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	<title>Darth&#039;s Blog &#187; RAW</title>
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	<description>Le couteau Suisse de la photo</description>
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		<title>Le Flash II (le retour)</title>
		<link>http://blog.darth.ch/2009/12/16/flash/</link>
		<comments>http://blog.darth.ch/2009/12/16/flash/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 10:45:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[RAW]]></category>
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		<category><![CDATA[technique]]></category>
		<category><![CDATA[bounce-flash]]></category>

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		<description><![CDATA[
Il y a quelques mois de ça, je vous avais parlé du flash (voir ICI) c’était une petite introduction pour comprendre les bases.
Maintenant que votre flash vous fait un peu moins peur, on va essayer de comprendre ce qui différencie une photo prise au flash d’une prise en lumière naturelle, et ainsi on va s’orienter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="TEXT-ALIGN: center"><img class="size-full wp-image-1474  aligncenter" title="geneve-flash" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/12/geneve-flash.jpg" alt="geneve-flash" width="404" height="404" /></p>
<p>Il y a quelques mois de ça, je vous avais parlé du flash (<em>voir <a href="http://blog.darth.ch/2008/12/26/le-flash/" target="_blank">ICI</a></em>) c’était une petite introduction pour comprendre les bases.</p>
<p>Maintenant que votre flash vous fait un peu moins peur, on va essayer de comprendre ce qui différencie une photo prise au flash d’une prise en lumière naturelle, et ainsi on va s’orienter sur les bases du <strong>Bounce-Flash</strong>.</p>
<p>On va se concentrer pour voir les détails qui dans notre tête nous font comprendre qu’il y a eu l’utilisation du flash!</p>
<p><span id="more-1472"></span></p>
<p>Comme je vous l’avais dit dans mon article cité plus haut, les ombres portées sont le signal déclencheur de cette déduction.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1473" title="geneve-cindy-2" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/12/geneve-cindy-2.jpg" alt="geneve-cindy-2" width="200" height="298" />Prenons cette photo, on reconnait sans aucun doute qu’il y a eu un coup de flash à la simple vu de l’ombre portée du nez.</p>
<p>C’est ce genre de situation qui pose le plus souvent problème avec le flash, car ces ombres enlèvent beaucoup du naturelle de la photo.</p>
<p>La première chose à faire pour remédier à un problème est d’en comprendre les tenants et les aboutissants afin de trouver la meilleure solution.</p>
<p><strong>Mais pourquoi diable un coup de flash provoque des ombres?</strong></p>
<p>Un flash fonctionne exactement de la même manière que notre bon vieux soleil.</p>
<p>Il envoie une lumière <span style="text-decoration: underline;"><em>directe</em></span><strong>.</strong></p>
<p>De la même façon que le soleil qui par beau temps vous transmet sa lumière de façon directe, rien n’est là pour dévier les rayons lumineux d’un flash.</p>
<p>Comme vous le savez, par beau temps selon l’heure de la journée les ombres seront plus ou moins grandes, ceci est dû à l’angle des rayons qui viennent du soleil durant les différentes heures de la journée.</p>
<p>Quand il fait beau, rien ne vient perturber le chemin de la lumière (<em>ou presque</em>) qui part de sa source (<em>le soleil</em>) et va tout droit sur le sujet, c’est un éclairage ”<em>dur </em>”.</p>
<p>C’est bien ce qu’on appelle une lumière directe!</p>
<p>Le flash à la base va en faire autant, il va envoyer de la lumière de façon directe sur le sujet photographié, sans rien pour dévier les rayons.</p>
<p>Maintenant, prenons une belle journée d’automne avec ce ciel gris et plat (<em>pas génial pour faire des photos de paysage</em>).</p>
<p>Là, plus d’ombre! La lumière est uniforme et éclaire de façon égale le sujet.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-1476" title="geneve-papi" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/12/geneve-papi.jpg" alt="geneve-papi" width="350" height="233" />Quand cette lumière est uniforme, notre cerveau déduit qu’il n’y pas eu de coup de flash.</p>
<p>Comme on peut le voir sur cette photo, l’éclairage semble naturel, pourtant j’ai bien utilisé un flash.</p>
<p>Le fait qu’il n’y est pas d’ombre marquée donne pourtant l’impression d’un éclairage naturel.</p>
<p>Mais comme mon petit papa était placé devant une fenêtre, sans flash, soit, il aurait été sombre et le fond bien exposé, soit, il aurait été bien exposé et le fond surexposé. (<em>tout le problème des contres-jours</em>)</p>
<p>J’ai, pour garder une lumière ”<em>naturel</em>”, fait du flash <span style="text-decoration: underline;"><em>indirect.</em></span></p>
<p>Exactement de la même façon que le soleil par un jour de temps gris.</p>
<p>Mais pourquoi n’y a t’il plus d’ombre les jours où le ciel est maussade?</p>
<p>La raison est simple, la lumière agit comme une boule de billard.…elle rebondit ! (<em>bien sûr, pour les puristes, c’est une explication très simplifiée…mais on ne fait pas de physique</em>! <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  ).</p>
<p>Plus la surface qu’elle touche est claire, moins la lumière perdra d’intensité lors du rebond.</p>
<p>Quand la lumière arrive du soleil et doit traverser les nuages qui la séparent du sujet qu’elle va éclairer, elle va rebondir un peu dans tout les sens dans le nuage même (<em>qui va agir comme un réflecteur géant</em>) et va arriver non plus de façon directe, mais bien de façon indirecte et ainsi donner cet éclairage uniforme et sans ombre marquée.</p>
<p>On en déduit donc que pour ”<em>simuler</em>” les nuages et avoir un éclairage uniforme, il va falloir suivre la même idée et faire en sorte que son éclairage soit indirect.</p>
<p>On sait maintenant que la lumière à cette chouette tendance à rebondir un peu partout, nous allons utiliser cette particularité.…bienvenue dans le monde du <strong>Bounce-Flash</strong>.</p>
<p><strong>Bounce-Flash…???.…Mais qu’est-ce!?</strong></p>
<p>C’est la particularité de faire rebondir la lumière de son flash sur une surface (<em>claire de préférence</em>) pour éclairer le sujet de la photo de manière indirecte.</p>
<p>En pratique cela n’est possible qu’avec un flash orientable, malgré qu’il existe quelque astuce pour dévier la lumière des flashs fixes.</p>
<p>Comme pour toutes choses, rien ne vaut la pratique et l’entrainement!</p>
<p>Je vous déconseille donc de débarquer au mariage du cousin Jean et de faire du Bounce-Flash si vous n’avez pas essayé au moins quelques fois pour l’entrainement.</p>
<p>Je vous rassure quand même, c’est très très simple à mettre en œuvre, mais un minimum de pratique pour comprendre les rouages de la chose est obligatoire.</p>
<p><strong>Première étape:</strong></p>
<p>Il faut avoir un sujet à photographier…hé oui! C’est la base!</p>
<p>Pour vous entrainer, réquisitionnez le petit frère, la petite sœur, l’ami(e), le cousin…etc. En bref, trouvez quelqu’un!</p>
<p>Si tout le monde vous déteste et que vous n’avez pas d’amis, une peluche fera parfaitement l’affaire!</p>
<p><strong>Deuxième étape:</strong></p>
<p>La pièce dans laquelle vous allez faire vos photos à toute son importance.</p>
<p>La taille, la couleur des murs et du plafond, la hauteur de la pièce.…etc.</p>
<p>Selon la configuration vous n’allez pas choisir d’orienter votre flash de la même façon.</p>
<p>Si le plafond fait 12m de haut (<em>genre église</em>) on va plutôt se servir des murs.</p>
<p>Si le plafond est noir de même…etc.</p>
<p>Il faut aussi choisir l’endroit où orienter son flash selon l’éclairage ambiant.</p>
<p>Il ne faut pas non plus oublier que la couleur du mur va influer sur votre balance des blancs…donc, RAW obligatoire pour la corriger en post-prod (<em>hé oui…c’est moi qui est dit ça!</em>)</p>
<p>Mais je vous rassure, cela n’est pas si difficile, un peu de bon sens et de pratique et on comprend vite comment faire et où orienter son flash.</p>
<p><strong>Troisème étape:</strong></p>
<p>Quand on a compris comment orienter son flash, il faut faire quelques essais pour obtenir l’ambiance lumineuse désirée.</p>
<p>Si vous avez lu mon premier article sur le flash, vous êtes maintenant un pro et vous utilisez votre boitier en mode manuel avec le flash.</p>
<p>Cette solution reste la bonne, mais en bounce, pour garder l’ambiance lumineuse je vous conseille de passer en priorité ouverture, ainsi le coup de flash sera juste un ajout pour compenser le manque de lumière.</p>
<p><strong>Quatrième étape:</strong></p>
<p>Il faut garder en tête que les flashs que nous utilisons actuellement sont plutôt intelligents et savent délivrer la quantité de lumière nécessaire.</p>
<p>Il faut donc prendre ses photos sans trop d’arrière-pensées, votre flash fera très bien son travail!</p>
<p>Donc, n’hésitez pas à prendre plusieurs photos afin de trouver la configuration qui vous convient.</p>
<p>Les corrections sur l’intensité du flash, sur les iso…etc. Ne seront là que pour changer le rendu que vous voulez donner à votre image.</p>
<p><strong>Démonstration:</strong></p>
<p>Comme un exemple vaut mieux que mille mots, je vais vous expliquer comment j’ai procédé pour la photo de mon papa.</p>
<p>Comme la pièce était simple (<em>un salon clair avec de grandes vitres)</em> je savais que l’orientation du flash pourrait se faire à peu près n’importe où.</p>
<p>Mon père était assis devant une baie vitrée, la difficulté serait de compenser le contre-jour.</p>
<p>Pour cela j’ai fait une mesure spot sur l’extérieure (<em>pour garder une bonne exposition et éviter de me retrouver avec l’arrière-plan sur ex</em>).</p>
<p>J’ai orienté le flash au plafond, et j’ai sorti le petit diffuseur intégré en position verticale (<em>il revoit ~ 30% de la lumière du flash en direction du sujet</em>).</p>
<p>La magie de l’électronique opérant, j’ai eu droit à une photo parfaitement exposée en conservant l’ambiance lumineuse.</p>
<p>Parfois il convient d’augmenter ou descendre l’intensité du flash selon le rendu que l’on désire.</p>
<p>Par exemple, pour la photo de mon père j’ai un peu augmenté la puissance.</p>
<p><strong>Conclusion:</strong></p>
<p>Rien ne vaut la pratique pour maitriser son flash, mais cela reste vraiment à la portée de tous!</p>
<p>Plus vous allez l’utiliser et mieux vous allez comprendre comment il réagit, et pour finir vous ne pourrez plus vous en passer.</p>
<p>Personnellement mon flash est presque toujours monté sur mon appareil photo.</p>
<p>On peut faire tant de choses avec, qu’il serait dommage de s’en priver.</p>
<p>La prochaine fois, je vous ferais un article sur le <strong>fill-in </strong>encore une technique bien utile et très facile à mettre en oeuvre!<strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Bon courage et bonne photo</p>
<img src="http://blog.darth.ch/?ak_action=api_record_view&id=1472&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>HDR le tutoriel</title>
		<link>http://blog.darth.ch/2009/02/16/hdr-le-tutoriel/</link>
		<comments>http://blog.darth.ch/2009/02/16/hdr-le-tutoriel/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 10:39:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
				<category><![CDATA[HDR]]></category>
		<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[RAW]]></category>
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		<category><![CDATA[tutoriel]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Après avoir gagné le concours de février, Steve54 a demandé un tutoriel sur le HDR. Donc, chose promise…
Avant de commencer, nous allons mieux voir ce qu’est le HDR
Petites explications ICI et LA
Nous pouvons maintenant entrer dans le vif du sujet, et voir comment produire ce genre d’image.

Qu’est-ce qu’il faut pour faire une image HDR?

Un sujet qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="TEXT-ALIGN: center"><a href="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/02/geneve-disneyhotel.jpg"><img class="size-medium wp-image-949  aligncenter" title="geneve-disneyhotel" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/02/geneve-disneyhotel.jpg" alt="" width="606" height="403" /></a> </p>
<p>Après avoir gagné le <a href="http://blog.darth.ch/2009/02/mais-quest-ce/" target="_blank">concours de février</a>, Steve54 a demandé un tutoriel sur le <strong><em>HDR</em></strong>. Donc, chose promise…</p>
<p>Avant de commencer, nous allons mieux voir ce qu’est le <em><strong>HDR</strong></em></p>
<p>Petites explications <a href="http://blog.darth.ch/2008/10/le-globe-de-la-science-cern/" target="_blank">ICI</a> et <a href="http://franckcortot.mabulle.com/index.php/2009/02/08/175136-le-hdr-c-est-quoi" target="_blank">LA</a></p>
<p>Nous pouvons maintenant entrer dans le vif du sujet, et voir comment produire ce genre d’image.</p>
<p><span id="more-948"></span></p>
<p>Qu’est-ce qu’il faut pour faire une image <span style="color: #000000;"><strong><em>HDR</em>?</strong></span></p>
<ul>
<li><strong><span style="color: #339966;"><em>Un sujet qui se prête à ce style d’image.</em></span></strong></li>
<li><span style="color: #339966;"><strong><em>Un appareil photo.</em></strong></span></li>
<li><strong><span style="color: #339966;"><em>Un programme de retouche, ou spécialisé HDR.</em></span></strong></li>
<li><strong><span style="color: #99cc00;"><em>Un trépied.</em></span></strong></li>
</ul>
<p>Comme on peut le voir dans cette petite liste, en vert foncé les éléments indispensables, en vert clair, nécessaire, mais on peut s’en passer. Pourtant, je le conseille plus que vivement.</p>
<p>Par contre, on ne peut pas se passer d’un appareil photo…pas besoin de vous expliquer pourquoi. On ne peut pas plus se passer d’un programme de retouche ou d’un programme spécialisé dans le HDR. Pour la raison évidente que c’est grâce à lui que l’on va pouvoir monter son image.</p>
<p>Parlant de programme, il faut savoir qu’il y en a beaucoup.</p>
<p>Personnellement, je favorise Photomatix Pro. C’est un programme spécialisé qui laisse beaucoup de liberté et qui va très loin dans la conception d’image HDR. On peut utiliser directement des fichiers RAW, plus fort encore, on peut créer avec ce programme en quelques cliques un HDR à partir d’une seule image RAW!</p>
<p>Je ne peux que le conseiller.</p>
<p>Pour les programmes de retouche habituelle, comme photoshop, ils intègrent aussi des options HDR. Je les trouve malheureusement moins performantes. On peut aussi monter ses HDR avec ce genre de programme en utilisant les calques. Je vous donnerais le lien d’un tutoriel efficace.</p>
<p>Pour le tutoriel du jour, je vais utiliser photomatix, qui, comme je l’ai dit plus haut, me semble le plus performant pour la création d’HDR.</p>
<p>Vous trouverez le programme téléchargeable en démo <a href="http://www.hdrsoft.com/fr/index.html" target="_blank">ICI</a></p>
<p>Je vous rassure, je ne gagne rien à conseiller ce programme, je ne suis pas sponsorisé!…Mais si le patron de cette boite passe par là et veut m’offrir quelque chose, il est le bienvenu <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Plus sérieusement, passons au dernier point, <em>un sujet qui se prête à ce style d’image</em>.</p>
<p>Pourquoi je vous parle de ça?</p>
<p>En fait, je vois souvent des images HDR faites avec des photos dont la dynamique d’origine n’est pas très étendue. Du coup, sans HDR l’image aurait donné parfaitement bien. Donc, à moins de chercher un rendu bien particulier, je conseille d’utiliser le HDR que pour des images qui ont une forte dynamique. C’est avec ce genre de photo qu’on obtiendra les meilleures images.</p>
<p>Pour l’exemple, voici une photo qui cumule les difficultés pour un appareil photo. Vous pardonnerez à cette image d’être d’un banal et d’une mocheté absolue, elle n’est pas là dans un but artistique, mais bien pour mettre en avant les difficultés techniques d’une telle prise de vue.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"><img class="size-medium wp-image-953  aligncenter" title="geneve-hdrblogtuto1" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/02/geneve-hdrblogtuto1.jpg" alt="" width="606" height="404" /> </p>
<p>Comme on peut le constater, entre le ciel clair, le mur en plein soleil et la partie dans l’ombre, l’expo était très difficile.</p>
<p>Il est impossible pour un appareil photo normal d’encaisser de telles différences de dynamique. Les écarts entre les hautes et basses lumières sont bien trop grands.</p>
<p>Commence ici le travail.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><em><span style="color: #000000;">La création d’une image HDR</span></em></span></strong></p>
<p><em><span style="color: #00ccff;">La prise de vue:</span></em></p>
<p>Après avoir choisi son sujet, le lieu, le bon moment…eh oui, c’est du travail, on peut commencer.</p>
<ol>
<li>Prendre son trépied, l’installer et peaufiner le cadrage (pas comme je l’ai fait moi)</li>
<li>Régler son appareil sous le format RAW. Je conseille ici le RAW, car son encodage 12 ou 14 bits va permettre au programme d’aller chercher des détails dans les hautes et basses lumières.</li>
<li>Commencer la prise de vue. Ici, on va prendre le réglage d’origine et changer la vitesse d’exposition entre chaque vue. Beaucoup d’appareils photo ont le bracketing auto qui permet de justes déclencher et l’appareil s’occupe seul de faire les changements qu’il faut. Il faut trois vues au minimum, j’en conseille sept, ce qui permet d’avoir le top en dynamique.</li>
</ol>
<p><span style="color: #00ccff;"><em>La conception du HDR:</em></span></p>
<p>De retour à la maison, on va décharger les images de son appareil. Ensuite nous allons ouvrir photomatix.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-956" title="geneve-hdrboitededialogue" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/02/geneve-hdrboitededialogue.jpg" alt="" width="606" height="357" /></p>
<p>Vous allez alors cliquer sur <strong><span style="color: #ff0000;">Créer image HDR</span></strong>. Une boite de dialogue va s’ouvrir, cliquez sur <strong><span style="color: #3366ff;">Explorer</span></strong>, puis sélectionnez les images qui vont composer votre HDR. Vous pouvez directement les importer dans leur format RAW d’origine. Puis finalement, appuyez sur <span style="color: #339966;"><strong>OK</strong></span>.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Une autre boite de dialogue va alors s’ouvrir:</em></span></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-957" title="geneve-hdrboitededialogue2" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/02/geneve-hdrboitededialogue2.jpg" alt="" width="426" height="538" /></p>
<p>Je vous conseille les mêmes réglages que moi. (En bleu).</p>
<p>Le programme va alors travailler un petit moment (selon la puissance de votre ordinateur). Puis vous ouvrir une image proprement HORRIBLE!</p>
<p>Ne vous faites pas de souci, c’est normal!</p>
<p>Enregistrez cette image, elle vous permettra de procéder à plusieurs développements possibles sans refaire à chaque fois le travail d’importation des photos.</p>
<p>Cliquez alors sur l’icône ”<strong>Tone Mapping</strong>”.</p>
<p>C’est à partir de là que le vrai travail commence.</p>
<p>Votre image va alors s’ouvrir, elle sera mieux que la première fois. Il va donc falloir maintenant jouer des curseurs pour arriver à un réglage optimal de notre photo.</p>
<p>A partir de là, le rendu ne tient qu’à vous.</p>
<p>Pas de recette miracle, selon ce que vous aimer, selon votre envie vous pourrez obtenir à peu près tout ce qui vous passe par la tête.</p>
<p>Mais je vais commencer par vous détailler la boite de dialogue bloc par bloc.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">En haut nous avons ça:</span></em></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-958" title="geneve-hdrtuto-outils" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/02/geneve-hdrtuto-outils.jpg" alt="" width="248" height="210" /></p>
<p>Le <em><span style="color: #ff00ff;">HDR-Compresseur</span></em> est une autre façon de créer son HDR, mais il offre moins de possibilités, je vais donc passer par-dessus.</p>
<p>Nous allons donc nous concentrer sur le <em><span style="color: #6600ff;">HDR Révélateur</span></em>.</p>
<p>Regardons les trois premiers curseurs :</p>
<ul>
<li><span style="color: #ff0000;"><strong>Intensité:</strong></span> <em>Il va permettre de régler la valeur du tone mapping appliqué à l’image. En d’autres termes, plus on va le pousser loin sur la droite, plus l’effet sera fort et la dynamique étendue. Et plus on va le pousser vers la gauche, et moins l’effet sera fort.</em></li>
<li><strong><span style="color: #339966;">Saturation des couleurs:</span></strong> <em>Comme son nom l’indique, ce curseur permet de plus ou moins saturer les couleurs. Je conseillerais d’utiliser ce curseur en tout dernier!</em></li>
<li><span style="color: #00ccff;"><strong>Lissage du contraste:</strong></span> <em>Il permet de doser plus ou moins fort l’effet d’intensité. Je dirais que pour régler le rendu de l’image il faut jouer de pair avec intensité et lissage des contrastes. Plus le lissage sera bas plus l’effet sera marqué. Ce qui va aussi provoquer ces forts effets de halo. Plus il sera haut, moins il sera marqué. Le contraste étant moins important, le dégrader entre chaque zone sera plus doux.</em></li>
<li><span style="color: #ff9900;"><strong>Luminosité:</strong></span> <em>Pour régler la luminosité. Je vous déconseille de le toucher, car on verra un peu plus bas, qu’un curseur permet de faire ça bien mieux.</em></li>
</ul>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Passons à la suite de la boite de dialogue:</span></em></p>
<p> <img class="aligncenter size-medium wp-image-959" title="geneve-hdrtuto-outils2" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/02/geneve-hdrtuto-outils2.jpg" alt="" width="431" height="304" /></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Onglet Ton:</span></p>
<ul>
<li>Le curseur <em>point blanc</em> va donner plus ou moins de force aux tons clairs.</li>
<li>Le curseur <em>point noir</em> va donner plus ou moins de force aux tons foncés.</li>
<li>Le curseur <em>gamma</em> va lui jouer sur le gamma, autrement dit, sur la luminosité de l’ensemble de l’image.</li>
</ul>
<p><span style="color: #3366ff;">Onglet Couleur:</span></p>
<ul>
<li>Le curseur <em>température</em> va jouer sur le rendu de l’image. Poussé sur la droite il va donner une atmosphère plus chaude. Poussez à gauche, plus froide.</li>
<li>Le curseur <em>saturation</em> <em>des hautes lumières</em> va, comme son nom l’indique, plus ou moins saturer les hautes lumières.</li>
<li>Le curseur <em>saturation des ombres</em>, va plus ou moins saturé les basses lumières.</li>
</ul>
<p><span style="color: #339966;">Onglet Micro:</span></p>
<ul>
<li>Le curseur <em>Micro-contraste</em> va augmenter l’accentuation de l’image</li>
<li>Le curseur <em>Micro-Lissage</em> va diminuer le bruit numérique (notamment dans les ombres)</li>
</ul>
<p>C’est deux réglages qu’il vaut mieux effectuer sur un programme de retouche spécialisé si vous en avez un. Car leur performance ici est plutôt limitée.</p>
<p><span style="color: #ff9900;">Onglet O/L:</span></p>
<ul>
<li>Le curseur <em>Lissage des hautes</em> lumières permet de diminuer le bruit chromatique dans les hautes lumières, fait perdre aussi en contraste.</li>
<li>Le curseur <em>Lissage des ombres</em> permet de diminuer le bruit chromatique dans les parties plus denses, fait perdre aussi en contraste.</li>
<li>Le curseur <em>Coupure des ombres</em> permet une transition entre les basses et hautes lumières plus en douceur.</li>
</ul>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Finalement:</span></em></strong></p>
<p>Je dirais qu’il n’y a pas de recette miracle. On peut obtenir un peu tout ce que l’on veut, il suffit de tester, d’essayer de bouger les curseurs et regarder ce qu’il se passe.</p>
<p>On peut obtenir des rendus diamétralement opposés avec les mêmes images.</p>
<p>Premier exemple, un rendu bien connut. Celui qui signe le HDR. Très contrasté qui ressemble à un dessin. Avec une photo qui aurait plus de couleur, l’effet serait encore plus surprenant.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-961" title="geneve-hdrblogtuto" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/02/geneve-hdrblogtuto.jpg" alt="" width="606" height="403" /></p>
<p>A l’opposé, une image bien plus naturelle. Difficile ici de savoir sans indication qu’il s’agit d’un HDR. La dynamique est certes étendue, mais elle n’est pas choquante. Cette image reste très réaliste.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-962" title="geneve-hdrblogtuto2" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/02/geneve-hdrblogtuto2.jpg" alt="" width="606" height="403" /></p>
<p>Quand on compare ces deux images à celle de base, que l’on préfère un rendu saturé ou naturel, on voit tout de suite l’avantage que peut amener le HDR dans nos prises de vue.</p>
<p>Dès que l’on est en présence d’une forte dynamique, le HDR est un outil redoutable!</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-953" title="geneve-hdrblogtuto1" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2009/02/geneve-hdrblogtuto1.jpg" alt="" width="606" height="404" /></p>
<p>Le HDR est une histoire de gout.</p>
<p>Personnellement, je suis plus fan des HDR de nuit discrets <em>(comme l’image de lustration de ce billet)</em> que des HDR clinquants plein de couleurs et très saturé qui sont très proches des dessins.</p>
<p>Attention, je parle bien de les faires, et non pas de les admirer.</p>
<p>Car si j’aime faire des HDR tout en douceur, j’aime beaucoup admirer les ouvres de certains photographes qui poussent très loin le rendu.</p>
<p>Je vous conseille de bien vous amuser, de faire un maximum d’essais. Car, comme pour toute chose, c’est l’expérience qui vous permettra d’obtenir le meilleur.</p>
<p>Bon courage et bonne photo.</p>
<h6>PS: Pour faire un HDR avec différent calque sur Photoshop, cliquer <a href="http://www.toutelaphoto.com/viewtopic.php?f=21&amp;t=494" target="_blank">ICI</a></h6>
<img src="http://blog.darth.ch/?ak_action=api_record_view&id=948&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>RAW ou JPEG?</title>
		<link>http://blog.darth.ch/2008/12/22/raw-ou-jpeg/</link>
		<comments>http://blog.darth.ch/2008/12/22/raw-ou-jpeg/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2008 14:10:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Darth</dc:creator>
				<category><![CDATA[CCD]]></category>
		<category><![CDATA[CMOS]]></category>
		<category><![CDATA[Jpeg]]></category>
		<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[RAW]]></category>
		<category><![CDATA[avis]]></category>
		<category><![CDATA[capteur]]></category>
		<category><![CDATA[explication]]></category>
		<category><![CDATA[reflex]]></category>
		<category><![CDATA[technique]]></category>

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		<description><![CDATA[
Je vais m’attaquer ici à un gros morceau de la photo!
Pour un amateur (expert ou pas), le fichier RAW est souvent le Graal. Lui demander dans quel format il vaut mieux prendre ses images, reviens à lui faire dire: En RAW, toujours en RAW, rien qu’en RAW.
Demandez la même chose à un débutant, c’est lui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="TEXT-ALIGN: center"><img class="size-medium wp-image-632 aligncenter" title="geneve-3200" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2008/12/geneve-3200.jpg" alt="" width="606" height="404" /><a href="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2008/12/geneve-3200crop.jpg"></a></p>
<p>Je vais m’attaquer ici à un gros morceau de la photo!</p>
<p>Pour un amateur (expert ou pas), le fichier RAW est souvent le Graal. Lui demander dans quel format il vaut mieux prendre ses images, reviens à lui faire dire: <em>En RAW, toujours en RAW, rien qu’en RAW</em>.</p>
<p>Demandez la même chose à un débutant, c’est lui poser une question ou l’un des deux éléments est un vrai mystère, car la vraie question pour lui sera ”<em>mais qu’est-ce que le RAW</em>?”</p>
<p>Et c’est peut-être bien par là qu’il va falloir commencer, voir ce qu’il y a comme différence entre le RAW et le JPEG.</p>
<p>Je vais commencer par vous donner les informations brutes, et je reviendrais ensuite dessus pour certaines spécificités. Je vais aussi essayer de rester dans un niveau technique accessible à tous. Histoire que je ne perde personne en chemin. <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Donc, lisez attentivement cet article, que vous soyez expert convaincu, ou simple débutant. Je suis certain que vous pourrez en retirer quelque chose!</p>
<p><span id="more-624"></span></p>
<p>Dans l’histoire d’une image, la première chose qui se passe, est la prise de vue. Autrement dit, ce moment ou la lumière vient chatouiller la surface photosensible de votre capteur. Celui-ci dans tous les cas, va transformer cette lumière en un signal numérique composé de 0 et de 1.</p>
<p>L’appareil va tout de suite enregistrer l’image. Stocker cette série de 1 et 0 qui forme votre photo sur la carte mémoire. Et c’est là que tout change.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">En RAW</span></strong> (qui en anglais veut dire brute), l’appareil va enregistrer l’image sans lui ajouter le moindre traitement. Brute de capteur.</p>
<p>Cela veut bien sûr dire qu’il garde toutes les informations de l’image sans aucune perte et en 12, 14 ou 16 bits par couche. (<em>Ce qui représente les nuances pour chaque couleur de base du capteur. <span style="color: #ff0000;">Rouge</span>, <span style="color: #3366ff;">bleu</span> et <span style="color: #339966;">vert</span>. On y reviendra après</em>)</p>
<p>Le RAW va donc permettre de contrôler toutes ces valeurs et de les modifier après coup. Depuis votre ordinateur vous pourrez choisir la balance des blancs, modifier l’expo. (<em>Dans certaines limites. Des hautes lumières cramées, le resteront quoi qu’on fasse, idem pour des ombres bouchées</em>), la saturation ainsi que l’accentuation…etc</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">En JPEG</span></strong> l’appareil va enregistrer l’image avec les traitements qu’aura choisis par avance l’utilisateur. Par exemple, la balance des blancs, l’accentuation, la saturation…etc. Et le tout en 8 bits par couche. Et on ne pourra plus revenir dessus.</p>
<p>Voilà basiquement la différence.</p>
<p>Avant d’aller plus loin, je pense qu’il est bon d’expliquer,ou de rappeler, ce que veut dire enregistré une image en 8, 12, 14 ou 16 bits.</p>
<p>Pour les experts cette piqure de rappel aura du bon. En effet, on prône si facilement les biens faits d’un encodage 16bits.</p>
<p>On sait que la lumière est transformée en signal numérique une fois touchée la surface sensible de votre appareil (<em>CCD ou CMOS</em>).</p>
<p>Imaginons maintenant que notre appareil n’est capable de produire que du noir et blanc de la façon la plus basique. Soit noir, soit blanc, donc un encodage sur 1bit.</p>
<p>Avec 1bit l’info sera traduite ainsi. Comme la valeur est soit 0, soit 1, dans notre cas de figure, 0=noir 1= blanc.</p>
<p>Pour fabriquer une image, il nous faut pourtant un peu plus de nuances. Essayons avec un encodage sur 2bits.</p>
<p>Avec 2bits, on associe les valeurs par deux. Ce qui fait que l’on a 00, 01, 10, 11. Les quatre associations possibles avec 00 on aura le noir, avec 11 le blanc, et entre, deux valeurs de gris différentes.</p>
<p>On n’arrive toujours pas à former une image, passons alors à un encodage sur 3bits.</p>
<p>Avec 3bits, on associe les valeurs par trois. Ce qui va donner 000, 001, 010, 011, 100, 101, 110, 111. Entre le noir et le blanc, on obtiendra 6 niveaux de gris différents. On peut commencer à très légèrement distinguer une image.</p>
<p>Je ne vais pas vous refaire le coup pour chaque palier. Je pense que vous avez compris le principe. Je continue donc:</p>
<ul>
<li>4bits=16valeurs.</li>
<li>5bits=32valeurs.</li>
<li>6bits=64valeurs.</li>
<li>7bits=128valeurs.</li>
<li>8bits=256valeurs.</li>
<li>9bits=512valeurs.</li>
<li>10bits=1024valeurs.</li>
<li>11bits=2048valeurs.</li>
<li>12bits=4096valeurs.</li>
<li>13bits=8192valeurs.</li>
<li>14bits=16384valeurs.</li>
<li>15bits=32768valeurs.</li>
<li>16bits=65536valeurs.</li>
</ul>
<p>Maintenant que l’on a bien compris, il faut imaginer que ce nombre de nuances est là par couche de couleurs. Soit pour un encodage 8bits:</p>
<ul>
<li><span style="color: #ff0000;">256 nuances de rouge</span></li>
<li><span style="color: #3366ff;">256 nuances de bleu</span></li>
<li><span style="color: #339966;">256 nuances de vert.</span></li>
</ul>
<p>Ce qui donne en tout 16,7 millions de couleurs différentes !</p>
<p>Un encodage sur 12, 14 ou 16bits par couche, donnera lui des chiffres proprement astronomiques !</p>
<p>Quand on sait qu’un RAW enregistre au minimum en 12bits par couche là où un JPEG se contente de 8, on se dit qu’il ne faut pas hésiter! Pourquoi se contenter de seulement 16 millions de couleurs, quand on peut en avoir des centaines de millards?…Ne jugez pas trop vite!</p>
<p>Maintenant que vous avez bien compris à quoi correspondent les valeurs d’enregistrement en bit, vous vous dites: ”<em>le RAW est vraiment plein davantage </em>”.</p>
<p>Il est plus souple, car il permet de revenir sur les réglages après coup et en plus il offre une palette de couleurs bien plus étendue.</p>
<p>Pourtant, c’est loin d’être aussi génial que ça. Dans cette vision idyllique des choses, il y a quelques points noirs</p>
<p>Première déception, le nombre de couleurs. En effet, un fichier RAW possède des milliards d’informations couleur. Il n’y a que trois petits soucis. Le premier, votre écran est bien incapable de reproduire une image qui dépasse 8bites de valeur par couche. Un écran ne peut pas afficher plus de 16,7 millions de couleurs. Pas plus d’ailleurs que la feuille sur laquelle vous allez imprimer vos images. (<em>Qui se retrouve encore plus restreinte que votre écran</em>) Il n’y a que votre oeil qui s’en sort un poil mieux, mais c’est si court qu’un encodage sur 9bites est déjà trop nuancé pour vos pauvres yeux!</p>
<p>Tout de suite on relativise l’intérêt d’avoir des milliards de couleurs qu’on ne peut tout simplement pas voir.</p>
<p>Deuxième point noir, on peut effectivement corriger tous les réglages après coup. (Balance des blancs, saturation, accentuation, expo…) Mais en réalité, ce n’est pas qu’on peut le faire. Ce n’est pas un choix, on doit le faire. Car une image en RAW est totalement inexploitable si on ne la développe pas. Pas moyen de l’imprimer, de la montrer sur votre site internet…etc.</p>
<p>Chaque image doit passer par la case développement. Vous devez pour chaque photo vous occuper de vos réglages, passer du temps devant votre écran à tirer le meilleur de vos RAW!</p>
<p>Pour ne rien gâcher à la fête, il n’y a pas de RAW universel. Autrement dit, chaque marque enregistre ses RAW sous un format qui lui est spécifique, mais pire encore, qui est aussi spécifique à chaque boitier! Ce qui peut laisser comme un doute sur la pérennité des fichiers non développés ! Autant dire que si on veut être certain de pouvoir récupérer toutes ses photos dans quelques années, on est obligé de les convertir dans un format tel que le TIFF!</p>
<p>Vous vous demandez alors pourquoi le RAW est tellement conseillé?!</p>
<p>Tout simplement par ce qu’il n’y a pas très longtemps de ça, les reflex n’étaient pas capables de sortir des JPEG de bonne qualité. Le seul moyen que l’on avait pour faire ressortir tout le meilleur de ses images était d’utiliser les fichiers RAW, car le JPEG direct du boitier était une horreur, une chose totalement lamentable!</p>
<p>C’est d’ailleurs en grande partie de là que vient cette idée qu’il n’y a que le RAW de vrai, et que tout expert qui se respecte ne devrait faire que du RAW!</p>
<p>Depuis les choses ont bien changé. Les boitiers de l’année 2008 sont pour la plupart capables de sortir de très bons fichiers JPEG qui ne se distinguent pas de leur homologue en RAW pour le rendu.</p>
<p>Il faut aussi noter que le JPEG n’est pas aussi rigide que l’on veut bien le laisser imaginer. Il permet tout de même certaines libertés, même s’il faut reconnaitre qu’il est beaucoup moins souple que le RAW.</p>
<p>Pour prouvez mes dire, l’image d’illustration a été enregistrée en simultané en RAW et en JPEG. Je vous mets ici un crop 100% de l’image. D’un côté tirée à partir du RAW, de l’autre le JPEG du boitier. C’est une photo faite dans une situation très difficile pour le boitier (lumière balance des blancs) et à 3’200iso pour ne pas lui faciliter la vie. Je vous laisse chercher les différences !</p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"><img class="size-medium wp-image-633 aligncenter" title="geneve-3200crop" src="http://blog.darth.ch/wp-content/uploads/2008/12/geneve-3200crop.jpg" alt="" width="606" height="438" /></p>
<p>Doit-on en conclure qu’il n’est pas utile de faire du RAW?</p>
<p>La réponse est plus nuancée que ça. Le RAW n’est pas inutile. Il est utile dans certains cas:</p>
<ul>
<li>Si vous avez une lumière difficile (<em>problème avec l’expo</em>)</li>
<li>Si vous avez une balance des blancs difficiles (<em>par exemple grosse dominante de couleur</em>)</li>
<li>Si vous cherchez un rendu bien particulier.</li>
<li>Si…etc</li>
</ul>
<p>Honnêtement, le choix vous appartient. Je sais que pour beaucoup le JPEG est un peu le canard boiteux de la photo. Beaucoup aiment à dire qu’ils ne font que du RAW, ce qui leur donne presque une l’impression d’être classé parmi les experts justes avec cette affirmation. Celui qui avoue faire du JPEG direct est vite considéré comme un débutant (<em>comme si c’était une tare</em>) ou un amateur sans connaissance.</p>
<p>Si je fais une moyenne de ma production personnelle, le RAW n’est pas majoritaire. Il représente un peu moins de 50% de mes fichiers. De plus, quand je fais du RAW, je fais un double enregistrement RAW+JPEG. Et il faut avouer que dans 95% des cas je finis par utiliser le fichier JPEG.</p>
<p>Soyons honnêtes, les reflex sont maintenant capables de sortir,  dans plus de 90% des cas, des photos exposées de façon parfaite avec une balance des blancs tout aussi parfaite. Le peu de fois où votre appareil pourrait être prit à défaut, le RAW  sera alors effectivement très utile. Et comme je l’ai dit plus haut, il sera aussi très utile si vous cherchez un rendu particulier…etc.</p>
<p>Je sais que pour beaucoup la messe est dite, et que pas mal de gens qui vont lire ces lignes vont me prendre pour un fou. Les journaux spécialisés n’aident en rien à sortir de cette croyance, puisque c’est les premiers à expliquer à quel point il est important de faire du RAW.</p>
<p>C’est quelque part presque drôle!</p>
<p>Si quelqu’un veut me contre argumenter, les commentaires sont ouverts, et je me ferais un plaisir de lui répondre.</p>
<p>Il n’empêche que tout le temps que je ne passe pas devant mon écran à développer mes RAW (pour le peut qu’ils m’apportent en plus), je peu le passer à prendre des photos!!!</p>
<p>Bon courage, bon développement de RAW, bonne photo…et surtout, JOYEUX NOËL! <img src='http://blog.darth.ch/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<img src="http://blog.darth.ch/?ak_action=api_record_view&id=624&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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