Test terrain : Canon EOS 5D Mark III

Le meilleur reflex de sa catégorie?

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Présentation

Passionné de photographie, je me définis comme un photographe amateur aujourd’hui plus ou moins éclairé, avec toujours le besoin de m’améliorer. Autodidacte, j’ai débuté l’apprentissage de la photographie à l’ère numérique, avec les avantages et les inconvénients que cela comporte.

Mes débuts sur compact ont rapidement trouvé leurs limites avec mes sujets de prédilection, la photo sportive, plus particulièrement le waterpolo et la planche à voile que j’ai pratiquées de nombreuses années. J’ai donc naturellement évolué vers le reflex que ce dernier s’est démocratisé. Là encore, avec l’amélioration de ma technique, mes besoins ont évolué vers des appareils de plus en plus perfectionnés, pour être maintenant l’heureux possesseur d’un EOS 5D Mark III.

Ma pratique de la photo a également évolué et je touche un peu à tous les sujets, que ce soit comme à mes débuts la photo sportive ou d’autres genres comme le portrait, la photo de rue, l’animalier ou le paysage, sans oublier bien sûr la photo souvenir.

Ergonomie :

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Fidèle à Canon depuis mes débuts sur reflex, l’EOS 5D Mark III se distingue dès le premier abord par diverses améliorations quant à l’ergonomie comparée aux autres reflex que j’ai eus entre les mains.

La prise en main est agréable et dans la lignée des boîtiers moyens et haut de gamme que j’ai eus entre les mains. On peut regretter l’absence de poignée verticale intégrée au boîtier, ce qui me semble primordial pour un appareil de cette qualité et de ce prix. A noter cependant que la poignée optionnelle BG-11E est nettement mieux conçue que ses prédécesseurs, avec une ergonomie revue et améliorée, en particulier le doublement des commandes principales, y compris le fameux joystick permettant de naviguer dans les collimateurs.

Toujours dans la prise en main, il faut relever le nouvel emplacement du bouton testeur de profondeur de champ, accessible – enfin – naturellement sous le majeur droit. De même, la molette de sélection de mode est enfin pourvue d’un verrou. Je ne compte plus les fois où le réglage choisi avait changé par inadvertance en cours de session, avec pour résultat des photos ratées.

La configuration des menus, revues par onglets  et sous-onglets est facile d’utilisation. Les informations d’aide stockées dans les menus s’avèrent utiles et agréables pour qui ne veut pas s’encombrer du manuel lors de ses sorties photo.

Toutes ces considérations ne sont cependant rien en comparaison du viseur du 5D Mark III. Ce dernier est vraiment de qualité, avec un affichage à 100%, clair et lumineux, et la possibilité d’afficher en surimpression nombre d’informations utiles pour ne pas dire indispensable. Par rapport au 5D Mark II que j’ai possédé, c’est le jour et la nuit. Même le 7D, qui bénéficie aussi d’un excellent viseur à 100% est au-dessous du 5D Mark III.

Autre point à relever, l’écran LCD est d’excellente qualité, permettant de juger la qualité d’une photo de façon relativement sûre et précise.

Il y a certes quelques points négatifs que l’on peut relever. J’ai déjà parlé de l’absence de poignée verticale intégrée au boîtier. On peut également regretter que le boîtier ne soit pas complètement tropicalisé, tout comme l’absence de fonctions Wi-Fi et/ou GPS. Du côté des cartes mémoires, avec 22 Mpx de définition, le choix de la CF dans le deuxième slot me semblerait plus judicieux. Ces considérations sont avant tout à mettre en rapport avec le coût élevé du boîtier proposé par Canon.

Performances techniques :

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Que dire des performances techniques du 5D Mark III ? C’est un boîtier pourvu de caractéristiques techniques qui en font le boîtier polyvalent par excellence.

Pour qui a touché du format FF, difficile de s’en passer. La résolution de 22 Mpx compense à mes yeux la perte du facteur de correction du format APS-C, autorisant un recadrage relativement important tout en conservant une qualité suffisante pour une impression standard.

La rafale à 6 images/seconde est suffisante dans la plupart des situations, d’autant plus que l’AF se montre enfin à la hauteur, pour peu qu’il soit correctement configuré. Puisque nous parlons de l’AF, c’est le jour et la nuit par rapport à celui de son prédécesseur 5D Mark II. Je le trouve même largement supérieur à celui du 7D, dernier boîtier semi-pro sorti et justement réputé pour son AF. La présence de 61 collimateurs dont 41 en croix y est certainement pour quelque chose. De plus, cet AF est quasiment entièrement configurable via le menu dédié. Ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver, il faut parfois de nombreux essais avant de trouver les paramètres qui nous conviennent, mais ceux-ci trouvés, le résultat est au rendez-vous.

Il faut également parler du mode silencieux. Ce mode, qui réduit la rafale à 3 images/seconde, est tout simplement impressionnant d’efficacité. Le déclenchement plutôt bruyant se retrouve réduit à un simple murmure plus que discret. Assurément un atout non négligeable dans toute situation demandant discrétion: animalier, concert, mariage,…

Il faut aussi relever l’excellent comportement de la cellule de mesure de l’exposition, difficile à prendre en défaut dans la majorité des situations. Ceci dit, ayant l’habitude de travailler en RAW, je me contente d’exposer pour les hautes lumières, le réglage de l’exposition finale se faisant au développement.

J’ai parlé de la qualité du module AF du 5D Mark III. Il convient de mentionner qu’avec certaines longues focales fixes, l’AF se montre moins précis et nécessite la personnalisation par les microréglages. Ces derniers sont propres à chaque objectif, identifié par son numéro de série, et il est possible de les définir pour les deux extrêmes des focales des zooms.

Qualité d’image :

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Avec de telles caractéristiques techniques, on s’attend à une qualité d’image exceptionnelle. Et, pour peu que l’on utilise correctement son appareil, on n’est pas déçu ! Bien sûr, ce boîtier ne pourra donner le meilleur de lui-même qu’accompagné d’un objectif de qualité. C’est valable pour tous les boîtiers, mais avec ce niveau de performances, c’est encore plus important.

Travaillant en RAW, il m’est difficile de parler de l’exposition et de la colorimétrie, ces paramètres étant définis lors du développement. Je dois cependant relever que, à moins de m’être trompé dans mes réglages, je n’ai pas obtenu de photo qui ne soit pas exploitable. Le RAW généré par le 5D Mark III présente, à mon avis, une dynamique de tonalité digne des meilleurs boîtiers.

Le point qui m’a le plus impressionné dans la qualité des images, c’est la gestion de la montée en ISO. Sans avoir effectué de test avec les valeurs extrêmes, j’ai sorti des photos parfaitement exploitables à 6’400 ISO sans me lancer dans un traitement poussé du bruit ni recours à un logiciel spécialisé dans la réduction du bruit.

Par contre, je suis relativement déçu du mode de gestion automatique des ISO. J’ai apprécié la possibilité de paramétrer dans les menus les valeurs ISO autorisées en gestion automatique, mais je trouve que les choix du boîtier sont souvent peu adaptés au sujet. Il semble en effet que le boîtier se contente d’obtenir une vitesse proche de l’inverse de la focale, tout en montant parfois très haut dans les ISO. En bref, les ISO sont pour moi à régler en manuel.

Ressenti général :

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©JP (tout droit réservé)

En résumé, le 5D Mark III, c’est un boîtier haut de gamme qui, une fois pris en main et dompté, répond à tous les besoins ou presque. C’est un boîtier qui procure un sentiment de confiance, robuste, fait pour durer. Malgré ses hautes caractéristiques techniques, il n’en reste pas moins facile à utiliser, bénéficiant d’une ergonomie bien pensée et personnalisable. Les boutons et commandes sont accessibles, les menus clairs et structurés. Associé à des optiques de qualité, le résultat sera sans compromis.

Si je devais donner trois arguments en faveur du 5D Mark III, ce serait:

  • Capteur FF à 22 Mpx
  • Viseur 100% de haute qualité
  • AF à 61 collimateurs et cadence maximale à 6 images/seconde.

Son principal «défaut» reste son prix. Et c’est bien le seul «argument» en défaveur du 5D Mark III que je puisse trouver. Tout le reste ne sera que des regrets, qui s’expriment pour beaucoup en regard de ce prix d’ailleurs. Rien en tout cas de rédhibitoire, même face à la concurrence.

Petite conclusion :

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©M.Besancenot (tout droit réservé)

On peut considérer le 5D Mark III comme un achat «coup de coeur». Je pense cependant que, considérant l’offre actuelle chez Canon, notamment avec la sortie du 6D, et auparavant du 1D X, que le choix du 5D Mark III est un choix judicieux. C’est en effet le boîtier polyvalent par excellence, qui se situe au juste milieu de compromis entre le 6D et le 1D X, soit la gamme actuelle des boîtiers FF modernes.

Son comportement est excellent dans tous les domaines de la photographie. Seules les situations demandant une rafale supérieure à 6 images/seconde nécessiteront le passage au boîtier pro 1D X. Pour en tirer la quintessence, il faudra lui associer les meilleurs objectifs (ce qui est le cas des trois boîtiers FF mentionnés ci-dessus).

Un boîtier à tout faire; un boîtier unique pour toutes les situations.

À propos de l'auteur:

Il est beau, fort et musclé... Enfin, s'il n'est pas tout ça, il est passionné de photo, passion qu'il essaye de vous transmettre du mieux qu'il peut!

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