGP4176W" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/IMGP4176W.jpg" alt="" width="606" height="519" /></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> N’as-tu jamais pensé à écrire un livre sur le sujet, ou bien monter une expo ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Pour le livre, je crois que cela a déjà été fait. Je ne retrouve plus la référence mais je l’avais feuilleté en librairie et n’y ayant rien trouvé de plus que ce que j’avais expérimenté par moi-même, je ne l’ai pas acheté. Pour l’expo, je crois que cela va finir par se faire. Par ailleurs, j’ai de nombreuses photos qui défilent quotidiennement dans des cadres numériques d’une boutique photo et les réactions des clients sont très positives.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth: </strong>Comment t’es venue l’idée de ces photos ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Disons que jusqu’à date, mon matériel photographique a dicté le type de photos d’oiseaux que je fais. Comme je ne possède pas de long télé, je me suis rabattu sur les focales fixes que je possède. En argentique, j’utilisais le SP Tamron 90 macro f/2.8 et en numérique le 50mm suffit amplement sur capteur APS-C. Maintenant, on peut obtenir deux types de photos. D’une part, l’oiseau figé sur la main en position statique et d’autre part, ce que je trouve plus dynamique, l’oiseau avec les ailes déployées. Dans ce cas, je suis satisfait lorsque j’arrive à avoir l’œil et la tête nets. Par contre, les oiseaux qui acceptent ma main le font parce qu’il y a des graines à prendre ; ce qui implique que l’offrande est souvent visible sur les clichés. Dans mon cas, s’il n’y a pas de graines dans ma main, les oiseaux n’y viendront pas. J’essaie aussi de photographier les oiseaux dans leur environnement mais c’est dans la limite de ce que me permet soit le 55–200 mm ou encore le 80–320 mm (peu lumineux). Ma plus grande facilité demeure donc la photographie des oiseaux sur la main lorsque ceux-ci collaborent. A partir de là, on peut expérimenter avec ou sans flash, synchro flash haute vitesse ou vitesse lente, sur le premier ou le second rideau, etc.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth: </strong>La grande question, mais comment fais-tu pour les attirer ainsi ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : J’ai la chance de photographier des oiseaux qui sont habitués aux humains. En milieu naturel sauvage, cela peut être très différent. D’abord, je suis toujours à découvert, jamais en affût. Je laisse les oiseaux venir à moi. Les mésanges et sittelles sont opportunistes et elles ont appris, dans ce parc, que les humains peuvent être source de nourriture facilement disponible (surtout en hiver). Dès que je quitte la voiture pour entrer en forêt, des oiseaux commencent à me suivre. Je tends la main avec des graines de tournesol décortiquées et le processus commence. Au début, j’évite les photos afin de préserver la confiance des oiseaux. Les mésanges et les sittelles vont effectuer plusieurs allers-retours entre ma main et les endroits où elles cachent les graines pour consommation ultérieure. Lorsqu’elles sont plusieurs (entre 10 et 12), selon les secteurs de la forêt, il se fait que j’ai continuellement un oiseau sur la main, à tour de rôle. Certains (des jeunes de l’année peu habitués ou trop timides) refusent la main et préfèrent recueillir les graines tombées au sol. Il m’arrive aussi d’effectuer une sortie photos d’oiseaux sur la main et ce sans rencontrer un seul oiseau. Tout ça pour dire que ce n’est jamais gagné d’avance et que chaque rencontre avec les oiseaux est une nouvelle aventure même après plusieurs années.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> D’un point de vue technique, est-ce que tu utilises un matériel spécifique ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Actuellement, j’utilise un boîtier numérique Pentax K 10D sur lequel est monté un smc-Pentax FA 50 mm f/1.4. Un objectif AF est primordial car je dois tenir le boîtier d’une seule main, l’autre servant de mangeoire/perchoir. La plupart du temps les photos sont faites avec l’apport du flash intégré muni d’un diffuseur de flash Soft Screen de LumiQuest. Ce dernier sert à adoucir les ombres portées sur la main par les oiseaux et à obtenir l’étincelle dans l’œil de l’oiseau (catch light), dans la mesure du possible. Par ailleurs, l’avantage de la «main mangeoire/perchoir» c’est qu’elle est toujours disponible et orientable à volonté selon la lumière ambiante. Par contre, je suis limité à une vitesse synchro flash maxi de 1/180 sec avec le flash intégré. Je possède aussi un flash cobra Pentax AF360FGZ que je n’utilise pas pour les photos d’oiseaux sur la main. Trop puissant et sa distance minimale d’efficacité est de 70 cm. En deçà, la mesure d’exposition risque d’être aléatoire donc j’évite car je suis toujours autour de 50 cm avec le smc-Pentax 50 mm f/1.4. Dernier point : si votre appareil est en P-TTL, I-TTL ou E-TTL, le pré-éclair du flash suffit à faire décoller l’oiseau. De même que le «bip» de confirmation de l’AF (à désactiver). Moins il y a de bruit auxquels les oiseaux ne sont pas familiers, mieux c’est. N’hésitez pas à leur parler d’une voix douce et accueillante, cela attire leur attention et ils demeurent un petit peu plus longtemps sur votre main.</span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2109" title="IMGP7375W" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/IMGP7375W.jpg" alt="" width="606" height="404" /></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> Quelles seraient les conseils que tu pourrais donner à une personne désirant ce lancer dans ce type de photo.</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Tout d’abord, il faut être patient et persévérant. Si les oiseaux fréquentent les mangeoires aménagées dans votre jardin, c’est déjà un début. Il faudra ensuite les habituer à votre présence donc sans affût. Par grand froid, lorsque les oiseaux viennent visiter vos mangeoires assidûment, il faudra restreindre l’accès à ces dernières pour ne leur laisser le choix que de votre main avec des graines. Surtout pas de photos au début. Il faut établir un lien de confiance entre les oiseaux et vous. Si les oiseaux finissent par accepter vos offrandes sur la main, un grand pas est franchi. Ne faites jamais de gestes brusques car cela les effraye. Et surtout attendre que les oiseaux reviennent à plusieurs reprises avant de tenter la moindre photo. Juste le fait d’avoir un oiseau sur la main est indescriptible. Ils sont si légers… Si c’est le cas, comptez-vous privilégiés. Les photos ce sera pour plus tard lorsqu’ils se seront habitués à vous. Par la suite, ce sera l’entraînement mutuel : habituer les oiseaux au son du déclenchement, au pré-éclair du flash mais ils finiront par revenir s’ils ont faim et que vous les alimentiez de votre main et ayez coupé l’accès aux mangeoires. Car ne nous leurrons pas : si les oiseaux ont le choix entre la mangeoire ou des graines au sol, ils vont privilégier ces dernières au détriment de votre main.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> Quelles sont les précautions à prendre pour ne pas blesser ces oiseaux ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Il n’y a pas de précautions particulières à prendre si ce n’est de ne jamais tenter de refermer la main sur l’oiseau qui accepte vos offrandes en toute confiance. Ce faisant, le lien de confiance établi sera rompu et l’oiseau ne reviendra jamais plus sur votre main.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> Est-ce qu’il faut des connaissances spécifiques ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Bien maîtriser son appareil photo et prévoir son comportement dans telle ou telle situation. Par la suite, c’est plus plaisant de connaître l’espèce d’oiseau qui fréquente votre main…Pour cela, il existe des guides ornithologiques sur le sujet. Enfin, il faut être conscient que ce ne sont pas toutes les espèces qui accepteront vos offrandes sur la main. Plus les oiseaux seront habitués à vous, meilleurs seront les chances de les photographier.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> Y a t’il une période plus approprié qu’une autres ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Personnellement, je commence l’entraînement autour de la fin du mois d’octobre. Cela permet aux oiseaux de «faire connaissance» avec le pourvoyeur de graines. De plus, cela permet de s’entraîner aux déclenchements intempestifs et de se faire une «musculation» appropriée car ne l’oublions pas, il s’agit, ici, de travailler d’une seule main. À l’hiver, lorsque la nourriture se fait rare, les oiseaux seront plus enclins à s’approcher s’ils vous «connaissent» et reconnaissent déjà comme pourvoyeur de graines. Les sorties répétés contribuent à cette reconnaissance mutuelle. Au printemps et à l’été, je laisse les oiseaux se débrouiller avec la nourriture disponible selon leur alimentation spécifique (insectes et graines).</span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2106" title="IMGP3513W" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/IMGP3513W.jpg" alt="" width="606" height="404" /></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> Existe-t-il des ouvrages qui parlent de ça, ou est-ce une technique que tu as élaborée tout seul ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Il y a plusieurs ouvrages qui traitent du sujet «comment attirer les oiseaux du jardin» mais peu sur la technique de la photographie des oiseaux sur la main. Il n’y a pas de recette toute faite. À partir du moment où les oiseaux acceptent vos offrandes sur la main, il faudra expérimenter selon le matériel à votre disposition. Au fil des ans et des expériences acquises vous élaborerez votre propre technique en fonction des espèces disponibles. Tout dépendra du résultat souhaité : oiseaux en position statique ou oiseaux en position dynamique. Avec ou sans flou du sujet. Et ne vous surprenez pas : il y aura de nombreux déchets dans votre production ne serait-ce que des photos de votre main sans oiseau car ils sont tellement rapides. Il faudra donc déterminer le rendu souhaité en fonction de ce vous recherchez comme photo finale. Et ne dit-on pas que tous les goûts sont dans la nature ? Voir aussi quelques références à la fin de l’interview.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth:</strong> Est-ce que tes images ont droit à un post traitement spécifique ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Je photographie toujours en format RAW (PEF). Je «développe» mes PEF avec le logiciel fournit par Pentax (Pentax Photo Laboritory). Puis sous Photoshop CS3, j’ajuste les niveaux, courbes, netteté optimisée et j’enregistre pour le WEB. De là, un petit coup de Neat Image pour débruiter [en fonction du profil Ad Hoc selon la sensibilité ISO choisie] (version demo donc par de méta données) et redimensionnent pour le WEB.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth :</strong> Est-ce que tu conti­nues à explo­rer de nou­velles idées, ou préfères-tu res­ter maître de ton domaine ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : J’essaie surtout d’attirer de nouvelles espèces sur ma main afin de les photographier. J’ai aussi tenté la vidéo à l’aide d’un petit compact numérique et j’y ai trouvé plein de possibilités mais je demeure avant tout un adepte de l’image fixe. Il y a plein de gens, ici au Québec, qui photographient les oiseaux sur la main (la leur ou celle d’autrui) et je ne pense pas revendiquer le titre de maître dans ce domaine. J’ai diffusé des images sur quelques forums photo et cela surprend souvent les lecteurs qui se demandent comment je m’y prends. Il faut juste tenter l’expérience et arriver à exploiter au mieux son matériel photo. Sans oublier que les oiseaux doivent coopérer un tant soi peu</span>…</p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth :</strong> Quels sont les pho­to­graphes que tu admires ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Les photographes (amateurs ou pros) dont les images viennent remuer de vives émotions, somme toute des images qui me parlent et cela, peu importe le sujet traité.</span></p>
<p><span style="color: #008000;">Chez les pros, j’admire que ce que produit Art Wolf.</span></p>
<p><span style="color: #008000;">Chez les amateurs experts, sans vouloir vexer qui que ce soit, j’avoue que Polygraphe (Philippe LAGABBE) m’inspire par sa maîtrise de la gestion de la lumière (paysages et champignons) et ses compositions / cadrages ciselés au millimètre.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth :</strong> Qu’elle est ta photo pré­fé­rée, de ta pro­duc­tion et d’un autre photographe ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Pour les miennes et dans le sujet, c’est la première photo que j’ai réussie d’une mésange à tête noire, sur ma main, les ailes déployées et le reste du corps net. Une deuxième serait celle d’une sittelle à poitrine blanche obtenue après 5 années de persévérance et d’obstination à l’attirer sur ma main. Il y a la photo mais il ne faut pas oublier le contexte qui l’y a mené.</span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2104" title="IMGP3312W" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/IMGP3312W.jpg" alt="" width="606" height="404" /></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth :</strong> Que peut-on te sou­hai­ter pour ton ave­nir photographique ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Pour moi, la photographie demeure un passe-temps passionnant. Un moyen de prendre l’air et faire de l’exercice et de s’en mettre plein les yeux. Souhaitez-moi de conserver cette passion malgré toutes les heures que cela implique à passer devant l’ordinateur…</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth :</strong> Un der­nier mot ?</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. :  Pour ceux et celles qui voudront se lancer dans la photo d’oiseaux sur la main, les pré requis sont la patience et la persévérance et restez à découvert afin que les oiseaux vous voient et vous reconnaissent.</span></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>Darth :</strong> Encore une fois merci de m’avoir accordé un peu de temps pour cette interview.</span></em></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Denis B</strong>. : Tout le plaisir a été pour moi dans ce partage des plus courtois.</span></p>
<p><span style="color: #008000;"><span style="color: #000000;">J’espère que vous avez tous pris autant de plaisir que moi avec cette interview.</span></span></p>
<p><span style="color: #008000;"><span style="color: #000000;">Personnellement ça m’a beaucoup donné envie d’essayer l’aventure, mais je sens que le jour où je publierais une telle photo sur ce blog n’est pas tout près d’arriver !</span></span></p>
<p><span style="color: #008000;"><span style="color: #000000;">Bon courage et bonne photo !<br />
</span></span></p>
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		<title>Histogramme</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 04:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Michel Garo­fano]]></category>

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		<description><![CDATA[
Mais qu’est-ce qu’un Histogramme ?
Si vous vous êtes déjà posé la question, cette article est fait pour vous.
Si vous savez, mais vous avez besoin de précisions ou de revoir les bases, cet article est fait pour vous.
Ce billet est là pour vous faire entrer dans le monde de l’histogramme, à la fin du voyage ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2073" title="histo" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/histo.jpg" alt="" width="421" height="377" /></p>
<p><em>Mais qu’est-ce qu’un Histogramme ?</em></p>
<p>Si vous vous êtes déjà posé la question, cette article est fait pour vous.</p>
<p>Si vous savez, mais vous avez besoin de précisions ou de revoir les bases, cet article est fait pour vous.</p>
<p>Ce billet est là pour vous faire entrer dans le monde de l’histogramme, à la fin du voyage ce mot barbare n’aura plus aucun secret pour vous.</p>
<p>Il a été écrit par un grand spécialiste  en la matière, <em><strong>Michel Garofano,</strong></em> que je remercie de tout coeur d’avoir pris le temps de vulgariser cette notion, un outil dont on ne peut plus se passer quand on sait l’utiliser.</p>
<p>Assez parlé, je vous laisse avec son explication … bonne lecture !</p>
<p><span id="more-2034"></span></p>
<p><strong>HISTORIQUE :</strong></p>
<p>A sa création, l’image numérique c’est appuyée sur la conception argentique. Les éditeurs d’images (Photoshop et autres) ont donc placé « Luminosité » et « Contraste » dans les menus. Luminosité correspondant au temps d’exposition et contraste au gamma du papier.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2056" title="LumCon" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/LumCon.jpg" alt="" width="430" height="157" /></p>
<p>Même s’ils existent toujours, ces curseurs se sont rapidement montrés insuffisant pour fournir un travail précis. De là est né l’idée d’un nouvel outil, l’histogramme.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2057" title="Nivo" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/Nivo.jpg" alt="" width="422" height="375" /></p>
<p>Cette nouvelle fonction c’est développer pour se retrouver dans tout les logiciels mais aussi presque tout le matériel photo. Si en retouche il est INDISPENSABLE, il est également très utile en prise de vue.</p>
<p><strong>PRINCIPE:</strong></p>
<p>L’histogramme est un compteur à pixel, il met en évidence la répartition des niveaux de gris de l’image en les présentent répartis sur 2 axes :</p>
<p>Les X vont du noir au blanc (de 0 à 255)<br />
Les Y , le nombre de pixels par niveaux<br />
<img class="size-full wp-image-2050 alignnone" title="Histogramme_01" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/Histogramme_01.bmp" alt="" width="419" height="291" /></p>
<p>Pour qu’une image comporte un maximum de nuances sans pertes de détails, il faut une courbe la plus large possible sans que les extrémités ne soient coupées. Nous allons voir plus loin que de sa forme dépend le contraste et de sa position dépend la luminosité. La lecture est utile à la prise de vue pour optimiser l’exposition et en traitement pour modifier les valeurs de l’image</p>
<p>Certain histogramme sont en couleurs, ce qui facilite la lecture colorimétrique de l’image mais le principe reste identique. La courbe peut également varier selon le mode de calcul. Les différences n’ont aucune incidence pour l’utilisateur</p>
<p><strong>LECTURE DE LA FORME :</strong></p>
<p>La courbe peut prendre la forme d’une bosse ou d’un creux. Ceci en fonction du contraste de l’image…</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2062" title="sample8" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/sample8.jpg" alt="" width="504" height="338" /></p>
<p>Dans l’image ci-dessus :</p>
<ul>
<li><em>Les parties sombres (point A) sont incluses dans l’image.</em></li>
<li><em>Pareil pour les parties claires (point B).</em></li>
<li><em>Le sommet de la courbe est pratiquement centré, Il y a donc beaucoup de nuances de gris</em></li>
<li><em>La pente est douce, en forme de cloche, la scène n’est pas très contrastée</em></li>
</ul>
<p>Dans l’image ci-dessous, c’est le contraire. La courbe est en forme de cuvette. D’un coté les immeubles et de l’autre le ciel. Toute la plage utile est utilisée et même au-delà, la partie droite est tronquée. Quelques détails dans les nuages sont manquants, ils sont restitués par un aplat blanc</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2055" title="IMG_3499" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/IMG_3499.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<p><strong>LECTURE DE LA POSITION :</strong></p>
<p>La position horizontale définit la densité. Au moment de la prise de vue, trop à gauche et l’image risque d’être sous-exposée. Trop à droite et c’est la surexposition. Une bonne analyse doit tenir compte du sujet.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2051" title="IMG_1073" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/IMG_1073.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<p>L’image ci-dessus n’est pas trop sombre, elle comporte simplement beaucoup de nuances foncées. Pareil pour l’image ci-dessous qui n’est pas trop claires. Je suis sur de ne pas me tromper parce que les courbes ne sont pas tronquées. Elles finissent en pente (en pointes) au début et à la fin.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2048" title="DSCF2387_Vers-BLANC" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/DSCF2387_Vers-BLANC.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p><strong>A LA PRISE DE VUE :</strong></p>
<p>L’histogramme est un outil complémentaire au système de mesure. Sa lecture permet de savoir si l’exposition est correcte. Malgré les progrès technique, les sujets et situations difficiles peuvent fausser le résultat de la mesure. Comprendre l’histogramme de son boitier corrige donc les erreurs et évite les pièges.</p>
<p>Voici une image « standard » et son histogramme sous l’éditeur (Photoshop)</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2043" title="DSCF0690" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/DSCF0690.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>Les valeurs sont moyennes, c’est à dire sans parties très sombres ni très claires. Si l’exposition est bonne, la courbe sera centrée et ne sera pas coupée aux extrémités. Ici c’est le cas.</p>
<p>Au moment de déclencher, j’ai fait un bracketing sur 3 diaphragmes :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2036" title="3histo" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/3histo.jpg" alt="" width="600" height="343" /></p>
<p><strong>CONSTATATIONS :</strong></p>
<ul>
<li><em>La courbe est assez différente de celle présenté plus haut sous Photoshop. Ceci n’a pas d’importance et m’as permis d’apprécier l’expo juste.</em></li>
<li><em>L’image est constituée de 2 masses que je retrouve sur le graphique par 2 sommets.</em></li>
<li><em>J’ai déterminé l’expo en fonction de la répartition sur mon graphe.</em></li>
<li><em>A +1 diaph, les parties les plus claires sont brulées, l’extrémité droite a disparue.</em></li>
<li><em>A –1 diaph, je peux encore enregistrer tout les détails (pointe gauche présente) mais il faudra que je rééquilibre l’ensemble de l’image en l’éclaircissent avec une retouche.</em></li>
</ul>
<p>J’ai ajouté un trait rouge (identique dans chaque image) pour visualiser la compression (-1) et l’extension (+1) des valeurs moyennes. Ceci est utile pour jouer sur le contraste (voir traitement).</p>
<p>Lorsque la scène est très contrastée, il faudra faire le choix de couper les noirs ou les blancs en fonction du sujet.</p>
<p>Exemple avec ce mur en contre-jour. J’ai choisi de sacrifier quelques nuances blanches (ciel sous l’arche) et ainsi de favoriser le mur.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2042" title="DSCF0685" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/DSCF0685.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>A contrario, pour ce sujet clair sur un fond sombre, j’ai choisi de tasser les ombres pour ne pas bruler le pigeonnier.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2044" title="DSCF0696" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/DSCF0696.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>Ci-dessous à gauche, l’histogramme de la prise de vue en mode manuel. A droite, celui obtenu en mode automatique.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2037" title="DSCF0149" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/DSCF0149.jpg" alt="" width="600" height="357" /></p>
<p>On parle d’exposition à droite ou d’exposition à gauche lorsqu’on fait le choix d’aligner le pied de l’histogramme en butée mini ou maxi. Sur l’image ci-dessus, j’ai exposé à gauche et sur celle de l’ogive, j’ai exposé à droite.</p>
<p>Pour optimiser la puissance des processeurs, les fabricants utilisent des modes de calcul par moyenne ou par sondage. Le résultat devient très variable d’un constructeur à l’autre. Il est donc impératif de bien connaitre les limites de sont boitier. Pour ce faire, il faudra comparer son l’histogramme à celui de votre éditeur d’image. Ce dernier utilise le dernier x2/x4 cores de votre unité, il a largement le temps de faire des calculs plus précis.</p>
<p><strong>EN POST PRODUCTION :</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">INTRODUCTION</span></p>
<p>A l’origine l’histogramme a été créé pour la retouche. C’est ici qu’il prend tout son intérêt. Nous allons pouvoir modifier la densité, le contraste et la colorimétrie simplement en déplaçant trois curseurs.</p>
<p>Pour plus de compréhension, j’ai photographié une charte de gris avec 3 zones, blanc, noir et un gris qui réfléchi 18% de la lumière reçu. Faite un click droit « Enregistrer l’image sous …» si nécessaire :</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2041" title="DSCF0642_NB" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/DSCF0642_NB.jpg" alt="" width="480" height="480" /></p>
<p>Pour que la couleur ne vienne pas interférer, j’ai mis la charte en noir et blanc (niveau de gris). Trois vignettes (blanc, noir, gris 50%) ont été ajoutées pour servir de référence. Elles ne varient pas d’une illustration à l’autre.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2063" title="gris" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/gris.jpg" alt="" width="502" height="504" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">LECTURE :</span></p>
<p>Le comptage des pixels et le graphisme qui en découle semble évident.</p>
<ul>
<li><em>La 1ere barre correspond à la partie sombre. Je constate que cette zone n’est pas tout à fait noire, elle commence après le noir pur.</em></li>
<li><em>La 2eme barre, c’est celle du gris. Il ne reflète que 18% et est donc un peu décalé par rapport au repère 50% (curseur gris)</em></li>
<li><em>La 3eme barre n’est pas en butée. Les blancs peuvent encore gagner de l’éclat</em></li>
</ul>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2064" title="gris2" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/gris2.jpg" alt="" width="502" height="504" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">CORRECTION DU CONTRASTE :</span></p>
<p>En réduisant la courbe en largeur, je vais augmenter le contraste. Pour se faire, je déplace les curseurs noir et blanc.</p>
<p>Je constate qu’en supprimant les barres extrêmes, j’obtiens du noir et du blanc dans les zones concernées.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2065" title="gris3" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/gris3.jpg" alt="" width="502" height="504" /></p>
<p><strong>Application :</strong></p>
<p>Cette porte semble correctement exposée mais les couleurs que j’ai vus ne correspondent pas au fichier brut. La forme en cloche m’informe qu’il y a très peu de noirs, beaucoup de gris et pas du tout de blancs.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2045" title="DSCF1360_0" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/DSCF1360_0.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>Je supprime les détails sombres qui n’apportent pas réellement d’informations. Je déplace mon curseur blanc à la limite des tons les plus clairs.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2046" title="DSCF1360_1" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/DSCF1360_1.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>J’ai gagné en contraste ! Les couleurs sont plus flatteuses et paraissent mieux répartis sur toute la gamme disponible. Je dis « paraissent » parce qu’en étirant les gris pour aller du noir au blanc, j’ai créé des trous dans mon histogramme.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2047" title="DSCF1360_2" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/DSCF1360_2.jpg" alt="" width="601" height="399" /></p>
<p>Après correction, en ouvrant de nouveau mon histogramme, je constate une discontinuité des tons. On parle alors d’histogramme en peigne ou en râteau. Il y a donc des limites à la récupération d’une image.</p>
<p>A noter que ce phénomène est moins sensible avec des fichiers supérieurs à 8 bits / couches mais reste présent.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">CORRECTION DE LA LUMINOSITE :</span></p>
<p>En déplaçant le curseur gris, la luminosité va changer. En l’occurrence ici, je transforme mon gris 18% en gris 50%. En conséquence l’image va s’éclaircir.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2066" title="gris4" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/gris4.jpg" alt="" width="502" height="504" /></p>
<p><strong>Application :</strong></p>
<p>Ce paysage est trop lumineux. Sur l’histogramme, je peux lire qu’il n’y a aucuns noirs. Au vu de la partie droite, les zones claires de la scène sont devenues blanches sur l’image.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2059" title="P3160383_1" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/P3160383_1.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<p>En déplaçant le curseur gris je récupère les tons moyens.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2060" title="P3160383_2" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/P3160383_2.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<p>A noté que si les gris sont mieux restitués, je n’ai récupéré aucun détail dans les éléments surexposés. Façades et rochers resteront blancs à 100%</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2061" title="P3160383_3" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/P3160383_3.jpg" alt="" width="600" height="451" /></p>
<p>Je constate les mêmes limites de correction que pour le contraste. A gauche c’est comprimé, J’ai un râteau supérieur. A droite c’est dilaté, j’ai un peigne.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">CORRECTION DE LA COULEUR :</span></p>
<p>La charte a été photographiée avec la balance des blancs automatique. Elle présente une légère dominante froide.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2067" title="gris5" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/gris5.jpg" alt="" width="502" height="504" /></p>
<p>La aussi, l’histogramme va servir de guide pour rectifier le tir. L’affichage par couche montre un rouge un peu sombre et un bleu un peu clair.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2068" title="gris6" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/gris6.jpg" alt="" width="502" height="504" /></p>
<p>L’ajustement du curseur gris dans chaque couche rééquilibrera le chromatisme.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2069" title="gris7" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/gris7.jpg" alt="" width="502" height="504" /></p>
<p>Application avec variante :</p>
<p>La grange est éclairée par des néons (lumière discontinue) et il est très difficile d’obtenir un bon équilibre chromatique. La luminosité est très faible, sans ombre. Le résultat est une image terne.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2070" title="IMG_2646_0" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/IMG_2646_01.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<p>Sur les histogrammes par couches, je constate un déficit de rouge. Pour obtenir une image plus punch et avoir des couleurs moins froides, je vais agir sur le contraste de chaque couche. Je déplace les curseurs blancs sur les dernières valeurs claires disponibles. Je fignole la couleur avec les curseurs gris.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2054" title="IMG_2646_2" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/05/IMG_2646_2.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<p>Je pense que si vous lisez ces lignes, c’est que l’histogramme n’a plus de secret pour vous.</p>
<p>Du coup je suis sûr que vous allez faire de bonne photo, donc…</p>
<p>Bon courage !</p>
<p><em>PS: Encore merci à Michel pour le temps qu’il a passé à écrire cet article !</em></p>
<img src="http://blog.darth.ch/?ak_action=api_record_view&id=2034&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La PDC — Profondeur De Champ</title>
		<link>http://blog.darth.ch/2010/03/17/la-pdc-profondeur-de-champ/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 04:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[compact]]></category>
		<category><![CDATA[explication]]></category>
		<category><![CDATA[genève]]></category>
		<category><![CDATA[reflex]]></category>
		<category><![CDATA[flou]]></category>
		<category><![CDATA[pdc]]></category>
		<category><![CDATA[profondeur de champ]]></category>
		<category><![CDATA[technique]]></category>

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		<description><![CDATA[
La PDC est un sujet très contradictoire, car facile à maitrisé, mais difficile à comprendre.
Les experts qui vont lire ces lignes vont se dire qu’ils connaissent déjà tout ça, mais restez quand même avec nous chers amis, parfois une petite remise à niveau n’est pas là pour nuire!
Commençons par le commencement, qu’est-ce que la Profondeur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/geneve-boa.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1803" title="geneve-boa" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/geneve-boa.jpg" alt="" width="606" height="404" /></a></p>
<p>La <strong>PDC</strong> est un sujet très contradictoire, car facile à maitrisé, mais difficile à comprendre.</p>
<p>Les experts qui vont lire ces lignes vont se dire qu’ils connaissent déjà tout ça, mais restez quand même avec nous chers amis, parfois une petite remise à niveau n’est pas là pour nuire!</p>
<p>Commençons par le commencement, qu’est-ce que la <em><strong>P</strong>rofondeur <strong>D</strong>e <strong>C</strong>hamp</em> ?</p>
<p>Je ne vais pas vous sortir la définition toute faite, je vais plutôt vous expliquer de façon à comprendre facilement.</p>
<p>Comme on peut le voir sur l’image d’illustration, la tête du serpent est nette (<em>la mise au point a été faite sur son œil</em>), plus on avance sur son corps, plus l’image devient floue.</p>
<p>Ce phénomène vient justement de la profondeur de champ qui représente l’étendue de la netteté entre le point où la MAP a été faite et la transition avec le flou en avant et en arrière de ce point.</p>
<p>Pour mieux comprendre, voici une image qui va illustrer la chose:</p>
<p><span id="more-1802"></span><a href="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/pdc.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1804" title="pdc" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/pdc.jpg" alt="" width="606" height="223" /></a></p>
<p>Le trait bleu représente la ligne de visée, ainsi que la distance de l’objectif au sujet (l’œil du serpent) et du sujet à l’infini.</p>
<p>Le trait rouge épais vertical, qui coupe la ligne bleue, représente l’endroit où a été faite la mise au point.</p>
<p>Le dégradé rouge clair représente la zone de netteté, on peut noter que les deux traits verticaux rouge clair représentent la <strong>PDC</strong>, soit la distance sur laquelle le sujet est net, au-delà commence progressivement la zone de floue.</p>
<p>On comprend alors que la<strong> PDC</strong> est la partie nette d’une photo qui s’étend en avant et en arrière du point où a été faite la MAP.</p>
<p><strong>Comprendre la PDC partie I:<br />
</strong></p>
<p>Pour tout connaitre de la PDC, on est généralement obligé d’expliquer quelques points techniques affreusement pénibles pour ceux qui n’aiment pas les maths !</p>
<p>Car, la PDC est un phénomène physique, qui se calcul assez facilement d’ailleurs quant on connait les formules.</p>
<p>Vous allez me demander en quoi des formules et des math vont vous aider à appréhender la <strong>PDC</strong> ?!</p>
<p>Je vous répondrais qu’après avoir souffert (<em>si peu</em>) avec ces notions un peu barbantes, vous saurez maitriser tous les éléments qui influencent<em> la profondeur de champ.</em></p>
<p>Mais pour se lancer dans cette petite torture de l’esprit, il faut avant tout savoir ce qu’est:</p>
<ol>
<li><em>Le cercle de confusion</em></li>
<li><em>L’hyperfocale</em></li>
</ol>
<p>Nos amis experts connaissent bien ces deux termes, mais comme on est gentil avec les débutants et les amateurs non experts, on va dire que c’est uniquement pour eux qu’on va faire cette explication (<em>On va continuer à faire croire aux experts qu’ils savent tout !</em>)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Le cercle de confusion:</em></span></p>
<p>La définition :</p>
<blockquote><p><em>En photographie, le cercle de confusion (CdC) est sur une image, le diamètre des plus petits points juxtaposés discernables à l’œil nu à une distance normale de vision. Il dépend de l’acuité visuelle de l’observateur et des conditions d’observation (en particulier la distance d’observation).</em></p></blockquote>
<p>Quoi ? … Mais je n’ai rien compris !</p>
<p>En gros, ça dit que le cercle de confusion est le moyen de savoir ce qui est net, de ce qui est flou de façon plutôt précise et mesurable, avec un seul inconvénient, c’est que tout ça dépend de chaque personne, car la perception du flou est directement liée à l’acuité visuelle.</p>
<p>Pour que cela reste ”mesurable” malgré ce problème de perception humaine, on va parler de <em>Cercle de confusion acceptable</em>.</p>
<p>Si vous Cliquez <a onclick="window.open(this.href, 'exemple', 'height=358,  width=450, top=100, left=600, toolbar=no, menubar=yes, location=no,  resizable=yes, scrollbars=no, status=no'); return false;" href="http://www.darth.ch/images/cercleconfusion.jpg">ICI</a> vous allez voir l’illustration de mes propos, <em><strong>A</strong></em> étant le le cercle de confusion ”<em>acceptable</em>” <em><strong>B</strong>, <strong>C</strong></em> et <em><strong>D</strong></em> n’étant pas considéré comme net.</p>
<p>Il faut maintenant savoir que des normes sont calculées pour chaque taille de capteur.</p>
<p>Par exemple, un capteur <em>24*36</em> aura un cercle de confusion de <em>0.03</em>, alors qu’un <em>APS-C</em> aura un cercle de confusion de <em>0.018</em> (<em>qu’on peut arrondir à 0,02</em>).</p>
<p>Ces chiffres vont être capitaux pour ”<em>calculer</em>” la PDC.</p>
<p>Passons au terme suivant !</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">L’hyperfocale:</span></em></p>
<p>Ce mot barbare désigne la distance minimum de mise au point sur un sujet, pour que celui-ci soit net de l’endroit où la MAP a été faite jusqu’à l’infini.</p>
<p>Dit autrement, c’est la distance minimum au-delà de laquelle tout est net. En mettant au point à l’hyperfocale, on est net depuis la moitié de l’hyperfocale jusqu’à l’infini.</p>
<p>Pour illustrer ça, on va prendre l’image ci-dessous:</p>
<ol>
<li><span style="color: #ff0000;"><em>En rouge, le point ou a été faite la MAP.</em></span></li>
<li><span style="color: #3366ff;"><em>En bleu la ligne qui représente la distance de l’objectif au sujet (la sucette) et du sujet à l’infini.</em></span></li>
<li><span style="color: #339966;"><em>En vert, la zone de netteté qui va de la moitié de la distance objectif sujet et à l’infini après le sujet.</em></span></li>
</ol>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1817" title="hyperfocal" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/hyperfocal1.jpg" alt="" width="606" height="239" /></p>
<p>Grâce au cercle de confusion, on peut calculer l’hyperfocale pour un objectif et une ouverture donnée.</p>
<p>Le calcul est donc le suivant:</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1818" title="d52691879f1a3622a194eafb9ce4a15a" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/d52691879f1a3622a194eafb9ce4a15a.png" alt="" width="112" height="44" /></p>
<ul>
<li><em><strong>H</strong> distance hyperfocale en mètre</em><br />
<em></em></li>
<li><strong><em>f </em></strong><em>est la focale en mm.</em></li>
<li><em><strong>N</strong> est l’ouverture du diaphragme.</em></li>
<li><em><strong>c</strong> est la valeur du cercle de confusion en mm</em>.</li>
</ul>
<p>Ne soyez pas trop impressionné, au final c’est très facile.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Petite démonstration:</em></span></p>
<p>On prend une focale de <em><strong>35mm</strong></em> qui ouvre à <em><strong>F/4</strong></em> pour un capteur <em><strong>24*36</strong></em> <em>(qui à donc un cercle de confusion de 0,03)</em></p>
<p><span style="color: #3366ff;">35^2/1000*4*0,03=10.21 mètres.</span></p>
<blockquote><p><em>Ha bon ! Et ça va nous servir à quoi de savoir que si je prends une photo avec un 35mm qui ouvre à F/4 à dix mètres tout sera net de mon sujet à l’infini ?</em></p></blockquote>
<p>Je dirais qu’en réalité sur le terrain à pas grande chose, car personne ne va sortir sa calculatrice pour savoir s’il à la bonne distance pour que tout soit net.</p>
<p>Mais cette info va nous servir à calculer la PDC !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Calculer la PDC:</em></span></p>
<p>Patience, on est bientôt sorti des math pour parler du concret … mais ce petit aperçu mathématique va vous aider à comprendre comment fonctionne la <strong>PDC </strong>!</p>
<p>Nous disions donc, comment calculer la <strong>PDC</strong>.</p>
<p>C’est facile, en utilisant la formule suivante:</p>
<p><em>PDC = DPN– PPN</em></p>
<blockquote><p><em> <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_eek.gif' alt=':shock:' class='wp-smiley' />  <span style="color: #ff0000;"><strong>QUOI !?!? Mais vous vous moquez de moi !?!? … Je croyais qu’on en avait fini avec les math, et c’est quoi PPN et DPN ????</strong></span> <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_eek.gif' alt=':shock:' class='wp-smiley' />  </em></p></blockquote>
<p>Du calme les amis, tout ça est simple … Si si, c’est vrai.</p>
<p>Déjà, vous n’avez pas besoin de retenir les formules et différents calculs, ils sont là uniquement pour info afin de bien comprendre la <strong>PDC</strong> … non, je ne me moque pas de vous !</p>
<p><em>Allez, on y retourne:</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1823" title="prof_de_champ_11" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/prof_de_champ_11.gif" alt="" width="202" height="36" /></p>
<p>Sachant que:</p>
<ol>
<li><em><strong>H</strong> représente l’hyperfocale</em></li>
<li><em><strong>d</strong> la distance de mise au point</em></li>
</ol>
<p>Pour mieux comprendre, je pense qu’un exemple est de rigueur !</p>
<p>Reprenons notre objectif de <em><strong>35mm</strong></em> ouvert à <em><strong>F/4</strong></em> avec lequel nous allons photographier un objet situé à <em><strong>un mètre</strong></em>.</p>
<p>On sait que son hyperfocale se trouve à 10,21 mètres.</p>
<p>Le calcul va être le suivant:</p>
<ul>
<li><em><span style="color: #800080;">DPN=10,21 * 1 / 10,21 –1 = 1,1</span></em></li>
<li><em><span style="color: #3366ff;">PPN=10,21 * 1 / 10,21 +1 = 0,9</span></em></li>
<li><em><span style="color: #339966;">PDC=DPN — PPN=1,1–0.9= 0,20 mètre</span></em></li>
</ul>
<p>Avec ces chiffres on apprend que l<span style="color: #000000;">a<span style="color: #339966;"><strong> P</strong></span></span><span style="color: #339966;"><span style="color: #339966;"><strong>DC</strong></span> s’étend sur 20 centimètres</span>, que <span style="color: #3366ff;">la zone de netteté commence à 90cm de l’objectif</span> et qu’elle se termine à <span style="color: #800080;">1,10 mètre</span>.</p>
<p><strong>Comprendre la PDC partie II:</strong></p>
<p>Maintenant que vous êtes soulé au point de ne plus jamais avoir envie de voir des maths de votre vie, nous allons voir pourquoi il était important de passer par là pour bien comprendre la <strong>PDC</strong> !</p>
<p>Si vous avez bien suivi jusqu’ici et que vous êtes toujours en vie et le cerveau opérationnel (<em>ou si vous avez triché en survolant cette partie math</em>) vous avez du remarquer que la <strong>PDC</strong> est influencée par plusieurs éléments !</p>
<ol>
<li><em>La taille du capteur.</em></li>
<li><em>La focale utilisée.</em></li>
<li><em>L’ouverture.</em></li>
<li><em>La distance de mise au point.</em></li>
</ol>
<p>C’est ces quatre éléments qui vont déterminer l’étendue de la <strong>PDC</strong> et la faire varier selon que vous changiez l’un ou l’autre de ces paramètres.</p>
<p>Pour bien vous en rendre compte, il vous suffit de faire quelques calculs en changeant les variables … mais comme je ne veux pas vous donner mal au crâne, je vous propose d’aller sur ce site (<em>cliquez <a href="http://www.dofmaster.com/dofjs.html" target="_blank">ICI</a></em>)</p>
<p>Il est en anglais, mais très simple à comprendre:</p>
<ol>
<li><em>Choisissez votre appareil photo (la liste est très complète).</em></li>
<li><em>Choisissez votre focale.</em></li>
<li><em>Choisissez votre ouverture.</em></li>
<li><em>Choisissiez la distance de mise au point (vous pouvez choisir le système métrique).</em></li>
</ol>
<p>Appuyez sur ”<em>calcul</em>” et vous avez toutes les infos, et même une version en image pour avoir une meilleure compréhension.</p>
<p><strong>Sur le terrain:</strong></p>
<p>Sur le terrain, pas le temps de calculer, ni même d’utiliser internet pour faire les calcule à notre place.</p>
<p>Donc, dans la pratique il suffit de retenir quelques principes de base très simple.</p>
<p>Plus la focale est courte, plus la <strong>PDC</strong> est longue, et c’est valable à l’inverse, plus la focale est longue, plus la <strong>PDC</strong> est courte.</p>
<p>Autrement dit, on aura souvent une <strong>PDC</strong> très étendue avec un 12mm et une <strong>PDC</strong> très courte avec un 500mm pour la même distance de mise au point et la même ouverture.</p>
<p>On peut aussi dire que plus la distance de mise au point est courte, plus la <strong>PDC</strong> sera courte. D’ailleurs, c’est un des problèmes de la photo macro qui ont des distances de mise au point très faible et qui du coup ont aussi des <strong>PDC</strong> ultra-courte.</p>
<p>Et pour finir, le meilleur moyen de contrôler sa <strong>PDC</strong> est le diaphragme, plus il est ouvert plus la <strong>PDC</strong> est courte et plus il est fermé plus elle s’étend (<em>on le voit très bien sur la photo ci-dessous</em>):</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1827" title="pdc" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/pdf.jpg" alt="" width="400" height="800" /></p>
<p>Sur la première image, prise à 70mm le diaphragme était ouvert à 2,8. Le fond est flou et difficile reconnaissable. Le diaph a ensuite été fermé à F/16 on commence à reconnaitre la fenêtre sur le fond de l’image. Pour finir, le diaph a été réglé sur F/22 et l’arrière-plan qui n’est toujours pas net est cette fois-ci lisible beaucoup plus facilement.</p>
<p>Le meilleur moyen de gérer au mieux reste l’expérience.</p>
<p>Il ne faut pas hésiter à faire des tests avec tous ses objectifs, faire varier les ouvertures, les distances de mise au point … etc.</p>
<p><em>Connaitre son matériel et comment il réagit est d’une importance capitale !</em></p>
<p><strong>À quoi tout cela sert ?</strong></p>
<p>C’est le moment pour nos amis expert de se reposer, car cette partie, ils la connaissent bien.</p>
<p>La gestion de la <strong>PDC</strong> fait partie intégrante de la composition.</p>
<p>Si on prend la photo ci-dessus, on voit rapidement que la première version avec une <strong>PDC</strong> très courte évite au regard d’être perturbé par le fond inesthétique.</p>
<p>De même, ma photo d’illustration a aussi une <strong>PDC</strong> courte pour mettre en avant le regard et la tête du serpent.</p>
<p>Dans un autre cas, comme en paysage ou en architecture, on va privilégier les <strong>PDC </strong>très étendu par avoir un maximum de détails.</p>
<p>Mais au final, tout ceci n’est que purement théorique, car la gestion de la PDC doit s’utiliser comme un plus dans une composition dont vous êtes le seul Maitre.</p>
<p>En un mot … faites comme bon vous semble !</p>
<p>J’espère que la Profondeur De Champ n’a plus de secret pour vous, j’espère surtout que vous n’êtes pas tombé de fatigue en route … mais si vous lisez cette ligne, c’est que vous avez eu le courage d’aller jusqu’au bout !</p>
<p>Je devrais d’ailleurs demander à tous ceux qui on eu ce courage de commencer leur commentaire par JSA: pour : (J’y Suis Arrivé) … <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Bon courage et bonne photo</p>
<img src="http://blog.darth.ch/?ak_action=api_record_view&id=1802&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.darth.ch/2010/03/17/la-pdc-profondeur-de-champ/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Les affûts payants</title>
		<link>http://blog.darth.ch/2010/03/09/les-affuts-payants/</link>
		<comments>http://blog.darth.ch/2010/03/09/les-affuts-payants/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 04:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[animaux]]></category>
		<category><![CDATA[avis]]></category>
		<category><![CDATA[explication]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[oiseaux]]></category>
		<category><![CDATA[pensée]]></category>
		<category><![CDATA[reflex]]></category>
		<category><![CDATA[affut]]></category>
		<category><![CDATA[affut payant]]></category>
		<category><![CDATA[nat images]]></category>
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		<description><![CDATA[
Avant même de commencer cet article et de vous expliquer ce qu’est un affût payant et vous donner ma vison des choses sur le sujet et les polémiques qui entoure cette pratique, je vais rendre à César ce qui appartient à César.
Il y a encore quelques jours de cela, je ne savais pas ce qu’était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/geneve-aigrette-garzette.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1753" title="geneve-aigrette-garzette" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/geneve-aigrette-garzette.jpg" alt="" width="606" height="404" /></a></p>
<p>Avant même de commencer cet article et de vous expliquer ce qu’est un affût payant et vous donner ma vison des choses sur le sujet et les polémiques qui entoure cette pratique, je vais rendre à César ce qui appartient à César.</p>
<p>Il y a encore quelques jours de cela, je ne savais pas ce qu’était un affût payant, pire encore, je ne savais même pas que cela existait !</p>
<p>C’est grâce au dernier numéro de Nat’Images que j’ai découvert cette pratique (<em>très bon Nº 2 je vous le conseille à tous</em>).</p>
<p>Comme toujours quand je lis un magazine que j’apprécie<em> (surtout un mag photo)</em> je regarde en premier lieu toutes les photos, et je lis les articles après.</p>
<p>Et c’est à la page 44 du dernier Nat’image que mes yeux se sont mis à briller !</p>
<p>En double page un balbuzard en pleine action de pêche avec un saumon entre ses serres !</p>
<p>Me voilà amoureux, sous le charme et ma première réflexion est:</p>
<blockquote><p><em>Wouaw ! J’aimerais tellement faire une photo pareil, mais pour moi c’est impossible !</em></p></blockquote>
<p>La réflexion n’est pas veine, car pour obtenir une image du genre en pleine nature (<em>je regrette de ne pouvoir vous la montrer</em>) il faut une sacrée préparation, beaucoup de patience et ne pas avoir peur de passer des heures en affût !</p>
<p>Le pire, je tourne les pages, et je vois une dizaine de photos du genre, tout aussi belles que la première … j’ai comme une pointe de jalousie qui monte en moi <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Exceptionnellement, je ne continue pas mon tour ”<em>photo</em>” je me mets à lire l’article, et là, j’apprends que ces photos ont été faites depuis un affût payant !</p>
<p><strong><em>Ha bon ? Mais au fait, c’est quoi un affût payant ?</em></strong></p>
<p><strong><em><span id="more-1752"></span></em></strong>Je me suis donc posé cette question, j’avais en partie la réponse, car la notion d’affût payant a été pas mal traité dans ce numéro de Nat’Image.</p>
<p>J’ai pourtant fait quelques recherches.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Affût payant:</span></p>
<p><em>Affût construit en dure (bois ou autre) sur un lieu précis et privilégié de la faune pour se nourrir (spot). Moyennant monnaie les photographes ont accès à ces affûts spacieux et confortables (chauffé, siège, table pour écrire .…etc).</em></p>
<p>L’affût payant offre surtout la quasi-certitude de revenir avec des images superbes de l’espèce choisie, bien souvent des images qui auraient été très difficiles à obtenir de façon plus traditionnelle.</p>
<p>On trouve des affûts payants pour différentes espèces et dans de nombreuses régions.</p>
<p>Voici une petite liste non exhaustive des espèce que l’on peut photographier:</p>
<ul>
<li><em>Ours</em></li>
<li><em>Glouton</em></li>
<li><em>Loutre</em></li>
<li><em>Tétra lyre</em></li>
<li><em>Grand Tétras</em></li>
<li><em>Plongeon catmarin</em></li>
<li><em>Grue cendrée</em></li>
<li><em>Aigle royal</em></li>
<li><em>Pygargue</em></li>
<li><em>Balbuzard</em></li>
<li><em>Cerfs</em></li>
<li><em>Chouette lapone</em></li>
<li><em>Oiseaux d’eau</em></li>
<li><em>Gypaète barbu</em></li>
<li><em>Grande Outarde</em></li>
</ul>
<p><em><strong>La polémique:</strong></em></p>
<p>Il y a bien sûr une grosse polémique sur le sujet.</p>
<p><em>Quelle en est la substance ?</em></p>
<p>Le monde de la photo nature est coupé en deux, d’un côté les ”<em>anti affût payant</em>” de l’autre ceux qui sont pour.</p>
<p>Les anti sont pour la plupart des ”<em>puristes</em>” qui argumentent leur choix en expliquant qu’une photo d’un animal doit ce gagner sur le terrain, et que de débourser un peu d’argent contre l’assurance d’obtenir de bonnes images est une sorte de blasphème à la photo animalière.</p>
<p>Ils enfoncent le clou en expliquant qu’en plus de ne pas être éthique, ce genre de pratique tue la photo professionnelle, car des amateurs peuvent vendre le même genre d’image sans trop d’effort.</p>
<p>Au final, le problème finit même par toucher les concours où de plus en plus la question est de savoir si ce genre de clichés peuvent être acceptés.</p>
<p><em><strong>Quelle est ma position ?</strong></em></p>
<p>Depuis quelques jours que je fais des recherches sur le sujet, j’ai vu que le débat faisait rage sur les forums et ceci depuis longtemps <em>(je me suis senti largué sur le coup <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' />  )</em>.</p>
<p>J’ai donc voulu prendre un peu de recul avec tout ça avant d’émettre un avis.</p>
<p>Quand je regarde ma pratique photo, je me dis que je suis un petit démon qui vit entre deux mondes.</p>
<p>En effet, autant je pratique la photo en pleine nature en me servant d’affût (<em>monté par mes soins</em>) ou en pratiquant la billebaude <em>(pour ceux qui ignorent ce qu’est la billebaude, je vous invite à lire ce super article de sur Aube-Nature <a href="http://blog.aube-nature.com/?2006/05/11/29-photo-nature-technique-billebaude-approche" target="_blank">ICI</a>)</em> mais je peux aussi faire des photos dans des parcs animaliers et des zoos sans pour autant rougir de cette pratique.</p>
<p>Du coup ma position, vous l’aurez deviné, sera en faveur des affûts payants.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Mes arguments seront les suivants :</em></span></p>
<p>J’aime la nature, et la prendre en photo est bien sûr une de mes grandes passions.</p>
<p>Malheureusement, comme beaucoup de personnes, j’ai un emploi du temps chargé. Il y a certaines priorités dans ma vie que je dois faire passer avant ma passion.</p>
<p>De ce fait, certaines espèces d’oiseaux m’étaient tout simplement inaccessibles dans la nature.</p>
<p>Comment avoir la chance de photographier un balbuzard pêcheur en pleine action alors que ce merveilleux rapace n’habite même pas du tout dans ma région ?</p>
<p>J’imagine mal me permettre de partir trois mois dans le nord de l’Europe histoire de mettre tout en œuvre pour photographier cet oiseau (<em>et je peux vous assurer que trois mois ce n’est pas exagéré)</em>.</p>
<p>Surtout qu’à moins d’avoir une assurance de vendre le sujet au retour, je ne peux pas financer une telle expédition … donc, autant oublier.</p>
<p>Pourtant, ce n’est pas l’envie qui manque de voir ces superbes scènes de pêche et immortaliser ces balbuzards qui évoluent en pleine liberté.</p>
<p>C’est un exemple parmi tant d’autres.</p>
<p>Les affûts payants permettent à des personnes qui sont dans mon cas, qui ne savent pas comment s’y prendre pour faire ce genre de photo,  qui ont des problèmes de mobilité…etc., de pouvoir toucher ce rêve du doigt.</p>
<p>Pour ce qui est des concours, j’avoue ne pas avoir une position tranchée, disons que je comprends mieux certaines photos, mais cela ne me dérange pas plus que ça.</p>
<p>Il ne faut pas oublier qu’avoir la possibilité de faire une photo ne veut pas dire que vous allez forcément la réussir.</p>
<p>L’argument expliquant que c’est tricher, car on obtient forcément des clichés de bonnes qualités ne peut pas tenir, sinon toutes les photos dans les zoos mériteraient des prix !</p>
<p>La qualité et le savoir-faire du photographe sont d’une importance capitale où que soient prises les photos.</p>
<p>Je pense simplement que tous concours devraient préciser ce qu’ils acceptent et ce qu’ils n’acceptent pas.</p>
<p>Pour la critique qui explique que les amateurs tuent le métier avec ce genre de chose, j’avoue (<em>au risque de me faire quelques ennemis</em>) qu’elle me fait doucement sourire.</p>
<p>Le reproche ne peut pas tenir la route quand on sait que parmi les pros qui crient au scandale, pas mal pratique l’affût payant !</p>
<p>Comment reprocher à une personne une activité que l’on pratique soit même ?</p>
<p>Est-ce que certaine technique doivent rester uniquement dans un cercle restreins ?</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Les bons côtés des affûts payants :</em></span></p>
<p>Il faut savoir que dans la plupart des cas, exception mise à part, les affûts payants ont une action positive pour les espèces qui sont photographiées.</p>
<p>Il y a toujours des profiteurs, mais très souvent ce sont des passionnés et des groupes de protection qui mettent ces infrastructures à disposition, des personnes qui se battent pour préserver la faune qu’ils vous permettent de prendre en photo.</p>
<p>Le deuxième point positif, c’est ”<em>canaliser</em>” les amateurs qui parfois faute de savoir comment s’y prendre font des bêtises en montant leur propre affût, avec des conséquences non négligeables sur la faune.</p>
<p>Je trouve bien plus terrible un photographe qui va déranger plusieurs espèces pour quelques images, le tout pour respecter une certaine vision de la photo qui lui interdit l’affût payant.</p>
<p>Malheureusement, certaines personnes posent bien des problèmes voulant poser leur propre affût sans se rendre compte des conséquences qu’il y a sur l’environnement direct, car ils ne savent pas s’y prendre.</p>
<p>Un affût payant est intégré dans son environnement accepté par la faune qui cohabite avec cette construction.</p>
<p>Cela permet de prendre des photos sans déranger l’espèce que l 『on convoite ni le reste de la faune environnante.</p>
<p>Je sais que certain vont parler du nourrissage pour attirer le sujet que l’on veut photographier, mais en toute franchise, qu’elle photographe animalier n’a jamais mis une noisette pour attirer un écureuil, quelque graine pour attirer des oiseaux … etc. ?</p>
<p><em><strong>Conclusion:</strong></em></p>
<p>Je sais que cet article ne va pas faire plaisir à tout le monde, car il est de bon ton de dénigrer certaines photos.</p>
<p>On devient vite une sorte de sous photographe si on ose dans certains forums ”<em>nature</em>” avouer qu’on a pris une photo dans un zoo, dans un parc animalier ou encore en affût payants.</p>
<p>Triste façon de rendre cette passion élitiste, de faire culpabiliser les photographes et les pousser à faire des bêtises !</p>
<p>D’autant, que tous ont commencé par être des débutants qui ont fait leurs apprentissages petit à petit, même un Vincent Munier (<em>un de mes photographes préférés</em>) a été un débutant !</p>
<p>Je préfère, et de loin, voir quelqu’un qui commence petit à petit , qui saura se faire plaisir avec un affût payant et qui au final fera des photos en pleine nature avec le respect et le savoir-faire quand il aura acquis l’expérience nécessaire, qu’une personne qui veut sauter des étapes et qui fera de grosses bêtises en pensant que la lecture d’un simple livre lui offrira tout ce qu’il a à savoir pour faire ses photos.</p>
<p>Je dirais simplement, ne culpabilisez pas, ne laisser pas votre amour de la photo et de la nature être dicté par les préjugés de certains puristes qui se battent pour une photo élitiste.</p>
<p>Faites-vous plaisir dans le respect de la nature, c’est la seule chose qui compte !</p>
<p>Bon courage et bonne photo … que ce soit en pleine nature ou dans un affût payant ! <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<img src="http://blog.darth.ch/?ak_action=api_record_view&id=1752&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>La critique</title>
		<link>http://blog.darth.ch/2010/03/05/la-critique/</link>
		<comments>http://blog.darth.ch/2010/03/05/la-critique/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 08:12:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>
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		<description><![CDATA[
Quand on fait de la photo, on est toujours curieux de savoir ce que pensent les autres de nos images.
De ce fait, pas mal d’entre nous soumettent leurs œuvres à la critique .
Le moyen le plus simple reste les forums.
On peut alors se trouver dans deux configurations possibles.

Être la personne qui soumet sa photo à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/geneve-peroquet.jpg"><img class="size-full wp-image-1746  aligncenter" title="geneve-peroquet" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/03/geneve-peroquet.jpg" alt="" width="500" height="500" /></a></p>
<p>Quand on fait de la photo, on est toujours curieux de savoir ce que pensent les autres de nos images.</p>
<p>De ce fait, pas mal d’entre nous soumettent leurs œuvres à la critique .</p>
<p>Le moyen le plus simple reste les forums.</p>
<p>On peut alors se trouver dans deux configurations possibles.</p>
<ol>
<li><em>Être la personne qui soumet sa photo à la critique.</em></li>
<li><em>Être de ceux qui formulent une critique.</em></li>
</ol>
<p>Dans les deux cas, rien n’est facile, ceci pour plusieurs raisons.</p>
<p>Je vais détailler tout ça, et pour commencer nous allons nous intéresser à celui qui montre ses clichés pour avoir un avis.</p>
<p><span id="more-1728"></span><em><strong>Je soumets ma photo à la critique:</strong></em></p>
<p>La première chose à savoir quand on veut un avis sur sa photo, c’est que notre passion est un art subjectif !</p>
<p>De ce fait, il ne faut pas s’attendre à recevoir un avis objectif, car cela serait tout simplement impossible.</p>
<p>Deux personnes face à la même image pourront avoir des avis totalement opposés, au-delà même de l’aspect technique … etc.</p>
<p>Une fois ce paramètre intégré, tout devient plus facile…enfin, presque.</p>
<p>Comme pour toutes choses, un compliment fait plaisir, tandis qu’une critique un peu moins.</p>
<p>Mais pour flatter son ego et avoir de bons et gros compliments, il suffit de bien choisir son forum.</p>
<p>Comme vous l’avez certainement découvert, selon où vous postez votre photo, les critiques ne sont pas forcement les mêmes.</p>
<p>Prenons comme exemple la photo qui illustre cet article.</p>
<p>Postée sur un forum qui ne parle pas photo elle sera accueillie avec des bravos et des hourras.</p>
<p>Sur un forum de photo généraliste, elle aura ses fans et ses détracteurs, mais il y aura certainement plus d’avis favorables que sur un site essentiellement tourné nature où leurs exigences seront bien plus grandes.</p>
<p>La chose importante à savoir, c’est que la façon de vous annoncer sur un forum va influencer le jugement qu’auront les gens sur votre photo.</p>
<p>Si vous venez en tant que débutant, il y aura une myriade de personnes qui vont toujours trouver à redire sur votre cliché, simplement parce qu’ils vont estimer que votre statut vous empêche de produire quelque chose de bien.</p>
<p>Et croyez-moi, ces donneurs de leçon existent, et ce n’est pas exagérer.</p>
<p>Dans l’autre sens, vous présenter comme un expert, ou même plus humblement comme un amateur ne va pas vous mettre à l’abri de préjugé.</p>
<p>Les préjugés, voilà quelque chose qui pose quelques problèmes, car c’est contagieux.</p>
<p>Si votre photo a un premier commentaire très positif, vous pouvez être certain que sur les dix prochains commentaires sept ou huit seront positifs et les négatifs seront pondérés du genre:</p>
<blockquote><p><em>Pas mal, mais ça c’est à améliorer … etc.</em></p></blockquote>
<p>Dans le cas contraire, si la première critique est négative, les critiques qui suivront seront aussi pour la plupart négatives.</p>
<p>Et le phénomène empire si la première personne qui a émis la critique est une<em> ”star”</em> du forum.</p>
<p>Selon la notoriété de la personne, son influence sera plus ou moins grande.</p>
<p>Et plus le forum est grand, et plus cette influence sera importante.</p>
<p>Par exemple, sur un forum comme celui de chasseur d’images, vu sa taille, l’effet est réellement palpable.</p>
<p>À tel point que je me souviens d’un membre qui postait 5 à 6 photos par jours à la critique qu’à peu près tout le monde trouvait horrible … ou disons mauvaises.</p>
<p>Le temps faisant son office, son nombre de messages a gonflé, tout le monde connaissait son pseudo, il a donc pris du ”grade”.</p>
<p>Du coup, ces photos qui ne s’étaient en rien améliorées dans leur style trouvaient de plus en plus d’écho favorable du fait très simple que ce monsieur était devenu quelqu’un de ”connu” sur CI.</p>
<p>Heureusement, ce genre de comportement un peu extrême est rare, mais dans les grandes lignes, reste réellement tangible.</p>
<p>Vous allez alors me dire:</p>
<blockquote><p><em>Mais où trouver une bonne critique ?</em></p></blockquote>
<p>Il n’y a pas de solution miracle, mais je peux vous donner quelques pistes :</p>
<ol>
<li><em>La meilleure critique doit venir de vous, regardez votre photo et demandez-vous :『Est-ce que si quelqu’un me montrait cette photo je la trouverais bien?』 </em></li>
<li>
<div><em>Il faut trouver plusieurs forums afin d’avoir une grande palette d’avis.</em></div>
</li>
<li><em>Préféré pour les sujets pointus des forums spécialisés, on y voit parfois des critiques qui sont dures, mais généralement si on écoute bien, elles aident à progresser.</em></li>
<li><em>Choisir quelque blog de petite taille et qui corresponde à votre façon de penser la photo.</em></li>
<li><em>Trouvez les personnes qui vous semblent justes (Ne pas confondre juste et flatteur !)</em></li>
<li><em> </em><em>N’oubliez pas, une photo doit d’abord vous faire plaisir à vous.</em></li>
</ol>
<p><em>Demander mon avis, car je suis le seul qui peut vraiment juger de vos photos… vous doutez ? Taper sur Google: faire la photo parfaite … ça vous épate non !?<br />
</em>Dans tous les cas, il faut savoir accepter la critique, regardez objectivement si les commentaires que l’on vous fait peuvent vous aider à vous améliorer … et ceci, quel que soit votre niveau, car on apprend toute notre vie.</p>
<p>Rien de pire que de voir des gens poster jour après jour des photos sans prendre le moins du monde en compte les critiques qui leur sont faites !</p>
<p><em><strong>Émettre une critique:</strong></em></p>
<p>Recevoir une critique n’est pas compliqué<em> (l’accepter par contre … )</em>, émettre un jugement c’est plus délicat !</p>
<p>Le premier petit obstacle va être le sujet de la photo.</p>
<p>Si celui-ci vous plait, tout ira pour le mieux, mais si au contraire il ne vous plait pas, il sera difficile d’émettre un jugement positif.</p>
<p>Soyons sérieux, c’est pas très crédible de faire:</p>
<blockquote><p><em>T’as photo est superbe, technique, composition, mais alors, qu’est-ce que le sujet est moche et nul !</em></p></blockquote>
<p>Je conseillerais donc de passer son chemin quand le sujet ne vous émeut pas plus que cela.</p>
<p>D’ailleurs, ne serait-il pas plus sensé de ne pas faire de critique si le sujet abordé par la photo nous est étranger ou qu’il ne nous plait pas !?</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Le bon sujet.</em></span></p>
<p>Vous avez maintenant sous les yeux une photo d’un sujet que vous maitrisé ou de quelque chose qui vous plait … ou pourquoi pas les deux.</p>
<p>Vous pouvez donc émettre une critique en toute bonne foi.</p>
<p>Mais émettre une critique qui ressemble à ça n’est pas utile:</p>
<blockquote><p><em>T’as photo est pas top, j’ai vu mieux, tu aurais du faire plus attention.</em></p></blockquote>
<p>Ce genre de discourt ultra court fonctionne seulement si vous trouver l’image parfaite !</p>
<blockquote><p><em>T’as photo est génial, j’applaudis des deux mains.</em></p></blockquote>
<p>Là, rien de plus à dire et tout le monde est content.</p>
<p>Quand la critique n’est pas 100% positive, le mieux est d’agir en plusieurs étapes:</p>
<ol>
<li><em>Expliquez ce que vous trouvez bien, les points positifs, il y en a forcement, rare sont les photos où tout est horrible, si c’est vraiment cas … passé votre chemin.</em></li>
<li><em>Expliquez quels sont les points négatifs dans la photo, détaillez le plus possible.</em></li>
<li><em>Donnez des conseils pour mettre la personne sur la voie.</em></li>
<li><em>Encourager la personne à faire des efforts et représenter à nouveau ses photos.</em></li>
</ol>
<p>Le mieux est de donner la critique que vous auriez envie de recevoir !</p>
<p>Je sais, vous vous dites:</p>
<blockquote><p><em>J’ai lu tout ça pour soi-disant apprendre à faire une critique … mais il se moque de moi !?!</em></p></blockquote>
<p>Sauf, qu’avec tout ce que j’ai pu voir sur différents forums, parfois je me demande si les gens savent recevoir et donner une critique ?</p>
<p>Ce n’est pas aussi facile que ce que l’on peut imaginer, car la photo étant subjective, beaucoup d’émotions sont en jeux quand on joue au jeu de la critique !</p>
<p>Bonne photo et bon courage !</p>
<h5><em>PS: Si l’envie de critiquer ma photo vous démange, laissez-vous aller dans les commentaires <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </em></h5>
<img src="http://blog.darth.ch/?ak_action=api_record_view&id=1728&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Improvisation</title>
		<link>http://blog.darth.ch/2010/01/12/improvisation/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 09:19:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[compact]]></category>
		<category><![CDATA[conseil]]></category>
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		<category><![CDATA[flash]]></category>
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		<category><![CDATA[reflex]]></category>
		<category><![CDATA[improvisation]]></category>

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		<description><![CDATA[
Quand on fait de la photo, la plupart du temps on a une idée en tête, on a réfléchi à la photo que l’on cherche.
On sait ce qu’on veut faire et on s’arrange pour y arriver.
On essaye de se préparer au mieux pour obtenir l’image désirée, même s’il reste toujours de l’improvisation.
Il y a forcément [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/01/geneve-vivi2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1583" title="geneve-vivi2" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2010/01/geneve-vivi2.jpg" alt="" width="400" height="600" /></a></p>
<p>Quand on fait de la photo, la plupart du temps on a une idée en tête, on a réfléchi à la photo que l’on cherche.</p>
<p>On sait ce qu’on veut faire et on s’arrange pour y arriver.</p>
<p>On essaye de se préparer au mieux pour obtenir l’image désirée, même s’il reste toujours de l’improvisation.</p>
<p>Il y a forcément cette part d’imprévus, même dans les séances studio les plus préparées où presque tous les détails sont réglé à l’avance.</p>
<p>Pourtant, ce qui est génial en photo, c’est les moments ou rien n’est prévu, où l’improvisation est totale, car la photo que l’on doit faire n’était en rien planifiée.</p>
<p><span id="more-1581"></span>Le portrait qui est en illustration rentre tout à fait dans cette description de l’imprévu total.</p>
<p>Imaginez la scène, je suis au restaurant avec ma petite famille, un resto qui a le bon gout d’être entièrement décoré avec une peinture rouge laquée du sol au plafond.</p>
<p>C’est là que Viviane me demande de lui faire un ”joli ” portrait.</p>
<p>Ce qui sous-entend qu’elle veut pas un simple portrait, mais quelque chose de plus travaillé.</p>
<p>Sauf que j’ai avec moi le minimum, mon boitier, mon 24–70/2,8 et mon flash cobra. (<em>Matériel qui ne me quitte JAMAIS</em>)</p>
<p>Ce n’est pas tout à fait le fourre-tout idéal ni l’environnement pour faire un portrait de qualité.</p>
<p>Pour autant c’est le genre de situation que j’adore, relever un défi, faire une photo précise quand rien n’est là pour faciliter la chose.</p>
<p>Pas d’éclairage spécifique, pas de fond, pas de maquillage, pas le …etc.</p>
<p>Dans ce genre de cas, l’improvisation est totale, mais le plus important est de bien réfléchir et de savoir ce que l’on veut faire.</p>
<p>Avec les moyens que l’on a sur place, avant même de penser à déclencher, il faut penser la photo, imaginer ce qu’on peut tirer de ce qu’il y a à disposition.</p>
<p>Il ne faut pas entrer dans une ligne de pensée qui serait pleine de regret:</p>
<blockquote><p><em>Ha si seulement j’avais telle ou telle chose.</em></p></blockquote>
<p>Il faut prendre ces imprévues comme un défi à relever !</p>
<p>C’est un jeu très amusant qui pourra vous pousser à faire remonter toutes les notations photographiques que vous avez.</p>
<p>Un bon moyen de puiser dans votre expérience pour pallier chaque problème.</p>
<p>Mais attention, c’est aussi le genre de situation auquel vous pourriez facilement prendre goût !</p>
<p>Alors, si un jour vous devez improviser une photo et que rien n’est là pour vous faciliter la vie, prenez ça du bon côté et essayez simplement de relever le défi.</p>
<p>Pour ma part, une pointe d’inspiration d’un grand peintre (<em>je ne dis pas son nom, si vous trouvez je serais flatté, si vous ne trouvez pas, je n’aurais pas l’air bête</em> <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> ), un miroir pour l’éclairage, quelques nappes et serviettes en guise de diffuseur et de réflecteur, une fontaine pour le fond.…et le tour était joué.</p>
<p>Je vous ai présenté la photo sans retouche, un petit passage pas photoshop et je pense qu’elle devrait faire la blague !</p>
<p>Bon courage et bonne photo…improvisée ou non ! <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<img src="http://blog.darth.ch/?ak_action=api_record_view&id=1581&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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