Comprendre la lumière

Un regard sur la lumière...

air-d-automne

Lors du dernier « Mais Qu’est-ce », votre jeu préféré, c’est notre cher Sartarius qui a gagné, et de par sa victoire il avait le droit de choisir un thème d’article. Son choix fut le suivant:

Sartarius:
La maîtrise de la lumière pour les nuls (comme moi:))

J’ai donc décidé d’écrire ce billet.

Comme vous pouvez le constater, le titre est un peu différent de sa demande.

Pourquoi ?

Avant de maîtriser la lumière, il faut la comprendre, la sentir, la voir. Comprendre la lumière, c’est la maîtriser.

Comme vous le savez tous maintenant, le mot photographie vient d’une étymologie précise:

Le mot « photographie » a été imaginé par John Herschel et provient de deux racines d’origine grecque :

  • le préfixe « photo- » (φωτoς, photos : lumière, clarté) — qui procède de la lumière, qui utilise la lumière ;
  • le suffixe « -graphie » (γραφειν, graphein : peindre, dessiner, écrire) — qui écrit, qui aboutit à une image.

Littéralement : « peindre avec la lumière ».

Wikipedia

Pour peindre avec la lumière, il faut effectivement la maîtriser, mais avant tout la comprendre, car comme en peinture, si on ne comprend pas la base, la maitrise n’est pas très utile.

Si on mélange du bleu et du jaune, on obtient du vert. Si je ne connais pas cette petite astuce, même si je maîtrise parfaitement le dessin, je vais être grandement limité pour faire un beau tableau en couleur.

De la même façon, même si je connais en pratique toutes les astuces photo, si je connais tous les modes de mesure qui vont permettre de « maîtriser » la lumière, si je ne la comprends pas, cela me sera simplement inutile.

En effet, à qualité de cadrage égale et pour exactement la même scène, une simple différence de lumière peut faire d’une photo banale une photo extraordinaire.

Alors, pour comprendre la lumière il faut commencer par…

Voir la lumière :

syrphe-en-vol-1250

Qu’est-ce que cela signifie ?

Tout le monde connait les différents changements de lumière dus à l’heure, la lumière du matin, celle de l’après-midi et celle du soir.

On connait aussi les lumières de la météo, celle du mauvais temps et celle du beau temps.

Et pour finir la lumière de saison, printemps, été, automne et hiver.

En réalité, ce résumé des différentes lumières est terriblement réducteur, car il existe des milliers d’autres facteurs qui vont interagir sur la lumière, et tous ces facteurs peuvent se cumuler.

Pour autant, cette « petite » réduction va nous permettre de comprendre les choses simplement.

Imaginons que nous venons de mettre un appareil photo sur un trépied, avec une focale fixe pour avoir un cadrage identique.

Maintenant, je fais une photo un jour de grand beau temps (sans le moindre nuage), le matin 30 minutes exactement après le lever du soleil. Je fais cette photo une fois le 1er janvier, et l’autre fois le 1er octobre.

Les deux photos auront une lumière différente.

Si je recommence l’expérience, cette fois en faisant varier le temps par un coup de pouce du destin, exactement le même jour, même moment l’année suivante, une fois par beau temps et une fois par mauvais temps, la lumière sera différente.

Mais je vais encore plus loin, on refait la même photo, exactement à la même date, avec les conditions qui semblent exactement les mêmes (même temps, même moment, même paysage, même focale… etc) et la lumière sera encore différente.

Il y a tellement de choses qui influent sur le « rendu » de la lumière, que celle-ci n’est JAMAIS la même.

Un jour un ami photographe de mes parents était avec moi au bord du lac Léman, on admirait le coucher du soleil se positionner derrière le jet d’eau de Genève. Il me dit, regarde bien cette lumière, car tu ne la verras plus jamais !

Je fus étonné par son affirmation, et il m’expliqua que la lumière est unique à un instant, elle n’est ensuite plus jamais la même. Tu peux avoir des lumières qui sont proches, mais jamais identiques.

J’avais 13 ou 14 ans, et depuis, j’ai joué à un jeu et je n’ai plus jamais arrêté d’y jouer, j’ai joué à…

Regarder la lumière :

Est-ce que voir et regarder la lumière sont les mêmes actions ?

La réponse est non.

Je veux faire une photo, et je vois la lumière qu’il y a cet instant.

Je ne fais pas de photo, et je regarde la lumière qu’il y a tout le temps !

Quand je donne un cours photo à l’un de mes élèves, et qu’on arrive au chapitre de la lumière, je lui explique qu’un œil s’éduque, s’entraine à voir la lumière, de la même façon qu’on lui apprend à composer.

Il faut toujours regarder la lumière, que vous fassiez ou non des photos, il faut regarder la regarder, l’admirer, l’analyser, la comprendre.

Le 2 mai dernier, il faisait beau, quand soudain le ciel a tourné. Un beau ciel d’orage est passé au-dessus de Genève, et tout est devenu sombre.

J’étais dehors avec toute ma petite famille sur le chemin pour retourner à la maison de ma sœur. Tout le monde semblait inquiet, car on sentait dans l’air que l’orage n’allait pas tarder à craquer et nous arroser.

De mon côté, j’avais le sourire, car tout le monde voyait un ciel sombre et menaçant, moi je voyais une lumière extraordinaire ! Un ciel chargé d’électricité qui donne une luminosité si particulière, une lumière très belle, très subtile.

Le mauvais côté de l’histoire, c’est que j’avais bien mon appareil photo (le Fuji X100s que je teste en ce moment), mais comme un crétin que je suis parfois, j’avais oublié la carte mémoire…

En bref, pendant que tout le monde voyait le sombre, j’ai regardé la lumière, et j’ai vu de belles, de très belles choses.

Regarder la lumière n’est pas uniquement utile pour admirer ce qu’elle nous offre, mais pour comprendre…

Comment gérer la lumière :

jura

Plus on regarde la lumière, plus on en connait toutes les subtilités, jusqu’à tant qu’on finisse par être capable de devenir un vrai posemètre humain !

Quand je donne un cours photo à mes élèves, il y a une chose que j’adore faire, c’est de donner les réglages de l’appareil avant même qu’ils ne portent l’œil au viseur.

Je dis par exemple :

Tient, vu la lumière qu’on a là, tu auras pour tes 100 ISO à f/2,8 un temps de pose de 1/125s …

Ma marge d’erreur est de plus ou moins un demi-stop (voire un complet) selon la marque du boîtier. (je donnerai plus de détails sur ce qu’est un stop un peu plus bas dans l’article).

Reconnaitre la lumière, la regarder et éduquer son œil devient un point capital, non pas pour savoir la mesure à la place de votre appareil, mais pour décider quel type de mesure sera le meilleur pour votre photo à un moment précis.

Connaitre la lumière, c’est pouvoir déterminer si l’ambiance lumineuse est homogène ou non, où sont les points de lumière les plus importants, quelle est la lumière qui baigne la scène et que je dois mettre le plus en avant… etc.

Comme vous l’aurez compris, gérer la lumière est avant tout la comprendre, pour pouvoir faire les choix qui s’imposent.

Que ce soit la lumière que l’on « subit », celle qui naturellement baigne la scène (lumière naturelle ou non), ou celle que l’on fabrique, par exemple à l’aide de flashes.

Le meilleur moyen de reproduire avec un flash un éclairage « naturel » est de comprendre comment ledit éclairage naturel fonctionne.

Gérer la lumière, c’est l’observer, la regarder, l’étudier, la comprendre, voir sa réaction quand elle rebondit sur tel ou tel support, quand elle est filtrée par une chose ou une autre… etc.

Ensuite, et seulement ensuite, on peut travailler la lumière pour en ressortir le meilleur.

Travailler (mesurer) la lumière :

Pour travailler la lumière, en obtenir le meilleur et avoir un rendu particulier, il faut utiliser les outils qui sont à notre disposition.

En studio, le meilleur et le plus efficace des outils est et reste le flashmètre.

Le flashmètre a la particularité de calculer la lumière directe qui vient de la source jusqu’au sujet, et non pas la lumière réfléchie, celle qui vient de la source, puis rebondit sur le sujet avant d’être mesurée, comme le font nos appareils photo.

Pour le flashmètre, lors d’un prochain article sur les flashes de studio, je vous ferais une explication plus en détail.

Pour ce qui est de la mesure de nos appareils photo, la mesure réfléchie, celle mesurée après rebond sur le sujet, j’avais écrit un article il y a trois ans de ça, qui explique comment tout ça fonctionne : Les différentes mesures

Ce que je n’ai pas expliqué dans l’article en question (ou rapidement expliqué) c’est que, quelle que soit la qualité de votre mesure, nous sommes toujours en présence d’une limitation, celle de la capacité de votre surface sensible à reproduire toute la lumière d’une scène, des plus hautes aux plus basses.

C’est ce qu’on appelle la dynamique.

On entend souvent cette phrase, Nikanon a des capteurs avec une meilleure dynamique que Canikon.

La dynamique d’un capteur se mesure en IL c’est justement sa capacité à encaisser le plus d’écart entre les lumières les plus hautes et les lumières les plus basses qui détermine sa dynamique.

Plus le chiffre est grand, plus la dynamique est étendue.

Les reflex standard (APS-C et FF) ont en règle générale une dynamique autour de 11 IL, un peu plus un peu moins selon le modèle et selon la plage ISO utilisée.

C’est ainsi que Canon en ISO de base à un peu moins de dynamique que Nikon (et leur capteur Sony), tendance qui s’inverse une fois que l’on monte en ISO. Le gain de dynamique au départ se perd très rapidement et finit par s’inverser dans les valeurs ISO les plus hautes ou Canon reprend le dessus.

Les appareils moyen-formats, comme les PhaseOne affichent des dynamiques plus étendues, jusqu’à 13 IL pour le dernier IQ260.

Notre œil voit environ 8 ou 9 IL de dynamique, sauf que notre cerveau, organe ô combien astucieux, fait du HDR en permanence : il cumule les images en haute et basse lumière pour nous donner un résultat à la dynamique très étendue.

C’est ainsi que la vision humaine, avec la petite astuce de notre cerveau qui fait son « HDR-Brainisé-maison », nous offre une vision d’un peu plus de 20IL de dynamique… ce qui est très loin des 11 IL d’un reflex et même des 13 IL d’un moyen format!

Surtout quand on sait qu’entre chaque « stop » (IL+1) on double les valeurs…

Vous n’avez pas compris ?

Je vais vous expliquer de manière plus claire. Imaginez que vous avez un appareil photo avec les réglages suivants :

  • Iso 200
  • Vitesse 1/400s
  • Ouverture f/5,6

Maintenant, vous décidez de changer un des paramètres sans que ce changement n’influe sur l’exposition de l’image. Par exemple, vous voulez plus de vitesse d’obturation pour figer une scène. Vous augmentez la vitesse d’un stop ou 1IL. On sait que monter d’un stop est multiplier la valeur de base par deux (ou diviser si on veut au contraire descendre), mon 1/400s de seconde va donc passer à 1/800s.

Pour compenser ce manque de lumière (car si la vitesse d’obturation est plus rapide, il y a moins de lumière qui va venir toucher la surface sensible) je vais devoir monter d’autant d’IL la valeur ISO, dans notre cas 1 stop. On va donc passer de 200 ISO à 400 ISO.

Pour l’ouverture, c’est un tout petit peu plus compliqué, car les valeurs « entières » d’ouverture de diaphragme sont prédéfinies, il faut donc les connaître par cœur. Ci-dessous, la liste des valeurs entières pour l’ouverture :

ouverture-diaphragme

De fait, si c’est avec l’ouverture qu’on voulait compenser le manque de lumière de notre exemple, nous aurions dû passer de f/5,6 à f/4.

Ce que l’on note alors, ce que l’on déduit en toute logique, c’est qu’on ne pourra jamais (sauf artifice comme le HDR) reproduire la totalité de la lumière que l’on voit sur une scène donnée.

La physique et la dynamique de nos capteurs nous empêchent de réussir une telle prouesse.

Il faut donc accepter…

Le compromis :

bateau

Le compromis c’est d’être conscient que lorsqu’on est devant un magnifique coucher de soleil, on ne pourra pas avoir et la superbe lumière de ce coucher de soleil et notre joli modèle bien exposé (sans artifices, comme le flash fill-in).

Ici, on devra faire un choix, soit on expose bien le modèle et l’arrière-plan est cramé, soit on expose bien le coucher de soleil et notre modèle n’est plus qu’une silhouette noire.

Mais il ne faut pas croire que le compromis soit une mauvaise chose en soi, et c’est souvent ce qui donne du caractère à l’image.

Si je prends l’exemple de mon bateau qui illustre ce chapitre, ici, il n’y avait pas moyen d’avoir une image parfaitement exposée. Des rayons de soleil très intenses traversaient des trouées de nuages donnant une lumière très belle, mais une dynamique impossible à retranscrire sur le support limité qu’est mon capteur.

Et c’est justement là que ce fameux compromis est une force !

J’avais trois choix qui s’offraient à moi :

  1. Exposer la scène pour les valeurs moyennes (ce qu’aurait fait la mesure matricielle). On aurait eu des zones bouchées (trop noires) et d’autres cramées (trop blanches) le reste aurait été correctement exposé, mais ici, il y avait peu de valeurs moyennes.
  2. Exposer pour les basses lumières (en faisant une mesure spot dans la zone la plus sombre). On aurait eu des détails dans toutes les parties sombres, et les parties claires auraient été cramées.
  3. Exposer pour les hautes lumières (en faisant une mesure spot sur les parties claires de l’image). C’est ce que j’ai fait, et le rendu très particulier qui joue sur les différentes lumières offre un bon compromis.

Ici, on voit clairement que le compromis donne une ambiance « agréable », donne un cachet spécifique à cette image.

Le compromis est ce qui offre la possibilité de jouer sur la lumière, de s’amuser avec elle, de la modeler pour obtenir le rendu que l’on désire vraiment.

Même avec des lumières qui peuvent nous sembler « plates » on peut toujours trouver cette petite nuance qui changera tout.

Conclusion:

Pour terminer cet article, je dirais que la lumière doit être la meilleure amie du photographe. Pour la comprendre, la gérer, la maitriser, il faut sans cesse la regarder !

Plus vous verrez les subtilités de la lumière, plus vous la comprendrez, plus elle vous sera familière, et plus vous la maitriserez.

La lumière n’est pas le simple fait de mesures que vous donneront vos différents appareils de façon plus ou moins juste, mais c’est une histoire d’amour qui doit naître entre le photographe et SA lumière.

Que je fasse ou non de la photo, je passe mon temps à regarder la lumière, à composer dans ma tête, c’est devenu un réflexe aussi présent que celui de respirer. Presque 100% de mon temps conscient, j’observe, je regarde, j’imagine le résultat.

Le gros avantage, c’est que je vois des choses que les autres ne voient pas, comme la belle lumière d’un instant avant l’orage, et en prime j’affute mon regard.

Ce sont des détails pour la plupart des gens, pour moi ce sont de très sympathiques moments, qui en plus de me flatter l’œil me permettent d’avoir les bonnes réactions quand je dois prendre des photos.

Ne vous lassez jamais de regarder la lumière !

Bon courage et bonnes photos !

À propos de l'auteur:

Il est beau, fort et musclé... Enfin, s'il n'est pas tout ça, il est passionné de photo, passion qu'il essaye de vous transmettre du mieux qu'il peut!

110 Comments
  1. « Quand je donne un cours photo à mes élèves, il y a une chose que j’adore faire, c’est de donner les réglages de l’appareil avant même qu’ils ne portent l’œil au viseur »
    –> C’est là qu’on voit le vrai pro qui impressionne :).
    Très bon article :)

    • C’est pas compliqué il suffit de s’exercer, en ce moment chez moi c’est F16 100 iso 1/100e.

      Partant de là il suffit de décliner le réglage

      Il y a quelques règles héritées des méthodes des anciens qui sont encore utiles.

    • La fameuse méthode par beau temps…

      C’est pas depuis une déclinaisons de cette méthode que je fais mes « prédiction », mais juste l’expérience ^^

  2. Un très très bel article, merci Darth, on peut dire qu’il m’a bien été utile, j’ai beau avoir appris les bases, il est clair qu’on se rend vite compte que la lumière est la toute première chose à voir et comprendre… Pas toujours évident, vivement que cela devienne vite un réflexe pour moi aussi ! Mais pour ça, je sais ce que tu vas me répondre : y a pas de secret, faut pratiquer ! :hihi:

    • En effet, il n’y a pas de secret, faut pratiquer.

      Mais regarder la lumière, tu peux le faire tout le temps, quand tu fais de la photo et quand tu n’en fait pas! 8)

  3. N’inverses tu pas voir et regarder ?

    Voir c’est permanent à cause de nos yeux (la vue) et regarder c’est détailler ce que l’on voit, fixer son attention sur un élément ou une succession d’éléments.

    Il y a dans la notion de voir l’absence d’interprétation ou d’analyse contrairement à l’action de regarder.

    Dès lors quand je suis en situation de faire des photos je regarde la lumière, mais quand je ne pense pas photo je ne fais plus forcement attention à la lumière, je vois la lumière.

    • C’est tout à fait ce que dit notre ami Thomas dessous.

      Je fais une généralité du comportement des personne qui dans la plupart des cas ne voit la lumière qu’au moment de la prise de vu, et encore.

      On voit la lumière que l’on va prendre en photo, on regarde la lumière pour l’étudier.

      Mais il est clair que dans l’absolu il faut regarder la lumière que l’on prend en photo et qu’on étudie ^^

    • Si je peux me faire mettre, Darth conseille justement de regarder la lumière même quand on ne fait pas de photo. La lumière on la voit tout le temps, mais il faut aussi la regarder (je ne te fais pas de leçon hein, j’essai juste d’éclairer les propos ;-) )

      Mais je vois ce qui te gène:

      « Je veux faire une photo, et je VOIS la lumière qu’il y a cet instant.
      Je ne fais pas de photo, et je regarde la lumière qu’il y a tout le temps! »

      Darth aurait du dire:
      « Je veux faire une photo, et je REGARDE la lumière qu’il y a cet instant.
      Je ne fais pas de photo, et je REGARDE la lumière qu’il y a tout le temps! »

      ;-)

  4. Joli article Darth, un excellent conseil que tu nous donnes !

    Au tout début je me demandais comment j’allais pouvoir apprendre à gérer la lumière, et puis maintenant, je m’aperçois que je la regarde de plus en plus.

    Et tu a entièrement raison lorsque tu dis « qu’avec cette habitude, on voit les choses différemment des autres, sous un autre angle » !!

    Exemple:
    Mes parents ont un beau Lila bien fleuri dans le jardin, il me l’ont fait remarqué en pleine après midi, sous le soleil tapant !! C’est en début de soirée, lorsque la lumière était plus douce et qu’elle venait chatouiller les belles fleurs, que je leur ai dit de venir le voir: waaaaaaaa c’est bien plus joli ;-)

    Je le faisais déjà depuis quelques semaines, maintenant c’est sur, je regarderai tout le temps la lumière ;-)

    Merci pour ce très bon article !

  5. Excellent article sur un sujet qui peut être complexe! Les débutants feraient bien de le bookmarker.
    C’est dommage tu as manqué de peu la revue du web photo du lundi matin! Ce sera pour lundi prochain.
    Ceci dit je pense que jouer avec des flashs en étant, disons, débutant avancé peut être intéressant, justement pour comprendre la lumière, simplement en la déplaçant, en changeant sa puissance, en la faisant « rebondir »…

    Tout ça en prenant évidemment le temps de regarder et d’observer la lumière naturelle qui nous entoure;-)

  6. ary

    très bon article, très philosophe.
    A la lecture du titre je m’attendais a quelque chose de très technique, avec les modes de mesure etc… je suis agréablement surpris, mais je vais m’empresser d’aller lire celui qui en parle et que tu as cite dans l’article…

  7. Michaël

    Magnifique et très didactique article que celui-là! Merci Sartarius d’avoir gagné et demandé cet article. C’est très… éclairant :) Et c’est expliqué avec simplicité et illustré avec de magnifiques photos. Merci.

  8. Très bon billet, fort agréable à lire !
    J’étais mort de rire tout seul derrière mon bureau avec ton :

    la petite astuce de notre cerveau qui fait son « HDR-Brainisé-maison »

    :tumbsup:

    Définitivement d’accord avec Marc, à bookmarker impérativement (d’ailleurs, hop dans les prochains liens pour le cerveau !)

    (Pour un mec qui avait du mal à l’écrire hier, tu t’en sors plus que bien :tumbsup: )

    Remarque de puriste boulet : pour l’ouverture, t’aurais pu expliquer pourquoi le facteur est racine(2) et pas 2 quand même ;)

    • Je ne voulais pas les noyer sous l’info technique, mais il aurait peut-être été bien que j’ajoute que c’est en effet racine de 2 pour maintenir l’effet du double d’entrer de lumière à chaque stop.

      Mais si après on me demande pourquoi, vulgarisé le fait qu’on a utilisé un stratagème pas hyper précise mais qui fonctionne car le calcul qui explique que pour un objectif donne une lumière homogène en fonction de son ouverture il faut que cette lumière soit inversément proportionnel au carré de l’ouverture, et de fait suite à une petite astuce mathématique on peut résumer ça en un carré de la valeur F/x….

      Je pense que quelques uns vont mourir en route ^^

      Sinon, merci pour ton très très sympathique commentaire qui me fait plus que plaisir! :tumbsup:

      • J’vais pit-être dire une connerie, mais tu me corrigeras le cas échéant, mais il me semble que pour l’ouverture c’est « simple » à comprendre pourquoi racine de 2 :
        - si pour la vitesse diviser par 2 le temps de pose diminue par 2 la quantité de lumière
        - alors pour l’ouverture, diminuer par 2 la surface diminue par 2 la quantité de lumière également
        - comme l’ouverture est une mesure de longueur (le diamètre du diaphragme), et comme on se rappelle que Surface = pi/4 * D^2, alors ca veut dire que si la surface est divisée par 2, le diamètre (donc l’ouverture) est divisée par racine de 2

        Ou il y a un truc que j’oublie ?

        • Non, tu as tout à fait juste (quoi qu’en vrai c’est à peine plus complexe que ça), mais pour donner ton explication tu met une formule, et dans un blog comme celui de la photo en fait ça passe bien, ici les gens sont moins friand de ce genre de chose.

          Ensuite, quand on sait, cela semble limpide, mais quand on sait pas, c’est moins évident.

          Pour rire, j’ai montrer ton explication à mes deux sœurs et elle m’ont regarder comme ça: :-? 8-O:plok:

          Tu vois ce que je veux dire? :-P

          • :plok:
            je parle de la formule pour calculer l’aire d’un cercle (pierre carrée pour ceux qui se rappellent ;) ), je fais pas un système d’inéquations d’intégrales triples différentielle là quand même ^^ :-P

            bon ok, j’ai compris, :zooh:

    • J’adore les mathématique non linéaire ou autre joyeuseté des mathématique appliqué (branche que j’ai hésité à étudier pour au final partir sur la physique théorique!).

      Mais certain font des boutons à voir une simple fraction … Donc, même si on et dans la base de la base, croit moi, j’ai de gros réfractaires ^^

      • effectivement, il y a des gens qui n’aiment pas les mathématiques… :plok:
        Personnellement, je préfère les lettres aux chiffres ! (et c’est d’ailleurs pour ça que je viens de corriger les petites bourdes qui étaient cachées dans cet article… ça t’embête pas que je reprenne mon rôle de psychorigide de l’orthographe ? :-P ) (mais bon, ça va, j’suis pas allergique aux maths non plus, hein, c’est juste que je vis très bien sans les fractions, les racines, et autres formules barbares !)

    • Seb F.: Remarque de puriste boulet : pour l’ouverture, t’aurais pu expliquer pourquoi le facteur est racine(2) et pas 2 quand même

      Je suis bien d’accord avec Séb surtout qu’après il suffit de retenir 2 valeurs en gros: 1 et 1,4 et on fait x2 pour chaque et on obtient toutes les autres. ;)

      Et puis tu as déjà mis des formules mathématiques. Notamment dans l’article de la PDC. Je te rappelle que tu as eu pleins de JSA!! :twisted:

      Non mais, tes lecteurs ne sont pas si sectaires avec les maths. :-x

  9. Très bon article encore une fois : bravo…

    Après avoir passé la journée en plein soleil à prendre des photos, je m’attendais à ce que tu nous parles des « golden hours » de la photo, ou de « l’heure bleue » et du coup j’aurais culpabilisé, mais non …

    Bravo pour les anecdotes et le HDR-Brainisé qui m’a fait bien rire. :hihi:

  10. Sartarius

    Alors là, je suis sur le CUL, je ne m’attendais pas a voir un EXCELLENTISSIME article sur la lumière aussi rapidement.

    Je t’applaudi bien fort Darth, car jusqu’à maintenant tous les articles que j’avais lu sur la lumière ne me parlaient pas et aussi incroyable que cela puisse paraître et je le dit HAUT et FORT, j’ai tous compris.

    Et je comprend mieux maintenant pourquoi j’ai tant de mal a retranscrire ce que je REGARDE en photo

    Oui tu mérites le succès grandissant de ton blog et je suis encore plus ravi de pouvoir te rencontrer au mois de Septembre.

    Encore merci à toi :tumbsup: :tumbsup: :tumbsup:

  11. Excellent! Je l’ai vu cette lumière du 02 mai, j’étais au travail quand j’ai vu mon bureau s’assombrir. Je suis sortie dehors lorsque tout le monde se pressait pour rentrer à l’abri, c’était magnifique.
    Ce qui est génial quand on observe la lumière, c’est que peut importe le temps, pluie ou soleil, on se réjouis de ce que l’on voit, car comme tu le dis très bien, cela n’arrive qu’une fois à chaque fois. Finit la déprime les jours de pluie, on profite de la lumière tamisée grâce aux nuages!! Les jours d’orages, on profite de ce vert puissant que nous offre la nature, et lorsque le soleil revient après l’averse alors on profite d’une lumière mystique et pure!! Bref, 100% d’accord avec ton article, il est très bien écrit!!

  12. Merci à toi pour le partage de ton savoir et de ton expérience, c’est fort bien expliqué et imagé.
    Pour devenir un posemètre humain, y’a du boulot en ce qui me concerne.
    Petite question : utilises-tu le réglage « iso automatique » où tu fais un réglage à chaque prise ?

    • Merci pour le compliment.

      Je fais toujours mes réglages ISO moi-même, car au final il est rare que tu sois obligé de changer constamment, et même si ont doit changer souvent, c’est très simple, et on garde le contrôle ce qui est le plus important. :tumbsup:

  13. Frabre

    Si je peux me permettre, il y a une très grosse erreur dans ton article :

    La mesure incidente est la mesure de la lumière arrivant sur le sujet (utilisation classique du flashmètre). Les boitiers utilisent la mesure réfléchie, la mesure de la lumière renvoyée (reflechie) par le sujet.

  14. Très chouette article, que je relirai à tête reposée un peu plus tard, en espérant pouvoir l’appliquer correctement à l’avenir !
    (peut-être que je ferai des photos moins pourries en concert, du coup…)

    Et je suis d’accord, la lumière est une chose magnifique que je ne me lasse pas de regarder… *et là, il manque un smiley rêveur. C’est pas grave, on va imaginer le résultat !*

  15. LisinLyon

    Super article, merci et merci aussi d’avoir expliqué la belle photo du concours… j’ai fait des essais l’automne dernier, car la lumière est particulièrement belle et les couleurs de la nature aussi et j’adore la lumière autour d’un orage comme tu le décris, c’est magique.

  16. Helder

    Sympathique sujet, très bien traité. Vous êtes un amoureux de la lumière et de l’image. Moi aussi, mais je reconnais que j’ai du mal à me servir des outils techniques pour la reproduire ou la mettre en photo. Mais je m’y applique !!! J’aime aussi retoucher des vieilles photos, mais j’accepte mal l’idée de retravailler mes propres images après… et je dis ça, en ma rappelant d’un mot que vous avez utilisé dans un autre article, qqch comme « disrowser » (je ne suis pas certain). Ceci, si j’ai bien compris, serait un logiciel qui permettrait de corriger ou améliorer l’image. Je me trompe peut-être. Je vous écris pour vous féliciter puis que j’ai déjà lu d’autres articles de vous, mais aussi pcq je suis interessé à ce Fuji X10 ou Pro1, et j’aimerais savoir un peu plus sur ce « disrowser ». Désolé j’ai plus retrouvé le mot exacte.
    Bravo et mes Meilleures Salutations

    • Je pense que le mot que vous cherchez est « dérawtiser » mais je ne suis pas sûr de l’avoir utilisé dans l’un de mes article.

      En fait, beaucoup de programme font ça, c’est le fait de prendre le fichier « brute » le RAW, et de le développer à l’aide d’un programme, comme Lightroom ou DxO…etc.

      Je dis souvent qu’une photo n’est pas finit une fois qu’on la faite, il faut encore la traiter pour en obtenir le meilleur!

    • Un petit indice (potentiellement super pourri l’indice, ça te met sur la voie ou ça te paume GRAVE)

      Mais qu’est-ce:
      2013/05: Sartarius non communiqué pour l’instant / +drôle: ?
      2013/03: Sartarius La maîtrise de la lumière pour les nuls / +drôle: Sartarius
      2013/02: Pyrros /  non communiqué pour l’instant  / +drôle: Pyrros
      2013/01: Pyrros – Séb F. /  non communiqué pour l’instant –  non communiqué pour l’instant  / +drôle: Gordon Shumway
      2012/11: Gordon Shumway – Marc / Comment détecter un fake ?Comment critiquer une photo de manière constructive ? / +drôle: Gordon Shumway
      2012/07: Pitch / non communiqué pour l’instant / +drôle: Chopperrette
      2012/06: Chopperrette – Cynorrhodon / Compte-rendu d’une virée photo avec 3 équipements max - non communiqué pour l’instant  / +drôle: Mélusine
      2012/05: Chopperrette / Quiz sur les défauts visibles sur une photo. / +drôle: Zanguyo
      2012/04: Gordon Shumway / livres et sites web de référence / +drôle: Chopperrette
      2012/03: Sarah – Seb F. / Darth et Seb F. co-rédacteurs d’un article sur leurs meilleures astuces photographiques  / +drôle: Gordon Shumway
      2012/02: Pyrros / pas de demande  / +drôle: Javier
      2012/01: Javier / petite disser­ta­tion sur « Il faut aimer la soli­tude pour être photographe. » / +drôle: Séb.F
      2011/12: Pyrros / Test et clas­se­ment de 10 gale­ries pho­tos acces­sibles / +drôle: Steakhachai
      2011/11: Mélusine / Réussir ses photos de concert / +drôle: Sesskapile
      2011/10: Pyrros – Chopperrette / L’égo du pho­to­grapheComment bien soigner son matériel / +drôle: Phoxion
      2011/09: Eki / Le maté­riel spé­ci­fique à la photo ani­ma­lière / +drôle: Mélusine
      2011/08: Bibiweb / Time Lapse / +drôle: Bibiweb
      2011/06: Chopperrette / Les coulisses des photographies animalières de Darth / +drôle: aucun
      2011/05: Chopperrette / Premiers pas de Darth avec son objectif macro: Partie I, Partie II, Partie III, Partie IV et Partie V / +drôle: Bibiweb
      2011/04: Aurélien / pas de demande / +drôle: Gordon Shumway
      2011/03: Mizuko / pas de demande / +drôle: aucun
      2011/02: Goncalo – Dan / pas de demande / +drôle: BlogPhoto
      2011/01: Jeanne / pas de demande / +drôle: Igor
      2010/12: Bibiweb / photo de nuit / +drôle: qsammi
      2010/11: Freg – Vick / pas de demande / +drôle: Chopperrette
      2010/10: Goncalo / pas de demande / +drôle: Mélusine
      2010/09: qsammi – Mizuko / pas de demande
      2010/08: Chopperrette / quiz / +drôle: Pierre
      2010/07: Chop­per­rette / ajout objec­tif (bon­nette, conver­ter, etc..)
      2010/06: threo­nine /un autre tuto­riel vidéo, sujet libre
      2010/05: Ayrad / pas de demande
      2010/04: daniel & qsammi / pas de demande
      2010/03: Ben / cadrage ou com­po­si­tion des por­traits
      2010/02: Didil — Danielle — franck / pas de demande
      2010/01: Danielle (et franck) / pas de demande
      2009/12: Franck / pas de demande
      2009/11: Franck / article demandé pré­dé­dem­ment: tuto­riel IR
      2009/10: Kri­kouille / pas de demande
      2009/09: défi pas de mais qu’est-ce
      2009/08: Bul­lit / Low key (ou sinon ultra filé)
      *** inter­rup­tion suite aux pro­blèmes d’hébergement ***
      2009/05: steve54 / inter­view macro insectes
      2009/04: Franck / repor­tage ”humain”
      2009/03: Franck / tuto­riel IR et photo la plus dif­fi­cile
      2009/02: steve54 / HDR

    • Darth:
      J’ai rien capté, mais j’ai pourtant tout lu … 8-O

      :lol: :lol: Tu aurais compris j’aurais été TRES surprise ! :lol: :lol:
      Comme prévu, la version longue !

      :) J’aime beaucoup ton article, très poétique et intéressant. :tumbsup:
      :( Mais je suis déçue que tu aies traité si vite celui de Sartarius… :-x Il y en a qui attendent leur article depuis des ANNEES
      :cry: Et je ne parle pas seulement des miens :cry: :twisted: C’est un SCANDALE, il y en a des intéressants aussi dans le tas.
      :evil: Depuis le temps que j’attends celui pour soigner son matériel…

      • Sartarius

        Chopperrette: Mais je suis déçue que tu aies traité si vite celui de Sartarius

        J’ai aussi été étonné que ce soit si rapide, mais ça à dû l’inspirer et les mots sont venus tous seul sur la page blanche :D

        Allez pour te détendre, je t’offre ma tournée…BARMAID offre donc un verre à Chopperrette :-P

  17. Alexandre Rambault

    Super article, je suis tout a fait d’accord avec toi la lumière est très importante. J’adore observer la lumière dans les différents moment de la journée. Dans une journée on peut tellement de lumière différentes..

  18. Si j’osais un JDMP (Jeu de Mot Pourri), je dirai que regarder la lumière doit devenir un réflex ! :zooh:

    PS : soulagé que ta maman aille mieux, en espérant que sa santé s’améliore.
    Amicalement

  19. Cynorrhodon

    Heureusement que la molette de ma souri est débrayable ! Arriver en bas des commentaires n’est pas une mince à faire :plok: . (Ok c’est au moment ou j’écris cela que je pense aux jolis boutons oranges en bas à droite de la page :ouch: … Mais je n’aime pas faire comme tout le monde et puis, ne cherchons pas d’excuses, j’avais envie de me plaindre :lol: )

    Pour revenir à l’article, il est très agréable à lire, plein de choses très simples (comme son titre l’indique) mais si vraies ! :D

    Ce qui me fait rire, c’est qu’habituellement, je dois faire le contraire de ce dont tu parles au niveau de la sensibilité personnelle à la la lumière dans la vie de tous les jours. Personnellement, je me perd très fréquemment dans mes pensées dans la vie de tous les jours. Il m’arrive très souvent de me dire « ha ce reflet est sympa; cette luminosité est intéressante etc… » C’est une fois que j’ai mon appareil en main que j’oublie la lumière… :twisted: Trop enthousiaste à l’idée de faire fonctionner l’obturateur, il m’arrivait surtout dans mes début d’avoir de drôles de surprises en contrôlant mes photos :lol: … Du coup, je dois apprendre à intégrer ce que je fais naturellement dans la vie de tous les jours dans le monde de la photo… Chacun est tordu à sa manière… :oops: (Mon explication l’est un peu aussi je crois… Mais ça m’a l’air compréhensible… :roll: )

  20. Olivier

    J’ai découvert ton blog par cet article, et je voulais te remercier pour sa qualité et ce qu’il m’a et surtout va m’apporter. Grâce à toi je vais commencer un réel apprentissage de l’œil :-P En fait, j’ai commencé ce matin en admirant le premier et certainement seul rayon du soleil de la journée (temps de m…e), mais punaise, qu’est-ce qu’il était beau ! Il est venu éclairer quelques batiments au lointain, et je n’ai pas pu résister à sortir sur la terrasse prendre 2 – 3 clichés (même si mon épouse m’a demandé ce que je faisais à cette heure là avec mon appareil :D )
    Merci encore, je sens que je vais devenir un fidèle de ce blog, tant pour la qualité de tes articles, que pour le ton, très pro mais sans prendre les gens de haut …..

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