Darth's Blog https://blog.darth.ch Le couteau Suisse de la photo Mon, 07 Jan 2019 18:00:45 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.10 On solde! https://blog.darth.ch/2019/01/07/on-solde/ https://blog.darth.ch/2019/01/07/on-solde/#comments Mon, 07 Jan 2019 18:00:45 +0000 https://blog.darth.ch/?p=43558

Bonjour tout le monde,

Pour ce premier article de l’année, je vous souhaite à tous et toutes une très bonne année et une excellente santé ! … Ainsi que tout plein de super photos !

J’ai été un rien absent ces dernières semaines, pour cause de surplus de travail et d’un nouveau projet sur lequel je travaille avec un ami. Je vous en dirai plus en temps voulu.

En attendant, qui dit début d’année, dit soldes… et c’est peut-être le moment d’en profiter pour se procurer quelques accessoires utiles ou juste pour se faire plaisir. Je précise que les articles cités ne sont pas classés dans un ordre quelconque, qu’il s’agit d’une liste non-exhaustive et totalement subjective et qu’il n’y a aucun lien de partenariat ente les marques citées et le blog.

  • Western Digital My Passport Wireless SSB

Quand on voyage, il n’est pas toujours possible de prendre un laptop avec soi, pour tout un tas de raisons. Cependant, il est toujours prudent de faire un backup de ses fichiers pour des raisons de sécurité ou juste parce que vous avez rempli vos cartes mémoire.  Ce drive SSD portable est équipé d’un lecteur de cartes SD, ce qui vous permet d’y stocker vos fichiers directement, sans passer par un appareil intermédiaire. Il existe en 250gb, 500gb, 1Tb et 2 Tb.

  • Powerextra double chargeur de batterie

Charger ses batteries, ça prend du temps, surtout que les chargeurs standard livré avec les boitiers ne chargent qu’une batterie à la fois. Ce petit chargeur vous permet d’en charger 2 en même temps. Il existe pour Canon, Nikon, Sony, Fuji, Gopro. Il se branche sur un USB.

  • Platypod

« Mais qu’est-ce que c’est ? » me demanderez-vous. Pour faire simple, il s’agit d’une solution de remplacement d’un trépied qui est utilisable dans les endroits où les trépieds ne sont pas autorisés. Simple non ?  … en pratique, il s’agit d’une semelle en aluminium haute qualité sur laquelle on vient visser une tête de trépied ce qui en fait un trépied sans les jambes. Cela permet de prendre des photos au ras du sol, ou de le déposer dans des endroits où vous n’auriez pas pu mettre votre trépied. Il existe en 2 tailles : Max et Ultra.  Ayant acheté le modèle Ultra, vous aurez d’ici peu de temps un article complet sur le sujet.

  • Peli Card Case

Les cartes mémoires, ça peut vite devenir un problème : c’est petit, il faut les protéger, ne pas les perdre, les stocker durant un certain temps avant de pouvoir les vider si on est en voyage, etc… Cette petite boite vous permet d’un stocker un bon nombre (12 SD ou 6 Cf selon le modèle) et les protégera des chocs avec sa coque rigide et son habillage intérieur en mousse.

  • Irix 11mm f/4

Je vous en fais le test complet il n’y a pas si longtemps. Vous pouvez le retrouver en suivant ce lien. Je ne vais donc pas vous redire tout le bien que je pense de cet objectif. Le seul regret que j’ai, c’est d’avoir dû le renvoyer chez Irix. Il n’est d’ailleurs pas impossible qu’il rejoigne mon parc d’optique cette année.

  • Sigma 105mm f/1.4 ART

Celui-là, par contre, est déjà dans mon parc. D’ailleurs, je vous en ferai le test détaillé d’ici peu. Pour faire simple, c’est juste un monstre, dans tous les sens du terme : qualité, piqué … et taille.

Carry Speed Pro Mark IV Slim

Il s’agit de la sangle que j’utilise. Personnellement, j’aime bien ce système. C’est confortable et pratique. Après une journée d’utilisation de l’équivalent d’un monobloc muni d’un 70-200 f/2.8, j’avoue ne pas ressentir de douleurs grâce aux renforts de la sangle. Le plateau d’attache est compatible Arca-Swiss mais il est de toute façon possible de visser un plateau pour trépied sur le plateau de support, ce qui peut vous éviter des manipulations supplémentaires si vous décidez d’utiliser votre trépied.

  • Fujifilm X-T3

Cela a été mon dernier test de 2018, histoire de bien finir l’année. Il faut bien avouer que si je n’étais pas investi dans une marque comme je le suis, Fuji aurait été dans les très gros prétendants. Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, allez consulter le test à ce lien, vous comprendrez facilement pourquoi.

Voilà, nous sommes arrivés à la fin de cette petite liste. J’espère qu’elle vous donnera une ou l’autre idée qui pourront vous servir tout au long de votre année photographique que je vous souhaite plein de succès !

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Fujifilm X-T3, séduction intense. https://blog.darth.ch/2018/12/22/fujifilm-x-t3-seduction-intense/ https://blog.darth.ch/2018/12/22/fujifilm-x-t3-seduction-intense/#comments Sat, 22 Dec 2018 18:30:47 +0000 https://blog.darth.ch/?p=43384

Comme vous avez sans doute pu le remarquer, j’ai été quelques peu absent ces dernières semaines, la faute à un emploi du temps surchargé ainsi qu’à un nouveau projet sur lequel je travaille et dont je vous parlerai bientôt. Et pour le faire pardonner cette absence, quoi de mieux que de vous parler d’un des boitiers le plus attendus de cette année, le Fujifilm X-T3 ?

De l’extérieur, le X-T3 semble être le jumeau du X-T2. Cependant, sous cette robe bien connue, se cachent des dessous complètement nouveaux et diablement attirant. Plongeons au cœur de la bête pour voir ce qui s’y cache.

Nouveautés.

Fujinon XF 10-24mm f/4 R OIS – 24mm – 160 isos – f/9 – 1/200

Au centre du système, se cache une tout nouveau capteur Aps-C Cmos X-Trans de 4ième génération, d’une définition de 26Mpx. Il est épaulé par une puce X-Processor 4, tout aussi nouvelle que lui. Par contre, il ne possède pas de capteur stabilisé.

Le viseur électronique est très précis. Il passe à 3,69 millions de points avec un taux de rafraichissement de 100 i/s en mode boost et 60 i/s en mode normal, le tout avecu n agrandissement de 0,75x. Il est très agréable à utiliser, large, clair et précis.

L’écran tactile a été amélioré pour être plus réactif et incorpore maintenant plus de fonctions tactiles. Il conserve son articulation horizontale et verticale.

Fujinon XF10-24mm f/4 R OIS – 10mm – 160 isos – f/4 – 1/80 

D’un point de vue ergonomique, on retrouve majoritaire les caractéristiques du X-T2, avec les molettes sur le dessus, le look vintage, des roulettes avant et arrière. La poignée a été retravaillée pour être un rien plus profonde, ce qui confère une meilleure préhension. J’ai eu l’occasion d’avoir de plus le grip durant la durée de ce test. Je dois avouer que personnellement, je trouve cela plus confortable, et pas seulement en mode portrait. Ce grip embarque également 2 batteries supplémentaires et nous verrons plus tard que ce n’est pas du superflu.

Les menus restent quasi inchangés. Une petite nouveauté bien pratique y est apparue : le menu Q, qui permet d’avoir un accès direct aux principaux réglages du boitier est maintenant compatible avec les fonctions tactiles du boitier. Cependant, ce n’est toujours pas le cas du menu général.

Notons également la présence d’un double lecteur de cartes mémoires au format SD compatible UHS-II. Il possède également une prise synchro-flash en façade et des prises mini-jack micro et casque, HDMI et USB-C sur le côté (la prise USB-C peut être utilisée pour charger l’appareil). Il est également muni de connexions Wifi et Bluetooth.

Le boitier est bien sûr tropicalisé.

Réactivité et précision.

Fujinon XF56mmF1.2 R – 160 isos – f/1.2 – 1/100

Au rayon des nouveautés se trouve également un nouvel autofocus à détection de phase comprenant 425 collimateurs et dont la sensibilité a été améliorée pour atteindre -3IL. La rafale quant à elle passe à 11 images/secondes en obturateur mécanique et ce même sans le grip, contrairement au X-T2. En obturateur électronique, elle monte à 30 images/secondes mais au prix d’un recadrage de 1,25x.

Il offre tous les raffinements du genre ainsi qu’une reconnaissance faciale et détection oculaire, y compris en mode suivi.

Sur le terrain, je dois bien avouer que ce nouveau module autofocus fonctionne à merveille. Que ce soit sur sujet immobile ou se déplaçant, y compris dans des conditions de lumières difficiles sur des sujets mobiles, je n’ai quasiment jamais su le prendre en défaut. La seule fois où il a eu du mal, c’est en utilisant la détection oculaire avec un modèle portant des lunettes de soleil baissée sur le bout du nez. Le reste du temps, le nombre de déchet de mise au point est assez marginal.

Fujinon XF 18-55mmF2.8-4 R LM OIS – 42.5mm – 160 isos – f/8 – 1/500

Il est possible de déplacer son collimateur de mise au point via l’écran tactile avec son pouce, tout en gardant l’œil dans le viseur. Sur papier, c’est très pratique, efficace et précis. Sur le terrain, par contre, ce n’est pas vraiment le cas. Cette fonction manque de réactivité. Cela reste plus rapide et facile avec le petit joystick. À n’en pas douter que cette possibilité soit plus efficace dans le futur.

Qualité des images

Fujinon XF 80mmF2.8 R LM OIS WR Macro – 160 isos – f/8 – 1/100

Autant vous le dire tout suite plutôt que d’essayer de maintenir un suspens non crédible, la qualité des images est vraiment au rendez-vous. On se situe ici dans le (très) haut du panier. La dynamique du capteur vous permet de bien gérer les grands écarts de luminosité, les contrastes sont agréables à l’œil et comme toujours chez Fujifilm, le rendu des couleurs est absolument magnifique.

J’en profite pour faire une petite digression en rapport avec la qualité des images : vous pouvez avoir le meilleur capteur qui existe, si vous lui mettez un cul de bouteille devant, vos images seront décevantes. Je vais donc vous parler des objectifs Fujinon. Pour ce test, j’ai pu obtenir 4 objectifs supplémentaires en plus du 18-55 f/2.8-4 vendu en kit avec le boitier. J’ai donc pu utiliser 2 focales fixes : le 56mm f/1.2 R et le 80mm f/2.8 Macro ainsi que 2 zooms : le 10-24 f/4 et le 100-400 f/4.5-5.6. Vous trouverez d’ailleurs en-dessous de chaque photo les exifs et l’objectif utilisé. Il faut avouer que la qualité des optiques est largement au niveau de celle du boitier.

Fujinon XF80mmF2.8 R LM OIS WR Macro – 160 isos – f/2.8 – 1/100

Revenons-en aux images. Les RAW générés vous permettront d’en tirer le meilleur au développement et les Jpegs générés sont d’excellente facture et suffisamment souples pour vous permettre un bien sympathique développement. Il est à noter que vous pouvez toujours sélectionner toute une gamme de filtre pour vos Jpegs, y compris l’Eterna, récemment apparu sur le X-H1.

La montée en Iso est plutôt bien gérée, les isos natifs sont 160 isos. Selon vos goûts personnels, ce sera propre jusque 6.400 isos et cela peut rester exploitable jusque 12.800 isos. La photo ci-dessous est un Jpeg issu du boitier. 

Fujinon XF100-400mmF4.5-5.6 R LM OIS WR – 400mm – 2500 isos – f/5.6 – 1/500

Il y a malgré tout un petit bémol lié à l’autonomie. Elle est annoncée pour 390 images/batterie. Sur le terrain, lors de mes tests, cela s’est traduit par 2 heures/batterie (écran désactivé et détection oculaire sur le viseur) Je précise que j’étais en mode boost pour bénéficier des meilleures performances du viseur, mode qui a priori consomme 30% d’énergie en plus. Comme j’avais le grip emportant 2 batteries supplémentaires, cela ne m’a pas vraiment posé de problème. Cependant, si je devais utiliser le boitier à la place de mon bon vieux reflex, je pense que j’aurais besoin de 3 batteries constamment avec moi. Pensez à prendre cet élément en compte si vous envisagez un achat.

Vidéo.

Fujinon XF100-400mmF4.5-5.6 R LM OIS WR – 400mm – 400 isos – f/5.6 – 1/640

Je ne suis pas un spécialiste de la vidéo, que du contraire même. Et malheureusement, pour des raisons de disponibilités, je n’ai pas eu l’occasion de le faire tester par un vrai spécialiste du domaine.

D’un point de vue technique, le X-T3 vous permet un enregistrement 4K DCI (4 096 x 2 160 px) en 60p (sur une zone recadrée) et en 4:2:0 10 bits à 200 Mb/s en interne. Si vous utilisez la sortie HDMI, il est possible de passer au 4:2:2 10 bits. Les formats suivant sont également disponibles : H.264 ou H.265 en All-Intra (4K 29,97p/25p/24p/23,98p 400 Mb/s et 2K/HDTV 1080 59,94p/50p/29,97p/25p/24p/23,98p 200 Mb/s) ou Long-GOP.

En 4K 60/50p, vous aurez droit à 20 minutes d’enregistrement. Cette durée passe à 30 minutes dans les autres modes.

Pour ce que j’en ai vu, l’autofocus fait le job et l’option de suivi des visages me semble plutôt assez efficace.

Conclusion

Fujinon XF56mmF1.2 R – 1600 isos – f/1.2 – 1/200

Le X-T3 semble être le compromis idéal : très bon en photo, bon en vidéo, pas trop encombrant, pas trop lourd, tropicalisé, bénéficiant d’un solide parc optique et le tout pour un prix loin d’être exorbitant. Il a tout pour séduire. Bien évidemment, il n’est pas parfait mais honnêtement, nous avons peut-être affaire là au meilleur rapport prix/performance actuellement disponible sur le marché.

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L’angoisse de la photo blanche https://blog.darth.ch/2018/11/12/langoisse-de-la-photo-blanche/ https://blog.darth.ch/2018/11/12/langoisse-de-la-photo-blanche/#comments Mon, 12 Nov 2018 18:00:33 +0000 https://blog.darth.ch/?p=43176

La semaine passée, je réfléchissais à un sujet dont je parlerais bien dans cet article. J’avais bien quelques idées, mais rien qui me tentait plus que ça. Je me suis dit que ça viendrait tout seul plus tard. Je suis passé à une autre chose, histoire de laisser mon cerveau débroussailler tout ça pour moi. Les jours passent et toujours rien. Le weekend arrive et pas mieux. Je sais que le lundi arrive et que j’ai besoin d’un article mais aucun sujet me m’inspirait plus que cela…. jusqu’au moment où, ça a tillé. À croire que quelques neurones avaient enfin décidé de sortir de l’océan de vin dans lequel ils barbotaient. Et si je vous parlais justement du manque d’inspiration.

Clic… ou pas

En tant que photographe, à la base, on aime tous prendre des photos. On se passionne pour nos images, on pense photo, on dort photo, on vit photo. On cherche à s’améliorer, on essaie de toujours faire mieux que la fois précédente…. et un jour, on se retrouve devant ses dernières photos et on se dit que finalement, c’est pas terrible. Du coup, on ressort pour en prendre des nouvelles. On mitraille ce qui nous tombe sous la main, on revient et rebelote, on ne trouve rien qui en vaillent la peine alors que sur le terrain, on était pleinement satisfait. Donc…. on ressort en se disant que cette fois, on va tout déchirer, que ça arrive d’avoir un ou 2 mauvais jours et nous revoilà plein d’espoir sur le terrain… Et là, on a beau chercher à droite, à gauche en haut en bas, partout on ne trouve rien qui nous fassent vibrer le capteur alors qu’on en est certain : il y a des chouettes photos à faire. On perd notre créativité, notre inspiration, on a l’impression d’être devant un mur et plus on prend de photos, plus on rentre dans ce mur.

Gauche ou droite ?

La plupart du temps, les murs sont plus costauds que nous. Dès lors, plutôt que de continuer à rentrer de dedans en espérant qu’il s’écroule, pourquoi tout simplement ne pas le contourner ?

Mais comment ? Il y a plusieurs possibilités pour retrouver son inspiration, sa créativité, son œil.  Nous allons en parcourir quelques-unes. Cette liste ne sera évidemment pas exhaustive et certaines idées conviendront mieux à certains qu’à d’autres mais au final, ce qui est important, c’est que vous ne vous heurtiez plus à vos murs.

N’achetez pas !

Je sais, c’est particulier de commencer une liste en disant de ne pas faire quelque chose… mais c’est une conception courante : acheter un nouvel objectif ramener votre créativité.  En réalité, ce n’est pas tout à fait le cas. Ça va l’être durant une courte période où l’excitation de ce nouvel objectif sera présente mais dès que celle-ci sera passée, vous vous retrouverez au même point qu’auparavant.

Coupez !

Et si vous preniez un petit break ? Déposez votre boitier. Oubliez la photo pendant 1, 2 jours, une semaine. Laissez votre cerveau se vider de toutes ces images. Faites une sorte de reboot. Sortez vous promener, juste pour le plaisir de vous promener, sans penser à rien d’autre. Ne parlez plus photo pendant quelques jours, n’en regardez pas non plus. Oubliez. Créez le manque. Je sais que ce n’est pas toujours facile à faire, mais cela permettra à l’envie de revenir doucement, à votre créativité de repartir de zéro. Quand vous reprendrez votre boitier vous aurez l’impression de tout voir avec un nouvel œil, tout frais.

Discutez !

Et si vous en discutiez avec des créatifs d’autres milieux ou simplement avec des non-photographes ?  Ces personnes ne savent pas ce qu’est un tilt-shift ou si le bol beauté conviendra mieux que la softbox ou si le boitier X est mieux que le Y…. Et en plus, vous savez quoi ? La plupart du temps, ils s’en foutent. Si vous leur demandez un avis, elles vous répondront par des idées, des ressentis visuels. Dans le cas d’artistes, ils vous parleront de leur façon d’approcher leur art, de leur sources d’inspiration, de leur processus créatif. Vous allez créer comme une sorte de brainstorming, plutôt basé sur des concepts que sur du concret. En laissant le tout macérer un peu dans votre tête vous allez vous apercevoir que vous êtes finalement bien remontés et que plein d’idées nouvelles sont apparues

Changez !

Vous êtes portraitistes ? Faites du paysage. Vous êtes architecturistes ?  Faites de la macro. Vous êtes paysagiste ? Faite du portrait. Vous êtes naturistes ?… Mettez un slip …. euh….

Bref, changez vos habitudes, sortez de votre zone de confort. Mettez-vous des défis. Le fait de pratiquer une discipline dans laquelle vous n’avez pas forcement vos repères, vous donnera l’impression d’avoir un nouveau monde à apprendre. Votre motivation s’en retrouvera augmentée. Vous vous sentirez parfois un peu perdu mais vous sentirez une énergie créative revenir.

Contraignez-vous !

Mettez-vous volontairement une(des) contraintes. Par exemple, faites une sortie avec juste un seul objectif, celui que vous utilisez le moins. Ou juste en utilisant votre smartphone. Ou en vous limitant à un seul lieu, comme par exemple un parc, une cathédrale. Le fait de devoir vous débrouiller avec ce dont vous disposez vous obligera à voir les choses différemment.

Inspirez-vous !

Que ce soit dans un musée avec les grands maitres de la peinture, dans un magnifique recueil de photos, online (ce ne sont pas les sites qui manquent), en regardant des films et en vous concentrant sur les cadrages et les lumières, bouffez de l’image. Nourrissez votre moteur créatif d’images, demandez-vous pourquoi vous aimez telle ou telle peinture, photo, plan de film. Notez ce qui vous fait l’aimer. Ça peut aller de l’ambiance globale à un détail de l’image, peu importe. Le lendemain, reprenez vos notes, relisez-les et servez-vous-en comme base à votre prochain shoot.

Relaxez-vous !

Arrêtez de vous mettre la pression du résultat. Il faut pouvoir accepter que parfois vos sorties photos ne donneront rien…. selon vous. Souvent, nous nous mettons trop de pression pour arriver à un résultat qui doit être super extra selon nos critères à chaque sortie. Tout cette pression à tendance à nous presser, on voit le temps qui avance plus vite, et plus ça passe, plus on se met de pression, plus on se renferme, on perd la conscience de ce qui nous entoure et au final, on rentre frustré, déprimé, on s’en veut, on se bloque. Il faut apprendre à accepter que l’on ne fera pas la photo de l’année à chaque sortie, cela vous aidera à retirer la pression que vous vous êtes mis. Prenez simplement du plaisir à faire vos photos. Sans cette pression inutile, en étant plus relax, vous serez également plus aware de ce qui vous entoure, comme dirait mon compatriote hollywoodien JCVD. Et à ce moment-là, vous commencerez à voir toutes les opportunités photographiques qui vous entourent. Et si vous vous demandez pourquoi j’ai précisé « selon vous » au début de ce paragraphe, la raison en est très simple : des fois, nous sommes simplement trop durs avec notre production. Pensez à montrer vos photos à des personnes d’horizon divers et vous verrez que bien souvent, tout n’est pas aussi mauvais que ce que vous en pensez.

Finalement…

Ainsi donc j’’ai vaincu mon angoisse de la page blanche. Nous voici arrivés au bout de cet article. J’espère qu’il vous sera utile si un jour vous vous retrouvez confronté au syndrome de la photo blanche.

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[Interview] Paul Marnef, dirigeant de l’agence de presse Isopix. https://blog.darth.ch/2018/11/07/interview-paul-marnef-dirigeant-de-lagence-de-presse-isopix/ https://blog.darth.ch/2018/11/07/interview-paul-marnef-dirigeant-de-lagence-de-presse-isopix/#comments Wed, 07 Nov 2018 11:10:42 +0000 https://blog.darth.ch/?p=43119

J’ai eu l’occasion de rencontrer Paul Marnef, dirigeant de  l’agence de presse Isopix. Il a eu la gentillesse de prendre un peu de son temps pour m’accorder une petite interview au sujet de son métier, du marché de la photo de presse ainsi que des débouchés possibles pour les photographes.

Voici donc un petit aperçu de la réalité de terrain du milieu.

Paul, pourrais-tu te présenter ainsi que la société que tu diriges ?

Je suis photographe de formation et travaille dans le secteur des agences photos depuis 1980, où j’ai commencé ma carrière en tant que reporter-photographe dans une agence. ISOPIX est une agence de presse photo. Elle a été créée en 1984. Je suis un des fondateurs et toujours un des dirigeants. Par ailleurs, les hasards de la vie m’ont conduit a également être dirigeant d’agences françaises telles que : SIPA PRESS (Directeur Général) STARFACE (gérant), AKAMEDIA VIDEO (gérant).

Dans les grandes lignes et pour que tout le monde comprenne bien, qu’est-ce qu’une agence de presse ? Comment ça fonctionne ?  Quels sont ses marchés possibles ?

Les activités d’une agence de presse photo sont les suivantes :
– Produire des images sur l’actualité (Belge, en ce qui nous concerne).

– Produire des images d’illustration.

– Distribuer ces images en Belgique (aux quotidiens, magazines, télévisions, et différents site web).

– Distribuer ces mêmes images à l’étranger au travers d’un réseau d’agents.

– Distribuer en Belgique des images produites par des agences photo étrangères. En ce qui nous concerne, il s’agit par exemple des agences : Associated Press, Sipa Press, Starface, Splash News, Broadimage, Rex Shutterstock, Camera Press, August, X17, etc..

– Assurer des commandes pour des magazines (il peut s’agir de chefs d’entreprises, de personnalités du show business, etc…).

– Effectuer des commandes pour des entreprises.

– Fournir des prestations de services pour le compte de clients institutionnels (reportages, édition, retouches, impression, mise en ligne, etc..). Nous travaillons par exemple pour le Parlement européen, le Comité économique et social européen, le Conseil des ministres européen, mais aussi pour des universités belges.

Comment est-ce qu’une agence se fournit en images ?

En ce qui concerne l’étranger, la question a été abordée partiellement au point précédent.
En Belgique nous travaillons à la fois avec des photographes salariés mais aussi avec une série de photographes freelances.

La démocratisation de la photo dans le grand public a-t-elle changé la façon dont les agences de presse travaillent ?

Oui et non. Certains reportages ne sont plus confiés à des professionnels et sont effectués en interne. Cela a entraîné une concurrence sur les prix qui a mené à une paupérisation d’une partie de la profession. Cependant il faudra toujours des bons professionnels pour assurer certains reportages en particulier pour la couverture d’événements politiques, royaux, etc.

L’évolution du matériel impacte-t-elle le marché des agences ?

Ce qui a essentiellement impacté le marché des agences a été Internet. Certaines agences ont su saisir l’opportunité d’avoir un marché globalisé : Getty Images, Corbis (qui appartenait à Bill Gates, a cependant disparu faute d’une vraie vision stratégique) et plus Shutterstock et Adobe. La concurrence est maintenant devenue mondiale.

Que doit faire un photographe pour intégrer ou travailler pour une agence de presse ?

Il doit être bon, motivé, travailleur, s’accrocher, ne pas hésiter à contacter les agences (mais au bon moment). Il doit disposer de matériel d’un niveau professionnel : appareil, flash ainsi que deux ou trois zooms. Aujourd’hui un photographe sortant de l’école a très, très peu de chances d’être engagé par une agence. Il doit donc commencer comme freelance.

Ceci dit, nous cherchons toujours des talents et quand les gens sont bons et motivés, qu’ils ont su faire leurs preuves, nous leur donnons une chance. Par exemple nous avons récemment donné sa chance à une jeune photographe, Daïna LE LARDIC, qui est entre autres devenue la photographe du Président du Parlement européen.

Comment vois-tu l’avenir de la profession ?

Je fais un constat assez simple. D’une part la taille des clients des agences photos (éditeurs et entreprises) a considérablement augmenté (par fusions et acquisitions). Ces mêmes clients se sont professionnalisés et ce à une vitesse plus importante que les agences photos qui n’ont pas compris l’intérêt de se regrouper.

Les agences photo connaissent, au niveau mondial, un phénomène de consolidation ; à savoir la disparition de nombreux acteurs, souvent les plus petits. Ce phénomène de consolidation n’est pas encore arrivé à son terme.

En ce qui concerne la Belgique, les acteurs n’ont pas encore tous pris conscience de la problématique. Cependant la consolidation est inévitable, ainsi que la disparition très prochaine de l’un ou l’autre acteur.

Un dernier conseil pour tous les photographes qui te lisent et envisage une carrière professionnelle dans ce milieu ?

Si un photographe aime ce métier, il doit s’accrocher, travailler, regarder ce que font les meilleurs autour de lui, apprendre et se tenir informé de tout ce qui relève des  nouvelles techniques.

Un grand merci, Paul, pour ton temps et pour toutes ces précieuses réponses qui ne manqueront pas d’éclairer nos lecteurs.

Pour vous faire une idée des contenus disponibles dans une agence de presse, vous pouvez visiter ces 2 liens:

Agence Isopix: http://www.isopix.be/

Portofolio Corporate: https://corporate.isopix.be/

 

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[Test Terrain] Fujifilm X-H1 https://blog.darth.ch/2018/10/29/test-terrain-fujifilm-x-h1/ https://blog.darth.ch/2018/10/29/test-terrain-fujifilm-x-h1/#comments Mon, 29 Oct 2018 08:00:30 +0000 https://blog.darth.ch/?p=42992

Il y a peu, je vous donnais mon avis sur le Fujifilm X-100T. En même temps que ce boîtier, j’ai reçu en test son grand frère, le X-H1, nouveau fleuron de la gamme X.

Boulons/rondelles.

Avant de rentrer dans le vif du sujet des performances pratiques sur le terrain, faisons le tour du boîtier.

Si vous êtes un habitué des boîtiers Fuji, les 2 premières choses qui vous frapperont visuellement, sont sa taille et son architecture. C’est simple, on dirait l’enfant terrible d’un croisement entre le GFX (le moyen format de Fuji) et du X-T2. En chiffre, cela donne 139,8 mm x 97.3mm x 85.5 mm (épaisseur minimale 39.5mm) pour un poids de 623 grammes (à vide). Et l’on voit apparaître sur l’épaule droite un écran configurable, copie conforme de celui du GFX.

La poignée est assez bien dessinée et vous assure une bonne et agréable préhension du boîtier. L’embonpoint du boîtier provient principalement de la construction renforcée du châssis en alliage de magnésium, 25% plus épais. Il est également tropicalisé.

Le dos du boîtier est assez épuré. Il reprend les codes du X-T2 et du GFX, avec notamment une touche de raccourci pour accéder au menu, un joystick et quelques boutons standard. Au milieu, trône un écran LCD tactile de 7,6cm doté d’une définition de 1.04 millions de points et qui pivote sur 2 axes, mais pas à 180°.

Sur la face avant, on trouve entre autre, un bouton configurable et le sélecteur de mode de mise au point. La plupart des boutons sont d’ailleurs configurables selon vos souhaits.

Un des gros changements pour les Fujistes est auditif : le bruit du déclencheur, devenu un rien plus souple, a changé. C’est plutôt compliqué de traduire un bruit par écrit, mais ce que je peux vous dire, c’est tous les photographes qui l’ont entendu pendant ce test, quelle que soit la marque qu’ils utilisent, en sont tout de suite devenus fan. Avouons-le, ce bruit au déclenchement est une vraie réussite !

En parlant du déclencheur, vous pouvez le configurer en plusieurs modes (mécaniques et électronique).

Concernant le viseur, il s’agit d’un écran OLED de 3.69 millions de points. Le capteur est identique à celui du X-T2, à savoir 24 millions de pixels en Aps-C. Mais pour la première fois chez Fuji, celui-ci est stabilisé sur 5 axes.

Sur les côtés se trouvent 2 slots pour carte SD ainsi que toutes les connectiques du boîtier (prise casque/micro stéréo mini-jack 3,5 mm, un port micro-USB, une sortie HDMI (Type-D) et une prise synchro-flash). Le boîtier est aussi Wi-Fi et Bluetooth.

Et pour finir, tout cet ensemble est alimenté par la même batterie que celle du X-t2. Il existe un grip, vendu séparément, dans lequel on peut loger 2 batteries supplémentaires, dont je ne peux vous parler, ne l’ayant pas eu lors de ce test. Il permet, outre d’allonger le temps d’utilisation, de passer de 8 images/secondes en rafale à 11,

Au final, on a affaire à un boîtier bien pensé, qui inspire à la confiance et vous donne envie de l’utiliser.

J’ai reçu le boîtier avec le Fujinon 16-58mm f/2.8 R LM WR (équivalent à un 24-84mm). Comme c’était la seule optique disponible durant la période de test, toutes les photos publiées dans cet article ont été réalisées avec cet objectif.

Parlons maintenant de la…

Prise en main

Le lendemain de la réception du boîtier, j’ai demandé à une amie de m’accompagner pour une petite séance photo. Je n’avais jusque-là pas encore allumé le boîtier. Et honnêtement, moi qui suis habitué au reflex, je me suis senti tout de suite « comme à la maison ».

C’est plus petit et léger que ma configuration habituelle mais l’utilisation m’a semblé très naturelle. Je ne suis pas forcément un adepte des roulettes sur le dessus, mais on s’y fait assez vite. Une des premières questions que m’ont posée les quelques photographes que j’ai croisés pendant ce test concernait le viseur. C’était aussi mon cas quand j’y ai porté mon œil la première fois n’ayant jusque-là utilisé que des viseurs optiques. Et ma réaction fut… inexistante, c’est a dire que j’ai commencé à l’utiliser comme si j’utilisais mon viseur optique. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : ce n’est pas équivalent mais la qualité est telle que franchement, on en vient à l’oublier pour se concentrer sur ce qui est important. De plus, la possibilité de voir en temps réel le résultat de ses réglages ainsi que de que pouvoir afficher toutes les infos que l’on souhaite sont des options vraiment appréciables. À ce niveau-là, rien à dire, les ingénieurs de chez Fuji ont fait vraiment du bon boulot.

Je dois même avouer que je me suis retrouvé à composer mes photos via l’écran arrière sans que cela ne me pose le moindre problème. Et ce, encore plus facilement que vous pouvez faire la mise au point de façon tactile directement sur l’écran. En parlant de cet écran, le fait que l’on puisse le pivoter verticalement pour cadrer en format portrait s’est avéré bien pratique pour éviter de se retrouver dans des positions (trop) délicates (je n’ai rien contre le fait de devoir m’allonger par terre pour prendre une photo, mais si je peux éviter, j’aime autant).

Le module auto-focus du X-H1 est celui du X-T2, à savoir 325 collimateurs avec possibilité de 3 réglages différents (zone autofocus, sensibilité du suivi et vitesse du suivi). C’est rapide, précis et efficace. Il existe aussi la possibilité d’utiliser la détection de visage avec en option la détection oculaire, mais pas en mode suivi. J’ai pu constater que ça fonctionnait plutôt pas mal lors de ma sortie « portrait » inaugurale.

J’ai emporté ce boîtier sur différents types de terrains, du studio à la rue, et force est de constater qu’il est à l’aise partout. En un rien moins d’un seconde, vous pouvez commencer à capturer vos images. Mais pourquoi donc me direz-vous je vous parle du temps d’allumage, ce qui sous-entendrait que c’est une opération que j’ai réalisée souvent ? … Parce que l’on touche là le gros point faible du boîtier : sa batterie ! En effet, en utilisation photo, Mr Fuji annonce que l’on peut prendre 310 photos par charge de batterie. Reconnaissons-lui au moins son honnêteté : c’est grosso modo ce à quoi je suis parvenu en éteignant régulièrement le X-H1 pour économiser l’énergie et sans faire de vidéo. C’est peu pour un boîtier de sommet de gamme, d’autant plus lorsqu’il est optimisé pour l’usage en vidéo. Le grip vous permet en théorie, avec ses 2 batteries supplémentaires, d’atteindre un peu moins de 1.000 photos. C’est certes déjà mieux mais pour 3 batteries…. Autant vous dire qu’il vous faudra prévoir du stock de batteries chargées avec vous. Ce qui est fort dommage pour un boîtier qui trône au sommet de la gamme X et qui a été pensé et optimisé pour la vidéo, media ô combien énergivore.

Parlons-en justement de la…

Video

Le X-H1 vous propose en autre dans le domaine un vrai mode 4K Cinéma (4K DCI 17:9, 4 096 x 2 160 px à 24p), et est pourvu de modes évolués qui parleront aux professionnels, tels que l’encodage 200 Mbits/s, l’enregistrement F-Log (qui autorise une plus grande souplesse de postproduction en ce qui concerne le calibrage de la colorimétrie) directement sur la carte SD, des modes ralentis Full HD 120p jusqu’à 5x et une plage dynamique 400 %, De, plus, réputé pour ses modes de simulation de film, Fuji en propose un nouveau sur ce boîtier : l’Eterna, ainsi nommé en hommage à leur la pellicule argentique couleur 35 et 16 mm conçue pour le cinéma.

Vu ce qu’annonce la marque au sujet de ce boîtier, j’ai réalisé moi-même quelques séquences, qui je dois l’avouer m’ont vraiment impressionnées par leur qualité générale d’image. Cependant, n’étant pas personnellement très calé en vidéo, j’ai demandé à mon ami Roberto, plus compétent que moi dans le domaine de le tester sur une sympathique séance de danse. Les 2 séquences vidéo suivante ont été réalisée a cette occasion.

La première a été tournée à l’aide du stabilisateur Ronin M, la deuxième à main levée, pour éprouver la stabilisation 5 axes du capteur.


Je vous laisse juger par vous-même.

Voici également son ressenti, en tenant compte qu’il ne l’a utilisé que pendant 1 heure :

Il a bien aimé :

  • les possibilités de configuration ultra-précises. Par exemple, vous avez la possibilité lorsque vous filmez, de changer tous les paramètres avec l’écran tactile. Ainsi plus besoin d’utiliser les molettes , ceci est pratique à main levé ;

  • l’enregistrement en F-Log directement sur la carte SD ;

  • le contrôle de l’autofocus qui permet de finement déterminer si vous voulez que la transition entre les plans, soit douce ou non.

  • Le mode de reconnaissance du scintillement, outil fort efficace pour la vidéo ;

  • Les excellentes performances de la stabilisation 5 axes ;

  • la prise en main ;

  • la double carte SD

Et ce qu’il a moins apprécié :

  • l’autonomie des batteries ;

  • l’écran LCD non orientable à 180°,

Comme vous pouvez le voir, Fuji ne nous ment pas quand il parle des capacités optimisées du X-H1.

Comme on vient de le voir, la qualité des vidéos délivrées place le X-H1 dans le (très) haut du panier, mais qu’en est-il, version photo de la…

Qualité des images.

Sans la moindre surprise, elle est au rendez-vous. C’est précis, détaillé, contrasté jusque comme il faut, avec un rendu des couleurs à la hauteur de la réputation de la marque.

Il faut également signaler la qualité des Jpegs générés auxquels vous pouvez attribuer les simulations de film Fuji, y compris le nouveau profil Eterna, cité plus haut. La photo ci-dessous est un Jpeg issu du boitier avec ce profil. 

C’est en voulant regarder mes photos sur l’écran du boitier que j’ai remarque un autre léger “défaut”: lorsque l’on place l’écran arrière a l’horizontale, le viseur en obstrue tout le tiers supérieur. C’était plus embêtant, lorsque par exemple, vous voulez composer précisément avec le boitier sur pied assez bas, en voulant profiter de l’articulation de l’écran. Il faudrait juste pouvoir l’avancer de 1 centimètre pour régler ce léger soucis.

Au niveau de la gestion des Isos, en fonction de vous goûts, c’est clean juste 3200, ça nécessite un peu de travail jusque 6400 et ça reste utilisable en fonction du format jusque 12.800.

Un petit mot sur la stabilisation du capteur en utilisation photo: elle est annoncée comme permettant de gagner 5Ev. En pratique, cela vous permet d’allonger vos temps d’expo à main levée.

Tout comme pour la vidéo, on se trouve ici dans la (très) haut du panier.

Conclusion

Aussi performant en vidéo qu’en photo, le X-H1 sera votre fidèle compagnon sur tous les terrains, quelles que soient les conditions, une sorte de X-T2 sous amphétamines. Grâce a ce boîtier , on peut dire que Fuji dépose la cerise sur le gâteau d’un ligne X qui a décidément fière allure.

]]> https://blog.darth.ch/2018/10/29/test-terrain-fujifilm-x-h1/feed/ 10 [Résultats] Concours “Votre plus belle photo de vacances” https://blog.darth.ch/2018/10/24/resultats-concours-votre-plus-belle-photo-de-vacances/ https://blog.darth.ch/2018/10/24/resultats-concours-votre-plus-belle-photo-de-vacances/#comments Wed, 24 Oct 2018 16:22:05 +0000 https://blog.darth.ch/?p=42934

Lors de notre article de rentrée, nous vous proposions un concours en collaboration avec nos amis de Tuto.com, avec comme thème “Votre plus belle photo de vacances”.

Après de longues réunions secrètes et confidentielles à côté desquelles un concile passerait pour une chouette colonie de vacances de joyeux lurons, le jury, séquestré dans une pièce sombre, a fini par rendre son verdict…..

Avant de vous le livrer, je tiens à remercier tous les participants, visiblement très inspirés par le thème.

Je vous rappelle également les prix offert par notre partenaire:

  • Premier prix: 1 abonnement de 6 mois illimité à Tuto.com (valeur : 239,40€ TTC) pour le premier prix.
  • Deuxième prix: 1 abonnement de 3 mois illimités à Tuto.com (valeur : 119,70€ TTC) pour le deuxième prix.

Si après ce concours, vous désirez approfondir votre connaissance Lightroom, Tuto.com vous propose toute une gamme de tutos dédiés.

Je pense que je vous ai fait assez patienter, voici le moment de vous annoncer officiellement les …

Lauréats

Le Premier prix est attribué à Fanny L. pour son requin longimane.

Un mot est revenu dans les commentaires du jury: Impressionnant!

Le Deuxième prix est attribué à Loic pour sa vue pour le moins singulière du pont de Brooklyn.

L’avis du jury: Composition et cadrage intéressant, lignes horizontales. Malgré la multitude de sujets et d’informations, il n’ya pas de sentiment de surcharge. Le point de vue choisi par le photographe par rapport au sujet est appréciable. Il y a une certaine harmonie, le choix du noir et blanc est judicieux. Il y a également un certain contenu narratif qui nous oblige à nous poser des questions, que font-il là? quelle est l’époque de la photo? Un mélange d’ancien et de nouveaux.

Un tout grand bravo à nous 2 lauréats! Ils seront contactés par l’équipe de Tuto.com pour les modalités de leurs prix.

Mais il ne faut pas oublier non plus tous les participants. Aucun n’a démérité, mais il ne pouvait y avoir que 2 lauréat. Voici en vrac toutes leurs images, juste pour le plaisir, qui n’oublions pas, doit rester notre moteur à tous.

Encore un tout grand merci à tous les participants et à lundi pour un nouvel article !

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[TEST-TERRAIN] Irix 11mm f/4 https://blog.darth.ch/2018/10/22/test-terrain-irix-11mm-f-4/ https://blog.darth.ch/2018/10/22/test-terrain-irix-11mm-f-4/#comments Mon, 22 Oct 2018 07:00:03 +0000 https://blog.darth.ch/?p=42850

Il y a de cela une bonne année, je vous avais présenté le 15mm f/2.4. Irix nous propose également un 11mm f/4. J’ai eu l’occasion de passer quelques semaines avec lui. Voyons ensemble ce qu’il a dans le ventre dans la vraie vie, hors des labos.

Firefly.

Cet objectif de construction robuste existe en 2 versions : Blackstone et Firefly. J’ai reçu la Firefly, qui est la version « light ». Cela se traduit en mensurations de 118mm x 103mm pour 730 grammes. A l’intérieur, on y retrouve 16 lentilles, réparties en 10 groupes, comprenant 3 lentilles asphériques, 2 verres ED et 3 verres HR ainsi qu’un diaphragme circulaire composé de 9 lamelles.  Le champ de vision couvert est de 126°. Je précise qu’il s’agit d’une optique rectilinéaire et non d’un fish-eye.

La mise au point est manuelle et l’ouverture est contrôlée électroniquement depuis le boîtier.

En pratique, ça se traduit par un objectif très peu encombrant et assez facile à caser dans le sac. La prise en main inspire à la confiance et donne une impression de robustesse. On sent bien qu’Irix n’a pas ergoté sur la finition. Les inscriptions et repères sur le fut sont clairs et très lisibles. S’agissant d’un objectif à mise au point manuelle, c’est assez appréciable.  Monté sur un Nikon D810 équipé de son grip, on obtient un ensemble jouissant d’un bon équilibre et d’un très bon confort d’utilisation.

La lentille frontale étant bombée, et entourée d’un pare-soleil intégré, il n’est pas possible de monter des filtres dessus. Les concepteurs ont de ce fait prévu un porte-gélatine carré à l’arrière de l’objectif.

Vous avez la possibilité de régler la dureté de la bague de mise au point de même que vous pouvez la bloquer dans une position.

On se trouve vraiment en face d’un bien bel objet, bien pensé et bien réalisé.

Une fois qu’on le prend en main, c’est un objectif qui respire la robustesse et inspire la confiance. On n’a qu’une seule envie : sortir prendre des photos.

Ca déforme ?

Un UGA par définition, ça voit large. Et avec 126° de vision, une fois que l’on porte son œil dans le viseur, y a pas à dire, on voit dans les coins ! Avec cet angle de vue, il faut être bien soigneux sur ses compositions mais les résultats que vous obtiendrez en valent vraiment la peine.

Au début ça surprend un peu. Il faut dire que j’utilise le plus souvent des focales supérieures à 100mm. Mais au final, on se fait vite à cet angle de vue et on apprend assez rapidement à visualiser les photos potentielles.

La principale (très) bonne surprise lorsque l’on commence à composer ses images, c’est que la déformation est quasi inexistante. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit : elle existe mais elle est vraiment très légère (+/- 3,7% mesurée en labo) et pas vraiment gênante sur le terrain. Un très bon point pour les ingénieurs de chez Irix !

Par contre, ça vignette pas mal et ce, a quasi toutes les ouvertures. Si on aime, ça ne vous posera pas de problème et vous économisera même un peu de temps en développement en vous évitant de devoir rajouter du vignettage. Si vous n’aimez pas ou que cela soit vraiment gênant sur certaines photos, il se corrige assez facilement en post-production. Surtout si vous utilisez Lightroom (si le profil n’est pas dispos dans votre version, il est disponible sur le site Irix).

Ca pique ?

Il faut bien l’avouer, cet objectif assez bluffant à ce sujet…. au centre.  C’est moins le cas sur les côtés mais cela reste malgré tout plus que très acceptable considérant la focale de cet objectif. Pour voir utilisé le 12-24 f/2.8 de Nikon il y a quelques temps, on se situe dans le même genre de performance dans les coins, si ce n’est même un peu mieux. Et le plus surprenant de tout ça, c’est qu’il offre ce formidable piqué dès la pleine ouverture.

Avec un angle de vue de 126°, on se retrouve assez souvent avec des lumières vives dans le champ de visée, que ce soit des spots en intérieur ou tout simplement le soleil, et par conséquent, face à la présence de flares. Et cela n’a pas raté, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.

Cela dit, mettre le soleil de midi à cette place n’était sans doute pas l’idée du siècle. Par la suite, en gardant en tête l’image ci-dessus, je ne suis me retrouvé que rarement avec un flare sur mon image. Et quand ce fut le cas, il venait toujours du soleil. Les sports des intérieurs que j’ai photographiés, de même que des lights de disco lors d’un mariage, ne m’en ont jamais produit.

Il a également la présence d’aberrations chromatiques selon les conditions de prise de vue, mais tout comme le vignettage, cela se corrige très facilement au développement.

La distance de mise au point minimale est de 27 centimètres, ce qui est peut et beaucoup à la fois. Cela vous ouvre de belles perspectives de créativité.

Au final, les images produites sont vraiment d’excellente qualité, contrastées juste comme il faut, avec de jolies couleurs. Bref, un vrai plaisir, surtout si on prend en compte…

Ca coute ?

… le prix !

En effet, cet objectif est proposé à moins de 600€ dans sa version Firefly (comptez 100€ de plus pour sa version Blackstone). Certes ce n’est pas rien. Mais si on considère les performances qu’il vous offre, ce n’est pas cher payé. D’autant plus que sur le marché, les concurrents ne sont pas légion, surtout à ce rapport qualité/prix.

En conclusion, si vous cherchez un objectif qui vous permet d’être « large », je ne peux que vous recommander cet Irix 11mm f/4. Je n’ai qu’un seul regret par rapport à lui : avoir dû le renvoyer chez Irix.

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Vacances, j’oublie tout… https://blog.darth.ch/2018/10/08/vacances-joublie-tout/ https://blog.darth.ch/2018/10/08/vacances-joublie-tout/#comments Mon, 08 Oct 2018 07:00:03 +0000 https://blog.darth.ch/?p=42721

Oui, je sais ce que vous allez penser, ce n’est plus la saison des vacances. Nous sommes bien d’accord…. Mais depuis quand y-t-il une saison obligatoire pour ça  ? … surtout quand ce sont vos premières de l’année.

Donc lorsque vous lirez ceci, je serai en train de me dorer les doigts de pied en ……. Normandie. Bon ok, pour ce qui est de me dorer les orteils, rien n’est moins sûr. Par contre, ce qui est certain, c’est qu’au moment où j’écris ces lignes, je suis en train de préparer mon voyage. Passons en revue ensemble quelques petites choses que je fais avant de partir.

Avant de commencer, je précise qu’il n’y a aucun sponsoring de la part de tout ce que je vais citer ci-dessous. Il s’agit juste de ce que j’utilise personnellement.

Scouting

Quand vous décidez de partir quelque part, vous ne connaissez pas forcement ce qu’il y a à voir et par conséquent ce qu’il y a à photographier dans la région.

La première chose que je consulte c’est le guide vert de Michelin. Là, vous y trouverez une liste de sites touristiques à visiter, des circuits à faire, le tout classé par étoiles, selon le même principe que les restaurants (de 1 à 3 étoiles). Ainsi que des inspirations selon le type  : patrimoine, art et culture, nature, divertissement.

Ensuite je vais sur Google Maps. En utilisant la vue satellite et le street view, vous pourrez avoir une assez bonne idée de ce à quoi vous attendre. En fonction des régions et pays où vous allez, vous aurez droit à plus ou moins de liberté de mouvement. Mais dans tous les cas, ça vous permettra de déjà faire un peu de reconnaissance des environs de l’endroit où vous allez.

Et la dernière chose que je consulte est 500px.com. On trouve un peu de tout sur ce site, y compris au niveau de la qualité des photos. Cependant, ça vous donnera une bonne idée de ce qu’il est possible de faire dans le coin où vous allez. Et parfois, cela peut même vous inspirer. Tapez juste le nom de l’endroit où vous allez et regardez ce que le moteur de recherche vous donne.

Applications

Je ne parle pas de l’application avec laquelle je suis certain  vous allez prendre vos photos mais bien d’applications disponibles sur votre smartphone.

Pour les prévisions météo, j’utilise l’application Weather Underground. C’est gratuit, plutôt bien foutu. Je l’utilise depuis le début de l’année et je dois dire que je trouve cela assez fiable et précis. Vous y trouverez des prévisions à 10 jours ainsi que des prévisions intra-day heure par heure incluant le pourcentage de chance de pluie et l’aspect du ciel. Il y a pas mal d’autres infos mais ce sont principalement celles-là que j’utilise.

Ensuite pour tout ce qui planification, par rapport aux levers/couchers de soleil et à sa position, Photopills. L’application n’est pas gratuite, elle vous coutera 9.99$. Mais il faut bien avouer que pour cette somme plutôt très accessible, vous y trouverez une mine d’or d’informations  :

  • un outil de planification  : il vous permettra de vous placer sur une carte au point de vote choix et d’obtenir les directions de lever/coucher de soleil et lune, ainsi qu’une foule d’autres informations. Vous pourrez y configurer la carte comme vous le voulez (normale, terrain, satellite), les trajectoires et les directions de lumière ainsi que d’autres renseignements.

  • un outil «  soleil  »  : celui-ci vous permettra de voir par jour les heures de lever, coucher, crépuscule, heure bleue, heure dorée ainsi qu’un outil de réalité augmentée qui vous permettra en utilisant l’appareil photo de votre smartphone de voir avec précision où se situera le soleil à une certaine heure dans le paysage qui se trouve en face de vous. Ce qui est plutôt très pratique pour anticiper vos compositions.

  • un outil «  lune  » qui reprend les heures de lever et coucher, les phases et quelques autres renseignements.

  • un outil «  exposition  » qui vous permet de calculer votre temps d’expo équivalent lorsque vous décidez d’utiliser un filtre ND pour les pauses longues. Cependant, comme cet outil ne vous permet pas de calculer avec un empilement de filtres, j’utilise une autre application pour ce calcul. Elle se trouve plus bas.

  • un calculateur de profondeur de champ  (hyperfocale, PDC) mais qui a aussi une option de réalité augmentée pour pouvoir visualiser les distances par rapport à ce que vous avez devant vous. C’est assez pratique pour l’hyperfocale par exemple.

  • un tableau de profondeur de champ calculé en fonction de votre boitier et de votre focale, reprenant les ouvertures possibles, avec également un vue en réalité augmentée.

  • un tableau d’hyperfocale, calculée en fonction de votre boitier et de votre focale, reprenant les ouvertures possibles, avec également un vue en réalité augmentée.

  • des outils de distance au sujet, une réalité augmentée de nuit pour trouver la voie lactée, un outil de calcul de startrails, un calculateur d’expo pour astrophoto selon 2 méthodes, un outil de calcul pour les time-lapses, une carte reprenant différents points d’intérêt et un minuteur.

Vous avez également la possibilité de sauvegarder vos planifications et des rubriques d’aide et de conseil.

Comme vous pouvez le voir, cette application est plutôt très complète et vous aidera aussi bien dans la planification que dans l’exécution de vos sessions photos.

Une autre donnée importe lorsque vous planifiez vos sorties, c’est la hauteur de la couche de nuages. Par exemple, si vous souhaitez un lever/coucher de soleil avec un ciel rempli de couleurs, vous aurez besoin de nuages d’altitude. Pour essayer de prévoir cette couverture nuageuse, j’utilise Clear Outside.

Une fois sur place, si vous prévoyez de réaliser des pauses longues, un calculateur est toujours utile. Je vous ai dit qu’il y en avait un inclus dans Photopills, mais il n’est pas possible d’empiler les filtres. Pour se faire, j’utilise une application qui s’appelle ND Filter. C’est assez simple d’utilisation et plutôt efficace.

Matériel.

Voilà un point compliqué. Il y a parfois des compromis à faire, par exemple si vous voyagez en avion.

Mais si vous êtes en voiture, vous êtes libres d’emporter le poids que vous voulez. Je ne vais pas vous faire une liste exhaustive de matériel, surtout au niveau des objectifs. A vous de voir ce que vous avez envie de réaliser comme photo et de sélectionner le matériel adéquat. Par contre, je vais plutôt attirer votre attention sur quelques  accessoires pratiques .

Si vous prenez un trépied, pensez à prendre le plateau de fixation. Ça a l’air bête dit comme ça tellement ça paraît évident mais on n’est jamais trop prudent.

Si vous pensez réaliser des pauses longues, il y a 2 éléments à bien vérifier  : les filtres et la télécommande.

Commençons par les filtres  : vérifiez bien que les bons filtres sont dans les bonnes boites et que vous n’en oubliez pas (ok, il n’y a peut-être que moi qui soit bordélique à ce point…) , et que vous avez un chiffon en microfibres pour les nettoyer, ainsi qu’une petite poire à air.  Cela vous servira aussi pour vos objectifs.

Ensuite la télécommande. Si vous désirez étendre votre temps de pause à plus de 30 secondes, vous en aurez besoin, sauf si vous optez pour un déclencheur souple. Mais si vous avez opté pour une télécommande programmable, vous aurez besoin de piles. Pensez  bien à vérifier le format des piles et surtout à avoir des piles de réserve. Il n’y a rien de plus énervant que de préparer tout son matériel,  trouver sa composition, calculer son temps de pause, allumer sa télécommande et se rendre compte que la pile est vide et que l’on n’en a pas de réserve. Et je parle d’expérience… hélas.

Cette liste n’a pas la prétention  d’être exhaustive ni d’être une référence mais si deja elle peut servir de pense-bête, vous m’en verrez ravi. Sur ce, je vous prie de m’excuser mais je vais vous laisser, j’ai quelques jours de vacances à préparer.

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Specs War https://blog.darth.ch/2018/10/01/specs-war/ https://blog.darth.ch/2018/10/01/specs-war/#comments Mon, 01 Oct 2018 07:30:19 +0000 https://blog.darth.ch/?p=42571

 

Drole de titre n’est-ce pas ? J’avais pensé à Star Wars mais il paraît que c’est déjà pris….

Mais ça veut dire quoi me demanderez-vous ? C’est assez simple : depuis l’annonce de la série Z de Nikon, de l’Eos R de Canon, du X-T3 de Fuijfilm, du …. (remplissez-vous-même la suite, la série en cours) on assiste à une déferlante de critiques de tous horizons montrant à quel point ces boitiers sont ratés, mauvais, nuls, ridicules, remplis d’erreurs…. j’en passe et des meilleures.

Fanboy

Avant d’aller plus en avant, je vais préciser de suite que je ne suis pas un fanboy d’une marque en particulier. Un boitier, ça reste pour moi un simple outil. Je n’ai pas d’affect particulier envers lui  (non, il n’a pas de surnom affectueux). Bien sûr, j’en prends soin parce que ça coûte assez cher. Mais ça s’arrête là. Si demain, je dois changer de système parce un autre me conviendra mieux, cela ne me posera aucun problème. Cette précision étant faite, reprenons le cours normal de notre article.

Donc à lire ou à regarder tout ce que l’on dit de ces nouveaux boitiers, surtout les Canikon vu que ce sont 2 systèmes complètement nouveaux,  ce serait des appareils limite à éviter tellement vous n’arriverez à rien avec eux.

Par exemple, comment pourriez-vous arriver à réaliser cette magnifique photo de lever de soleil sur le mont Cervin, avec sa réflexion dans le lac Riffelsee en n’ayant qu’un seul emplacement de carte mémoire sur votre boitier ? C’est totalement IM-PO-SSI-BLE !!! Mais si, je vous jure, je l’ai entendu et lu, au moins 1.250.484 fois sur Internet !!!! Donc c’est vrai !!!

Bien évidemment, c’est totalement faux. Ils ont leurs qualités (beaucoup), leurs défauts (quelques uns), mais ils vous permettront de réaliser de magnifiques clichés. Si on reprend l’exemple précédent, combien d’utilisateurs ont un besoin vital du double emplacement de carte dans leur utilisation quotidienne? Et si, vous, vous en avez réellement besoin, c’est que ces 2 systèmes ne sont pas faits pour vous. C’est aussi simple que ça. On pourrait prendre d’autres exemples, mais là n’est pas le but de cet article.

Bout de papier

Lors du déferlement de critiques sur les 2 systèmes précités, la plupart était basée sur les feuilles de spécificités techniques (les Specs… d’où le titre). Donc sur … un bout de papier. Très peu de personnes avait eu l’occasion de voir le boitier en vrai, encore moins de le prendre en main et quant à prendre des photos avec, n’en parlons même pas, c’est secondaire pour un appareil photo.

Je vais prendre une analogie : quand je veux changer de voiture, je regarde celles que j’aime et qui rentrent dans mon budget (taxes & consommation comprises). Ensuite je lis des critiques. Mais est-ce que je lis des critiques rédigées par le mécanicien qui a monté la voiture ? Est-ce ce que c’est lui qui va ma dire si elle est agréable à conduire,  facile à vivre, etc etc… ? Non, le gars qui va me dire ça, c’est le gars qui l’a essayée et en qui j’ai confiance, soit parce que je sais qu’il a la compétence nécessaire pour que son avis soit fiable, soit parce que j’ai lu la critique qu’il a faite de la voiture que j’ai déjà et que je trouve qu’elle est très proche de la réalité de terrain, donc que je peux lui faire confiance, soit les 2.

Si je remets tout ça dans le milieu de la photo, qui vais-je écouter et croire le jour où je déciderai de changer de boitier (c’est valable aussi pour les personnes voulant acquérir leur premier boitier). Vais-je me fier au youtubeur qui a plein de followers mais dont on attend encore de voir la moindre photo qui fasse un tant soit peu (soyons pas trop exigeants) rêver ou plutôt au photographe qui n’a peut-être pas la même cohorte sociale mais dont la moindre image publié me donne envie de me mettre au tricot ? Personnellement mon choix est assez vite fait.

Petite digression : ce que je viens de dire est tout aussi valable pour les critiques que vous recevez lorsque vous publiez une photo, surtout à l’heure des réseaux sociaux : prenez la peine de regarder d’où vient cette critique et vous serez étonnés de voir à quel point les haters sont juste…. des haters, n’ayant que ce moyen d’exister.

Maillon faible

D’autant plus que nous vivons quand même une époque photographique assez formidable où il n’y a plus vraiment de mauvais boitiers dans les nouveautés disponibles sur le marché.

Le plus souvent, le maillon faible de l’ensemble photo, c’est plus le photographe que le boitier en lui-même. Combien de photographes n’exploiteront jamais pleinement les capacités de leurs boitiers, mais se sentiront quand même limités par lui au point de penser qu’un nouveau boitier sera la panacée qui leur permettra d’augmenter drastiquement la qualité de leurs photos ? La plupart dans ce cas ne jureront d’ailleurs que par les fiches de specs avec des conclusions aussi finement et logiquement argumentées que « mais enfin le mien n’a que 188 collimateurs au lieu de 6257 sur le nouveau. Comment pourrais-je faire une mise au point correcte sur la montagne que je photographie ? J’ai vraiment besoin de ce nouveau boitier ! Ah si seulement il avait 2 card slots » ….

Options

Et si au lieu de se plaindre continuellement de ce que l’on a à notre disposition, on essayait de l’exploiter au maximum ? Et si au lieu d’investir des milliers d’euros dans un nouveau boitier qui en pratique ne nous apportera rien, on s’améliorait nous-même en prenant des cours ? Ou en voyageant vers les destinations qui nous font photographiquement rêver. Bref, si au lieu d’investir sur notre matériel, on investissait sur nous-mêmes ? Ne serait-ce pas plus judicieux, plus valorisant et plus payant sur le long terme ?

Et si on en revient aux boîtiers, comment savoir si on doit passer au mirroless ou pas? C’est assez simple: prenez les fonctions de votre boitier que vous utilisez régulièrement ou qui vous limitent vraiment dans votre workflow actuel. Regardez ce que le systeme mirrorless que vous convoitez propose sur ces points. S’il y a un vrai avantage concret, changer de système a du sens. Sinon, c’est juste un caprice. Prenons un exemple: vous shootez régulièrement dans des environnements demandant un silence absolu a certains moments. Aucun reflex ne dispose d’un vrai mode silencieux. Un système Mirrorless si. Dans ce cas, ce dernier peut être un vrai plus.

Et si vous me demandez mon avis sur le futur, personnellement, mon rêve serait d’avoir pour nos boîtiers le même système que dans l’automobile : on choisit une base, et ensuite on choisit dans une liste entre toutes les options disponibles tarifées à l’unité, juste celles dont on a besoin. On se ferait son boitier sur mesure en fonction de  ses besoins et de son budget. Mais helas, ce n’est pas près d’arriver !

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[Test Terrain] Fujifilm X-T100 – L’entrée de gamme qui vous en donne bien plus https://blog.darth.ch/2018/09/24/test-terrain-fujifilm-x-t100-lentree-de-gamme-qui-vous-en-donne-bien-plus/ https://blog.darth.ch/2018/09/24/test-terrain-fujifilm-x-t100-lentree-de-gamme-qui-vous-en-donne-bien-plus/#comments Mon, 24 Sep 2018 08:00:57 +0000 https://blog.darth.ch/?p=42542

Le Fujifilm X-T100 est le boitier le moins cher de la série X qui inclut un viseur électronique. Mais malgré ce positionnement, la qualité qui en ressort, que ce soit en terme de construction aussi bien qu’en terme d’image, vous donnera l’impression d’en recevoir plus pour l’argent que vous y avez investi.

Préambule

Comme vous pouvez vous en douter à la lecture de cette petite introduction, j’ai fortement apprécié le temps que j’ai pu passer en compagnie de ce petit, par la taille, boitier. Avant de rentrer dans le test à proprement parler, une petite précision s’impose. Ce boitier m’a été fourni équipé de l’objectif Fuji XC 15-45 f/3.5-5.6, un petit objectif assez compact qui est souvent vendu en kit avec ce boitier. Il se fait que dans le même temps, j’avais à ma disposition le Fuji XF 16-55 f/2.8 LM, une magnifique optique d’un tout autre niveau, d’un tout autre gabarit et d’un tout autre prix.  D’où la question qui s’est posée : quel optique utiliser pour ce test boitier ?  Bien que je sache que l’optique est à n’en pas douter la partie de votre équipement  la plus importante pour vous garantir une superbe qualité de photo, j’ai opté pour le petit 15-45 (Bon ok, j’ai aussi monté le 16-55 dessus pour pousser un peu le capteur, mais juste une fois). Mais pourquoi donc me direz-vous ? La raison est assez simple : dans ma conception, le X-T100 est le petit boitier compact,  léger et à prix très raisonnable que l’on emporte tous les jours avec soi. Si on lui adjoint le 16-55, on double toutes ses caractéristiques, c’est à dire qu’il devient plus de 2 fois plus lourd, 2 fois plus encombrants et … 3 fois plus chers (oui le 16-55 coute 2 fois le prix du boitier X-100), ce qui selon moi, lui faisait perdre son essence de pouvoir être facilement emporté partout avec soi. Il s’agit bien évidement d’un parti pris qui n’engage que moi et avec lequel vous pourriez ne pas être d’accord, mais c’est sous cet angle de compacité et légèreté que j’ai abordé ce test.

Il y en a un peu moins, vous le prenez quand même ?

Parlons un peu des caractéristiques techniques de ce X-T100 :

Il mesure 83 x 121 x 47mm. Pour vous donner une idée, une main humaine mesure en moyenne 175mm. Dire que ce boitier tient donc dans la main n’est pas qu’une image. Il pèse 448 grammes. À titre de comparaison, le poids moyen d’un pamplemousse est de 400gr. Comme vous pouvez le constater, on est plutôt dans la catégorie poids plume.

Il est équipé d’un capteur Cmos Aps-C de 24,2 Mpx. Il possède un viseur électronique OLED en couleurs d’environ 2,36 millions de points,  un écran LCD arrière tactile de 7,6cm d’ 1.040 Mpx orientable dans 3 axes et jusque 180°, façon « écran pour selfie ou pour vloggeur ». Il est équipé d’un module AF hybride à analyse de contraste et corrélation de phase ainsi que d’une stabilisation d’image. En mode vidéo, il peut filmer en 4K, 3840×2160, 15images/secondes, ainsi qu’en Full HD et en HD.

Il est à noter que Fuji vous fournit dans la boite une petite poignée qui se visse su le côté droit du boitier et en améliore fortement le confort de préhension.

Sur l’épaule droite, vous trouverez une roulette de sélection des modes (P,A,S,M, et autres …), l’interrupteur, le déclencheur photo ainsi que le video, et 1 roulette dédiée par défaut à la correction d’expo (mais donc la fonction change suivant le mode sélectionné) et un bouton Fn. Sur la gauche, se trouve la molette de sélection des simulations de film et le levier d’extraction du flash pop-up, car oui, il possède un flash pop-up ainsi qu’un sabot pour cobra.

À l’arrière se trouve, outre le LCD orientable et les boutons traditionnels, le bouton Q d’accès au menu de réglage rapide, ainsi qu’une petite roulette configurable, placée verticalement sous le pouce. Cependant, il n’y a pas de joystick pour déplacer les collimateurs.

Il possède une monture X-Trans qui lui permet de recevoir l’entièreté de la gamme d’objectifs Fujinon XC et XF.

Je ne vais pas vous faire la liste entière des spécifications dans cet article, ce n’est pas le but. Si vous voulez en prendre connaissance de l’entièreté, je vous renvoie sur le site de Fujifilm Belgique qui m’a gentiment prêté le boitier : https://www.fujifilm.eu/be/produits/appareils-photo-numeriques/model/x-t100/specifications-33832.

Les chiffres, c’est beau, mais à l’usage ?

Logiquement, la première chose que l’on voit du X-T100, c’est son look, marqué retro, comme le reste de la gamme. Que l’on aime ou pas (ça reste finalement une notion totalement subjective), il faut reconnaitre que c’est assez stylé, surtout en version Dark silver.

Ensuite vient le moment de le prendre en main. Je suis habitué à utiliser un reflex muni d’un grip avec des objectifs dépassant allégrement le kilo, c’est à dire un kit à peu près à l’opposé de ce petit Fuji. Et je dois reconnaitre que j’ai été très agréablement surpris par la prise en main. Cela m’a paru de suite très intuitif et confortable. Les commandes tombent sous les doigts, hormis cette petite roulette verticale qui demande un petit temps d’adaptation. Il faut dire que la petite poignée amovible dont je vous ai parlé précédemment participe grandement  à ce confort. On sent que ce petit boitier a été conçu pour être facilement accessible au plus grand nombre.

C’est à l’allumage que j’ai rencontré le premier point faible : le temps de réaction. Alors certes, le fait qu’il ait été muni du 15-45mm, qui n’est pas un foudre de guerre de rapidité, ne l’a pas aidé mais là, il faut quand même plus de 2 secondes et demie (je ne suis pas suisse, donc je vous prie de m’excuser pour la non-précision chirurgicale de cette mesure) entre l’allumage et la possibilité de prendre la première photo. Ça n’a l’air de rien comme ça 2.5 secondes mais à l’usage, cela parait bien long.

Une fois le boitier allumé, lorsqu’on le porte à l’œil, on découvre un viseur électronique plutôt agréable et lumineux. Un détecteur oculaire placé sous le viseur vous permet de passer assez rapidement de ce dernier à l’écran LCD et inversement. Attention, ce détecteur est particulièrement sensible. Pendant mon test, il m’est arrivé de l’activer accidentellement en passant juste la main devant alors que je visualisais sur l’écran arrière des images réalisées. Et d’un coup, votre LCD qui vous montrait vos magnifiques photos devient noir. N’étant pas un habitué des mirroless, il m’a fallu quelques instants la première fois où c’est arrivé pour en réaliser la cause. En mode visualisation, ce détail n’est finalement pas très gênant. Par contre, ça peut le devenir un peu plus lorsque vous déployez l’écran arrière et utilisez l’écran tactile pour votre mise au point lorsque vous prenez par exemple des photos au ras du sol. Pour éviter ce petit désagrément, il vous faudra switcher entre les différents modes (EVF seul, EVF+LCd, LCD seul, détection automatique, etc…).

Je n’ai évidemment pas lu le mode d’emploi avant d’utiliser le boitier, histoire de voir si le boitier et les menus sont suffisamment simples et intuitifs. Au niveau des commandes et des placements boutons, on s’y retrouve assez vite, même si à l’usage la petite roulette verticale n’est pas des plus faciles d’accès. Pour les menus, c’est un peu plus complexes mais honnêtement, si on est habitué à la nomenclature photographique, on finit par s’y habituer. Cela dit, ne faites quand même pas comme moi, lisez le mode d’emploi avant tout chose.

À l’usage, on prend assez vite ses marques et comme c’est un poids plume à encombrement minimal, on se surprend à l’utiliser comme son smartphone. C’est limite si on ne se promène pas avec le boitier constamment dans la main.

De bien belles images.

Force est de constater qu’en ce domaine, ce petit X-T100 tire très bien son épingle du jeu. Malgré que son capteur soit un Cmos et non un X-Trans (il faut bien des compromis pour le prix), les images produites sont vraiment d’excellente facture. Le rendu des couleurs est à la hauteur de la réputation de la marque en la matière. La gestion des contrastes est très agréables à l’œil. Les Raw générés vous laissent une belle marge de développement. Et si vous n’en avez pas le courage, vous serez étonnés par la qualité des Jpegs issus du boitier.

Sur ce dernier point, Mr Fuji a inclut dans le boitier toute une série de filtres permettant d’émuler les anciennes pellicules de la marque. Non seulement c’est ludique, mais en plus, les résultats sont assez convaincants. Sur la photo ci-dessous (Jpeg direct du boitier), j’ai utilisé le filtre Velvia.

Les Isos natifs sont de 200. Vous pouvez tranquillement monter à 3.200, voire à 6.400 avec un petit peu de boulot en post-prod. Au-dessus, c’est une zone à éviter, d’autant plus qu’à partir de 12.800, vous n’aurez plus droit qu’aux Jpegs.

L’auto-focus, par contre, n’est pas vraiment un foudre de guerre mais il assure le job tant que votre sujet n’a pas trop la bougeotte. Les photos de sport ou d’animaux rapides, ce n’est pas vraiment sa tasse de thé. En même temps, ce boitier n’a pas été pensé dans ce but.

Niveau vidéo, n’étant pas un grand spécialiste ni un grand utilisateur, je dois avouer que les petits tests réalisés m’ont convaincu. C’est propre, relativement stable, agréable à regarder. Le mode 4k a 15fps n’est pas d’une fluidité exemplaire mais rien à redire sur la Full HD. Ici encore, compte tenu du prix du boitier, le X-T100 s’en sort haut la main.

L’autonomie ne m’a jamais réellement posé un gros problème lors de mes séances de tests. Cependant, il sera préférable d’avoir une 2ieme batterie si vous l’utilisez une journée complète en mêlant photo et vidéo.

Le boitier est aussi connecté, wifi et bluetooth, vous permettant entre autre de le piloter depuis votre téléphone ainsi que d’y récupérer vos images pour les partager au plus vite.

On l’aime ou pas ?

Il faut être honnête, il est difficile de ne pas succomber au charme du X-T100. Petit, léger, facile d’accès et d’utilisation, vous offrant de belles images, il a tout pour être votre compagnon de tous les jours. Les bonnes fées de chez Fuji qui se sont penchées sur son berceau l’ont bien gâté ce petit boitier, tout en le maintenant à un prix très attractif. Utilisé pour ce à quoi il a été conçu le Fujifilm X-T100 vous fera chavirer le cœur.

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