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Présentation:
Bonjour à tous, je m’appelle Marc Besancenot (@marcrp sur twitter), 30 ans, architecte d’app… euh ingénieur en informatique pour faire court :-) (et non pas salarié à la Poste ;))
J’ai une véritable passion pour la photographie et aime m’essayer à différents styles / sujets, comme vous pouvez le constater ici sur 500px ( http://500px.com/MarcBesancenot ) ou flickr http://www.flickr.com/photos/marcrp/
Canoniste depuis mon 1er appareil numérique (Powershot G2), je suis passé du 7D au 5D mark III il y a un peu moins d’1 an, pour enfin goûter au rendu d’un capteur FF (cf photo 2 et 6) associé à des performances AF de premier ordre (ce qui n’est pas tout à fait le cas du 5D mark II).
Grâce à l’initiative de Darth et la tribune qu’il me donne ici, j’ai la chance de pouvoir partager avec vous mes impressions sur le 5D mark III.
Ergonomie :
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Venant d’un 7D, je suis en terrain connu en ce qui concerne l’ergonomie générale du 5D mark III (plus proche du 7D que du 5D mark II au passage).
Molette, joystick, roue codeuse crantée, sélecteur vidéo / liveview tout tombe bien sous la main, quand on a l’habitude du système EOS (même avec mon EOS 1V, argentique donc, il y a beaucoup de similitudes).
Bonne nouvelle pour les aficionados de grip, le BG-E11 dispose enfin du joystick. Jusqu’à maintenant, son absence était rédhibitoire pour moi étant donné l’encombrement supplémentaire.
À noter que même l’EOS 1D mark IV n’avait pas ce “double joystick”, seul 1Dx et 5D mark III + BG-E11 en disposent chez Canon (et D4 et D800 + MB-D12 chez Nikon).
Autre point marquant, le bouton (programmable), assigné au test de profondeur de champ est enfin accessible de la main droite ! Je lui assigne généralement la possibilité de passer de Ai Servo à One Shot, pratique quand on alterne sujets mouvants et fixes, sans compter sur le Ai Focus
tout en gardant l’oeil dans le viseur. Il est d’ailleurs possible de configurer de manière assez poussée les différents boutons (pression à mi-course, AF-ON, mémorisation d’exposition, M-Fn, joystick, Set,…)
Ce qui m’a le plus dérouté est le changement de l’ergonomie de lecture des images : j’ai mis un certain temps à m’y habituer, et pour faciliter la relecture à une main, j’ai assigné à la touche Set (au centre de la roue codeuse), via une fonction personnalisée, l’activation du mode zoom sur l’image (au lieu du bouton “Loupe” qui se trouve à gauche de l’appareil).
Une option intéressante pour accélérer la revue des photos sur l’écran arrière permet d’activer le niveau de zoom par défaut pour le visionnage :
J’ai tout de suite voulu utiliser “Taille réelle (depuis col. sél)” c’est-à-dire 100% sur le collimateur qui a réalisé la mise au point (MaP) afin de rapidement vérifier si un cliché est net ou non. En pratique, à 100%, je trouve le niveau de zoom trop important. Les autres options ne me sont pas très utiles étant donné qu’ils agrandissent au centre et non en fonction du collimateur utilisé. L’idéal aurait été pour moi de pouvoir choisir le niveau de zoom désiré, sur le collimateur de MaP.
Performances techniques :
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Sur le plan technique, le 5D mark III me ravit avec ses 22MP (plus ne me serait vraiment pas utile), son mode silence addictif (activé en permanence sur mon boîtier), sa rafale de 6img/s (dont je ne sers que très rarement) et son AF.
Oui, l’AF du 5D mark III est exceptionnel (héritant du module de l’EOS 1Dx, normal non ? :-)) et mérite qu’on s’attarde dessus : il est rapide, précis, et suit sa cible sans sourciller. Enfin, me direz-vous pour un appareil de cette gamme (et je suis d’accord avec vous !).
Exemple d’image facilitée par la vélocité de l’AF : j’ai pu photographier un morosphynx en plein vol (cf photo 4) ou faire la MaP sur la tête de la guitare d’un musicien bien remuant (cf photo 
Il ne se contente pas d’être véloce, il est aussi très sensible en basse lumière (-2IL) : il m’est arrivé que l’AF accroche sur des scènes très très sombres, alors que moi je ne voyais plus grand-chose dans le viseur… dingue!
Il dispose de 61 collimateurs AF, groupables (par 5, 9 ou 12). On peut même choisir de n’afficher que les collimateurs dont l’objectif monté est capable de tirer parti : pertinent !
Le nombre d’options peut faire peur, son efficacité n’ayant d’égale que sa complexité, mais sans rien paramétrer de particulier, il fonctionne parfaitement! Cela dit, Canon lui dédit un guide complet de 47 pages tout de même. Bonne lecture… euh non, restez ici et lisez cela plus tard ;-)
Guide BookUn défaut notable de l’AF, sur lequel Canon travaille selon une annonce faite fin 2012 (firmware prévu pour avril), est le fait que le collimateur actif n’est pas illuminé en mode Ai servo (alors qu’il l’est en One Shot). J’espère que le travail de Canon réglera ce défaut (déjà réglé sur le 1Dx).
La mesure de lumière fonctionne parfaitement, j’ai vraiment l’impression de moins avoir besoin de jouer de la correction d’exposition qu’avec le 7D.
Il y a cependant un manque dans ce domaine sur un boîtier de cette gamme : la mesure spot liée au collimateur AF sélectionné. Cette fonctionnalité est uniquement disponible sur les séries 1 numériques… ou non, mon 1V en dispose!
Fonctionnalité appréciable, le mode ISO auto permet enfin de configurer une vitesse d’obturation limite avant d’augmenter la sensibilité. Malheureusement, Canon ne permet pas de spécifier une vitesse supérieure à 1/250s … ni de configurer cette vitesse en fonction de la focale utilisée : dommage, d’autant plus que ce ne sont que des limitations liées au firmware.
Ce n’est pas très gênant dans mon cas, ne shootant qu’en focale fixe, j’ai moins besoin d’une vitesse seuil fonction de la focale. Pour faciliter l’accès à ce réglage, j’ai ajouté ce menu dans l’écran “Mon menu”, bien pratique dans la gamme EOS pour retrouver rapidement les paramètres que l’on est amené à changer régulièrement.
Une faute de goût de la part de Canon concerne le slot SD :
- il n’est pas UHS-I et ne permet donc pas de tirer partie des vitesses d’écriture élevées des dernières SD
- utilisé en double écriture CF + SD, il bride la vitesse globale du boîtier.
Je m’adapte donc à ces défauts et utilise la CF exclusivement quand j’ai besoin de rapidité d’écriture. Pour des photos plus posées, j’opte pour la sécurité en RAW + RAW.
Qualité d’image :
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Bien entendu, on se doit de parler de la qualité d’image: c’est bien à ça que sert un tel boîtier, produire de belles images (ce que j’essaye de faire, mais ce n’est ici pas l’appareil le facture limitant :-D) Et je ne suis pas déçu, la qualité d’image du 5D mark III est excellente, et ce sur une large plage de sensibilités ! Je n’ai d’ailleurs pas peur de configurer l’appareil en ISO auto jusqu’à 6400 voire 12800 ISO. Le bruit est très contenu et ne génère que peu de couleurs parasites (et photo 1 à 6400 ISO, photo 7 à 12800 ISO et photo 9 à 5000 ISO).
Ressenti général :
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Dans l’ensemble, je suis ravi par le 5D mark III. J’ai la chance de pouvoir m’adonner à ma passion avec un superbe boîtier et il me le rend bien ! Chaque sortie avec est un plaisir et sa construction de qualité (joints, assemblages, matériaux) permet d’envisager un usage dans bien des conditions !
Pour la petite histoire, je l’ai prêté à un ami photographe, Nicolas Orillard-Demaire pour son voyage en Islande. Et malgré un échange avec son 1D mark IV le temps du périple, mon boîtier m’a manqué : son capteur FF, son AF, son mode silencieux et sa compacité (comparé à un boîtier gripé).
Évidemment, quand on est passionné, on est exigeant et on aimerait toujours plus, et on râle contre Canon de ne pas avoir pensé (ou de ne pas avoir voulu) intégrer telle ou telle fonctionnalité. Ex : avec la récente sortie du 6D qui intègre le Wi-Fi, le tarif du module Wi-Fi pour le 5D mark III semble irréel, plus de 700€…
Cela dit, je n’ai pas trouvé de défaut véritablement rédhibitoire au 5D mark III (si ce n’est la non-illumination du collimateur actif en Ai Servo).
Je ne parle pas du tout des possibilités vidéo : je n’ai jamais pris le temps de m’y essayer bien que ce soit un domaine qui m’attire. Chaque chose en son temps, j’ai encore tant à apprendre en photographie :-)
Petite conclusion :
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Je pense que vous l’aurez compris : j’adore le 5D mark III, malgré ses quelques défauts que j’ai essayé de mettre en exergue.
Merci Darth, ce fut un plaisir de rédiger ce mini-article :-)

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