La composition: Sa logique et pas forcément ses règles …

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Comme vous le savez sûrement, en plus d’être un photographe pro, je suis un formateur photo (si vous voulez prendre un cours ou plus avec moi ce sera un plaisir) et en tant que formateur, ce que je vois souvent, c’est que même le plus débutant de mes élèves est enfermé dans une horrible cage, dans une croyance terrible …

Cette croyance à un nom, c’est la très très … très (trop) fameuse règle des tiers que tous les photographes connaissent et conseillent.

Ce qui est étrange, c’est qu’à la base personne ne pourra nier qu’elle est juste et que si on la comprend – je précise bien si on la comprend -, on peut en faire une force.

Malheureusement, trop souvent elle est mal comprise et les compostions des photographes ne se basent que sur elle, sans se donner plus d’espace de création. C’est si vrai qu’on finit par voir des choses réellement étranges.

Je suis un vieux routier des forums et je vois passer devant mes yeux des milliers de photos par année, produites par mes élèves ou les contributeurs des différents forums. Je vois toujours les mêmes conseils et le pire de tout, quand on fait une recherche sur le net, on tombe encore une fois sur les mêmes principes, comme s’il n’existait qu’une pensée de la composition.

Je sais la question que vous vous posez …

C’est quoi le problème de la règle des tiers ?

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En soi, cette « règle » n’a pas de problème, elle est même une très bonne base pour apprendre à bien composer ses images. La seule chose, c’est que beaucoup de personnes vont l’utiliser jusqu’à s’enfermer dans celle-ci et même parfois en faire une interprétation toute personnelle, qui donne d’étranges résultats.

Pour illustrer un peu mon propos, je suis allé piocher dans la réalité des faits. Je me suis promené sur un forum, en fait, j’ai même fait cette visite des forums en parallèle de l’écriture de ce billet, car je suis tellement sûr de ce que je vais trouver, qu’il était inutile de préparer cette partie à l’avance.

Je sais qu’en parcourant un forum photo, je vais trouver au hasard des photos postées une personne pensant cadrer dans les règles de l’art, qui se sera appuyée sur la règle des tiers et de fait, sans prendre plus de recul aura mal composé son image qu’il pensait pourtant réussir.

Il m’a fallu moins de 5 minutes pour trouver la perle rare dans la partie portrait du forum, je vous invite à regarder son image et les commentaires qui suivent. Vous trouverez le mien avec une explication un peu plus complète sur cette notion de composition: Cliquez ICI.

Comme vous pouvez le constater avec mon explication et mon schéma, on voit très clairement que ce portrait, pourtant composé avec un soin particulier, se retrouve victime de l’application de son auteur à construire son image selon la règle des tiers, sans que celui-ci ait pris plus de recul pour savoir si c’était la meilleure façon de procéder.

Ceci est un exemple parmi des milliers que vous pourrez trouver ça-et-là, sur le net et ailleurs où l’on sent que la règle des tiers est utilisée sans plus de recul, comme une recette magique, alors que pour le type de photo précis elle n’est pas utile et va même jusqu’à desservir l’image.

Là, on parle de la règle des tiers plus ou moins bien appliquée, mais parfois c’est encore pire, la règle des tiers est clairement détournée et interprétée de façon très personnelle, ce qui à l’art de donner des résultats presque caricaturaux.

La plupart du temps, cette façon d’exagérer la règle des tiers donne des photos décentrées à l’extrême ou les zones de vide peuvent être terriblement importantes et complètement déséquilibrer l’image, alors que le sujet principal se retrouve isolé sur un bord de l’image.

En faisant mes petites recherches du jour sur les forums pour illustrer mes propos, j’ai trouvé cet exemple très parlant de ce symptôme. Cette fois je n’ai pas laissé de commentaires, regardez juste l’image et revenez lire la suite du billet: Cliquez ICI.

Je vais maintenant vous présenter un schéma de cette photo (désolé, je ne suis pas dessinateur, il faudra donc vous contenter de mes pauvres talents artistiques). Ce dessin représentant la photo respecte tout à fait les proportions et l’emplacement de chaque élément de la photo original:

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Comme on peut le voir grâce aux repères de composition en rouge sur le dessin qui reproduit la photo, l’araignée est placée dans le dernier tiers de la photo, bien au-delà de ce que recommande la règle des tiers, qui demande plutôt de placer le sujet principal sur le point fort, au croisement de deux lignes de force, et non pas à côté de celui-ci.

Ainsi composée, l’image laisse une très grande partie de vide sur tout le côté gauche ce qui déséquilibre très clairement la photo ou notre regard se perds dans un environnement vide et flou.

Pourtant, je suis prêt à parier qu’en décentrant ainsi sa composition, l’auteur pensait entrer dans un standard esthétique, qui donnerait plus de force à son œuvre.

Encore une fois, ce n’est pas tant la règle des tiers qui pose ici un problème, mais bien son interprétation et sa mise en œuvre.

Nous touchons là au cœur du problème, car trop de photographes pensent que la règle des tiers est LA règle absolue de composition. Certains parlent aussi du nombre d’or et au final et plus rarement du triangle de composition … puis plus rien, on se perd un peu dans les méandres de la composition pensant qu’en appliquant cette fameuse règle et en y ajoutant quelques autres « astuces » on tient là une recette parfaite pour une composition parfaite.

Pourtant, la composition est très loin de s’arrêter à ces quelques règles, c’est même tout faux de penser qu’il faut respecter des règles … Il est donc temps pour moi de jouer les Zorro de la composition et vous apprendre …

La logique de composition:

Voilà certainement un terme dont vous n’avez jamais entendu parler. Si j’ai choisi de parler de logique, c’est que derrière ce mot se cache une vision de la composition un peu différente de ce que l’on apprend habituellement.

La composition est un sujet très, très … mais alors très vaste!

Il y a tant de choses à dire et à apprendre sur ce sujet, que l’on pourrait écrire plusieurs tomes d’un livre ou même un blog complet, qui seraient consacrés uniquement à ce sujet, et qu’il serait difficile d’en faire le tour.

Pourtant, prenez les articles qui parlent de composition, prenez les livres qui parlent de photo et qui consacrent quelques lignes, voire un chapitre sur le sujet et vous verrez que presque tous se contentent de vous parler de la règle des tiers en ajoutant quelques points supplémentaires, du genre, sens du regard, espace pour le mouvement, jeu de perspective…etc.

Quand je parle de composition avec mes élèves, je leur fais toujours une petite comparaison afin qu’ils comprennent bien l’importance de voir ce point précis comme quelque chose de plus vaste que le cumul de quelques règles.

Est-ce que vous avez déjà lu le roman très célèbre de Ken Follett Les Piliers de la Terre ?
C’est mon roman préféré, un livre majestueux d’un peu plus de 1’000 pages, ce qui n’est pas rien pour un roman.
Vous voulez que je vous en explique l’histoire ?
L’histoire est simple, c’est un gars qui construit des cathédrales
.

Dans l’absolu, ce résumé n’est pas faux, mais en une seule phrase on est loin de donner la quintessence d’une telle histoire, qui s’étend sur plus de mille pages et qui raconte les destins entremêlés de plusieurs personnages. Et bien, résumer la composition à la règle des tiers, au nombre d’or ou encore au sens du regard et même au triangle de composition, c’est résumer un roman de mille pages en une phrase.

Vous aurez donc compris qu’aujourd’hui avec mon article, je n’ai pas envie de faire la même erreur et de vous résumer en un billet un sujet aussi vaste que peut l’être la composition, c’est pourquoi j’ai parlé de logique de composition …

Je vais plutôt vous donner des clefs pour penser une composition en vous détachant des règles que l’on vous donne tout le temps, sans pour autant vous pousser à les enfreindre, mais plutôt à vous en servir sans que vous ne vous en rendiez compte, les oublier pour mieux les appliquer … Si, si, c’est possible!

Faites confiance à votre cerveau :

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Votre cerveau est un outil incroyablement complexe, il aime les choses harmonieuses et aux belles proportions.

La première chose à faire est de lui faire confiance et de comprendre ce qu’il apprécie pour le lui donner.

Quand on regarde une photo, on ne le fait jamais au hasard, on le fait de façon très structurée sans pour autant s’en rendre compte.

Cette structure de lecture d’une image vient de plusieurs points, d’un peu de psychologie, de réflexes innés, de réflexes conditionnés, de réactions physiologiques …etc.

On ne va bien sûr pas détailler tous ces points, mais je vais vous donner les plus importants, puis comment vous en servir.

Gardez quand même en tête que si votre cerveau ne donne pas de noms à toutes ces astuces, qui vont le pousser à trouver une image intéressante, au fond de lui, il sait ce qui lui plait.

On en reparlera un peu plus loin dans l’article de la confiance que vous devez faire à votre cerveau, mais avant, commençons à regarder quelques-uns de ces fameux points.

Si je sais lire, je sais regarder :

L’affirmation n’est pas tout à fait vraie, on devrait plutôt écrire, si je sais lire, je suis conditionné à regarder et en prime à regarder d’une certaine façon.

Je pense que je ne vous apprends rien en vous disant qu’en occident on apprend à lire de gauche à droite et de haut en bas, de fait, tout naturellement quand on « entre » dans une image, on le fait très spontanément en haut à gauche de l’image.

C’est le fameux sens de lecture d’une photo, celui, qui pousse à donner le conseil de mettre un objet en mouvement ou la dynamique d’une image dans ledit sens de lecture.

Il faut garder ce détail en tête pour construire son image, mais pas plus longtemps que nécessaire, on gardera juste l’idée que le regard entre en haut à gauche de l’image, ensuite, oublions ce petit détail, de façon plus ou moins temporaire selon l’image que l’on voudra construire, on reviendra peut-être sur le sujet.

À noter que selon le public de destination, il faudra adapter ce fameux sens de lecture pour la rentrée dans l’image.

Que la force soit avec toi :

Maintenant que l’on sait où va commencer notre regard, il est temps pour nous de lui préparer un petit chemin, une petite balade à l’intérieur même de notre photo.

Pour commencer à baliser ce chemin, il va falloir trouver dans quel sens orienter notre image. Cela peut paraître évident, mais ça ne l’est pas tant que ça.

Pour preuve, une sympathique statistique montre que plus de 80% des photos sont orientées à l’horizontale, soit le cadrage nommé, « paysage ».

Avouons que cela a une certaine logique, c’est la façon naturelle de voir les choses et c’est presque un instinct que de reproduire ce cadrage, qui est au plus proche de notre vision d’humain.

Le cadrage à la verticale, appelé « portrait », est moins instinctif, on doit un peu se battre contre nous-mêmes pour le faire et c’est de fait très important de comprendre quand l’un des deux est plus pertinent que l’autre.

Pour ce faire, il faut suivre les lignes de force de la photo, pas forcément du sujet principal, mais les lignes de force qui occupent tout l’espace d’une photo. Elles ne sont pas très compliquées à déterminer, souvent même, elles sont évidentes si l’on prend un peu de temps pour observer.

Prenons par exemple cette image d’un immeuble que vous avez déjà vue sur mon blog:

photo-de-nuit

Le cadrage choisi est de type portrait, cela peut sembler logique, vu qu’il s’agit ici d’un immeuble, les lignes de force sont forcément verticales et il est vrai que dans le cas présent le cadrage était approprié au sujet sans vraiment besoin de se poser plus de questions.

Pourtant, la chose à garder en tête, c’est qu’il ne faut pas généraliser. Pour l’exemple, prenons cette photo de la baie de Shanghai:

chine-town

Elle est composée de plusieurs immeubles, il sera vite fait de faire le raccourci et se dire: immeuble = cadrage vertical.

Ce serait dans le cas présent une erreur, en observant bien la scène on se rend compte que le fleuve, la série d’immeubles et le ciel sont des couches superposées, qui offre une dynamique sur la largeur et non pas sur la hauteur.

Cette photo est composée de trois couches importantes, même si le sujet principal reste les immeubles et que leur dynamique intrinsèque est verticale, ils sont entourés de ciel et d’eau comme un sandwich, et la dynamique d’un sandwich c’est bien à l’horizontale.

Il est toujours capital de prendre un peu de recul et de temps pour réfléchir, pour ne pas se faire piéger par des idées toutes faites.

Ici, le point important à retenir et qui sera valable pour tous les autres que nous allons voir, c’est qu’il ne faut jamais généraliser, mais bien penser chaque élément au cas par cas. Chaque photo est différente, chaque photo demande sa propre réflexion quant à la composition et quelque chose qui peut sembler logique, ne l’est pas forcément pour une scène donnée.

Laisse-moi respirer :

Notre œil lit littéralement une image, et si on a bien fait les choses, comme nous le verrons un peu plus bas, notre regard va circuler dans la photo.

Pour que cette circulation se fasse dans les meilleures conditions, il faut éviter de faire sortir notre regard, mais il faut aussi éviter que celui-ci vienne « taper » sur les bords de l’image.

C’est pourquoi, quel que soit votre sujet, il faut le laisser respirer. Ne coller pas de détail important de l’image sur le bord du cadre, laisser toujours un peu d’espace autour afin de ne pas donner un sentiment d’enfermement … enfin, sauf si c’est le but recherché.

Coincer un élément dans le bord du cadre est très rarement esthétique. Cela pousse notre regard à sortir de l’image et donne une sensation d’enfermement pas très agréable et notre cerveau, en règle générale, préfère ce qui est agréable.

Soyons clairs :

Une des choses qui attire inévitablement notre regard, ce sont les zones claires d’une image. Un point clair dans une photo et voilà que nous allons porter nos yeux dans sa direction.

La zone claire est un véritable aimant et fonctionne aussi bien que si l’on proposait du miel à un ours.

Ici, on est typiquement dans le réflexe inné, celui qui nous fait agir d’instinct, c’est une réaction que l’on ne va pas contrôler, c’est un véritable réflexe.

Pour illustrer mon propos, regardez bien l’image ci-dessous:

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Vous reconnaissez certainement mon petit dessin réalisé à partir de la photo d’un membre du forum PosePartage, la seule chose qui a changé, c’est que j’ai volontairement rendu les zones autour de l’araignée plus foncées pour concentrer notre regard sur l’arachnide et comme vous pouvez le constater, ça fonctionne plutôt bien. Notre regard reste plus facilement sur l’araignée, alors que le cadrage lui n’a pas changé.

Cette petite astuce, qu’il faut toujours garder en tête, est d’une force incroyable, couplée à une composition soignée elle peut vraiment changer tout l’intérêt d’une photo, car elle fait appel à notre instinct, ce qui donne toujours bien plus de force à un effet quand celui-ci est clairement spontané.

Passons maintenant au …

Chemin du regard :

Pourquoi certaines photos d’un même sujet sont-elles plus intéressantes que d’autres?

Souvent, les photos qui gardent notre attention sont celles qui, justement, s’approprient notre regard en le coinçant littéralement dans l’image.

La grande question va être de comprendre comment garder le regard d’une personne, et donc son attention, dans l’image.

Pour ce faire, on va simplement guider ce regard avec plusieurs éléments de l’image placés de façon stratégique, des éléments qui vont permettre au regard de suivre un certain itinéraire dans la photo pour rester « coincé » dans l’image.

C’est à ce moment-là que certaines règles, qui sont plus des bases de composition sur lesquelles s’appuyer que des règles à suivre, vont nous servir, car comme je l’ai expliqué plus haut dans cet article, la règle des tiers par exemple, n’est pas fausse en soit, juste utilisée assez souvent de manière incorrecte.

Pour réussir à maintenir le regard du spectateur dans l’image, on va s’appuyer sur différents éléments qui vont littéralement guider le regard du spectateur, pour lui faire faire un itinéraire précis dans la photo et ainsi le maintenir dans l’image.

Il faut bien garder en tête que chaque composition est différente, chaque composition s’appuie sur une idée, une construction différente, mais elles doivent toute avoir en commun de garder l’œil du spectateur dans l’image.

Il faut adapter son schéma de composition au cas par cas et non pas appliquer une règle générale qui serait adaptée à tous types de photos.

Pour mieux comprendre les choses, je vais décrire deux images et vous indiquer comment elles ont été construites.

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Si on observe bien la photo du phare, on peut constater qu’elle a été prise dans le sens de la verticale. Le sujet principal étant le phare et son reflet, il est facile d’en déduire que les lignes de force sont verticales et l’on doit toujours orienter le cadrage selon les lignes de force, comme on l’a vu un peu plus haut.

Chaque photo comporte des points forts, des lignes directrices qui vont structurer l’image. Si on regarde attentivement la photo du phare, on peut voir qu’en plus du sujet principal qui est vertical et qui s’étend de haut en bas de l’image, il y a deux lignes directrices très fortes :

1       Le haut des arbres, qui délimite l’arrière-plan avec la montagne et le ciel, une sorte de ligne d’horizon.

2       La jetée,qui conduit notre regard vers le phare et qui supporte le sujet principal de cette photo.

Si nous ajoutons des traits rouges sur ses lignes de force, nous pouvons découvrir quelque chose de particulier :

c01-005

On remarque que ces lignes forment neuf rectangles dessinant des repères que l’on nomme une grille de composition, mais qui n’est pas celle de la fameuse règle des tiers.

La grille que nous étudions est un peu différente, elle s’appuie sur le nombre d’or, nombre connu depuis l’antiquité et qui est utilisé en art depuis de nombreux siècles, considéré comme donnant les proportions les plus harmonieuses. Le Panthéon en Grèce, ainsi que d’autres monuments célèbres ont été construits sur cette base. Ce chiffre magique composé d’une infinité de décimales – 1.61803398875… -, a également été utilisé comme base de composition pour de très grandes œuvres, entre autres la fameuse Joconde. C’est toujours suivant les propriétés du nombre d’or qu’a été créée la courbe de Fibonacci, spirale de couleur cyan que vous avez pu voir sur l’image où se trouve la grille de composition. C’est d’ailleurs d’une version simplifiée de cette construction géométrique, que vient la règle des tiers.

On notera le personnage entouré en vert, qui par sa présence nous donne l’échelle du phare avec un point de repère facilement identifiable, mais son rôle ne va pas s’arrêter là, sa présence va aussi guider notre regard pour une lecture plus subtile de la photo.

Nous savons maintenant plusieurs choses sur la composition, entre autres qu’en occident, nous lisons de gauche à droite, c’est le sens de lecture habituel sous nos latitudes. De fait, notre cerveau est conditionné à voir de cette façon. Nous allons instinctivement entrer dans l’image en haut à gauche de celle-ci. Nos yeux vont toujours suivre deux éléments importants : les lignes de force et les points les plus clairs de l’image.

Le phare, qui est clair et, qui se trouve sur une ligne de force très importante va immédiatement attirer notre regard, qui va suivre cette ligne sur toute la longueur. Le reflet du phare s’estompant sur le bas de l’image, va perdre de l’intérêt et de fait nous allons suivre d’instinct – même sans la voir– la courbe de la spirale remontant vers la jetée, qui se trouve sur une ligne de force horizontale.

Comme la ligne s’arrête sur l’eau, notre regard sera attiré par la grande maison blanche en arrière-plan, un point clair que notre cerveau va rapidement repérer. De là, nos yeux vont suivre la ligne de force qui se trouve en haut de la cime des arbres pour une nouvelle fois se retrouver sur le phare.

L’élément étant déjà connu, nous allons suivre la jetée, mais cette fois sur la gauche attirée par l’élément humain. Sans lui, notre regard serait sorti de l’image suivant cette ligne qui mène en dehors du cadre, mais heureusement, cette personne va bloquer notre regard et par instinct suivre le sens de la marche de la personne et ainsi repartir dans l’autre sens.

C’est un fait connu depuis des siècles déjà, quand on observe une image notre regard suit inévitablement le sens de la marche des sujets en mouvement. C’est pour cette raison qu’une photo bien composée laisse de l’espace devant les sujets mobiles pour ainsi permettre au regard de continuer à avancer sans se retrouver directement sur le bord du cadre.

Cette particularité permet ici de bloquer notre regard dans l’image. Quand on visionne cette photo, tous les éléments de la composition nous permettent de tourner à l’intérieur de cette prise de vue sans jamais en sortir. C’est le but de toute composition, nous faire tourner dans l’image pour bloquer notre regard sans lui permettre de sortir et ainsi garder l’intérêt du spectateur sur la photo. C’est d’une importance capitale car, au moment où votre regard sort de l’image, le cliché va perdre de l’intérêt. Le but d’une bonne composition est de verrouiller notre regard pour qu’il ne sorte pas de la photo.

Nous allons cette fois plus rapidement étudier une deuxième photo, que vous devez certainement connaître:

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Quand on regarde cette photo pour la première fois, le spectateur est souvent étonné par ce qu’il voit, une offrande est un geste rare à photographier et c’est ce qui fait la plus grande force de cette image.

Pourtant, ici la composition m’a aidé à mettre en avant ce joli spectacle que nous offrent ces deux beaux oiseaux.

À première vue, tout semble plutôt simple, dans une deuxième lecture, à la recherche de détails on pourrait presque penser que la photo est un peu centrée, pourtant, ce n’est pas la première impression que l’on a en la découvrant.

Ajoutons quelque repère et voyons comment celle-ci a été composée:

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Le cadrage horizontal est ici logique du fait que les oiseaux font une action qui se situe à l’horizontale et en plus les deux branches qui forment le cadre dans le cadre sont elles aussi à l’horizontale.

La photo est cadrée large, pourtant, nos deux oiseaux ne semblent pas perdus au milieu de l’image, ceci grâce aux deux branches, qui forment un cadre dans le cadre et orientent notre regard sur l’action même de la photo.

Comme pour la photo du phare, on peut constater que cette image a été construite sur les bases du nombre d’or. Le sens de lecture habituel nous montre que l’on entre dans l’image en haut à gauche. La branche supérieure étant une ligne directrice forte on va la suivre naturellement. La courbe de Fibonacci ( construite ici sur le triangle de composition formé par les branches) nous montre que notre regard va longer la branche, descendre vers le martin mâle (celui qui donne l’offrande) puis, suivant la diagonale de l’image (en jaune, composition selon le principe des diagonales), va diriger notre regard vers le Martin femelle.

Le point fort de l’image, le don du poisson, est légèrement plus clair que les bords de la photo, ce qui va avoir pour effet de capter notre attention sur la scène, ceci en plus de toutes les lignes de force qui nous mènent droit à la zone d’action.

Une fois que notre regard va quitter ce point très fort qu’est l’offrande, il va être guidé par la branche inférieure et remonter naturellement sur la branche supérieure, qui va reprendre son rôle de ligne directrice forte et nous faire retourner dans la boucle.

Voilà comment notre regard est piégé dans l’image, qui comporte pourtant très peu d’éléments.

La force de ces deux compositions tient en des détails, qui sont totalement transparents si on ne prend pas le temps d’analyser ces images avec un peu d’attention. C’est ce qui fait la force d’une photo, quand la composition est naturellement intuitive et qu’elle nous permet de nous concentrer sur l’image et de nous laisser aller à simplement regarder.

Mais encore …

Il y a bien sûr bien d’autres astuces sur lesquelles s’appuyer pour composer nos images, beaucoup d’autres moyens et méthodes pour réaliser une photo soignée, qui va accrocher le regard et le coincer dans l’image.

Il existe de très nombreux ouvrages sur le sujet, que ce soit en photo, en peinture, en histoire de l’art. Tous reviennent en détail sur les astuces de composition et nous expliquent tout ce qu’il y a à savoir.

Faut-il vraiment tous les connaitre?

La question est légitime, mais quelque part presque inutile.

Quand on prend une photo et que l’on cadre à travers notre viseur, on n’a pas tous les repères que j’ai dessinés sur les deux images que l’on a analysées, au mieux on a une grille de composition, au pire on n’a rien que l’emplacement des capteurs AF.

Pas de nombre d’or, pas de courbes, pas de triangle, pas de lignes de force, rien, tout ça n’est pas indiqués on doit se débrouiller sans … et c’est tant mieux!

La raison est simple, et je l’ai donné plus haut, quand j’ai écrit: faites confiance à votre cerveau.

Trop de guides :

De mon expérience avec mes élèves et de ce que j’ai pu observer,  les gens qui se passionnent pour la photo ont trop besoin de règles, de faits tangibles sur lesquels s’appuyer pour composer leur image.

La photo à ça de particulier, elle mélange art et technique. La partie technique, même si parfois elle est difficile à appréhender, est logique et claire, ce que l’on fait pour avoir une photo nette, bien exposée, tient sur des principes physiques reproductibles que l’on finit par maîtriser avec le temps.

La composition, ce n’est pas du tout la même chose, c’est la partie subjective de la photo, le côté artistique, celui où l’auteur fait certains choix, prend certaines décisions afin de mettre en valeur le sujet qu’il a décidé d’immortaliser.

Pourtant, la plupart du temps, les personnes qui s’intéressent à la photo cherchent la même logique reproductible dans la partie composition que dans les réglages techniques.

Ils ne se laissent pas aller à plus de liberté, on le ressent jusque dans les programmes de retouches où les outils de recadrage comportent des repères, amputant au passage toute liberté de création de l’auteur.

Savez-vous comment je compose mes photos ? Ces photos avec lesquelles j’ai illustré cet article, sur lesquelles j’ai pu coller plein de repères de composition, de courbes et de chichis dans toutes les couleurs pour vous démontrer la qualité de mes cadrages …

Je le fais à l’œil!

Soit directement à la prise de vue, soit quand je recadre sur Photoshop où mon outil de recadrage est programmé pour ne pas afficher les repères de composition.

Je fais simplement confiance à mes yeux, à mon ressenti, à ce que je trouve joli et harmonieux.

Et de façon très amusante, quand j’analyse mes propres images, il se trouve que la plupart son composées dans les règles de l’art, suivant des principes auxquels je n’ai pas réfléchi, auxquels je n’ai pas pensé, car j’ai simplement composé de façon à ce que l’image me plaise!

Je ne suis pas un génie, pas plus qu’un Maître de la composition, mais mon cerveau, tout comme le votre, est un bel outil, un organe incroyable, il sait ce qu’il veut, ce qui lui plait, ce qui lui apporte des émotions au-delà de toutes les règles et astucesss de composition.

Il va falloir commencer à lui faire confiance!

Si une image vous plait, est-ce vraiment important de savoir si elle respecte la règle truc-machin ou machin-truc, si elle a les proportions idéales, si elle est parfaite selon des critères précis définis par des règles obscures?

J’en doute fort!

Conclusion:

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Vous savez pourquoi la plupart des photos de personnes qui débutent sont centrées?

Tout simplement, car le capteur AF le plus utilisé est celui se trouvant au centre du viseur. On fait la mise au point avec ce capteur sur notre sujet, et le voilà au beau milieu de la photo.

Vous savez pourquoi la plupart des photos des amateurs de photo sont excentrées ?

Car un jour, ils ont lu quelque part qu’une photo ne dois jamais être centrée, comme ce ne sont plus des débutants, ils écoutent avec respect les règles de composition, ils écoutent jusqu’au ridicule, ne prennent plus aucun recul sur leurs images, toutes décentrées, toutes sur les points forts ou juste à côté, mais loin du centre, la règle des tiers est la déesse du photographe. il ne faudrait pas la frustrer en faisant autrement, on n’imagine même pas de faire autrement et on a une quantité incroyable de photos préformatées composées sur la même base …

La vraie règle à suivre, c’est celle qui va guider votre regard, votre ressenti, votre façon d’apprécier une image.

Imprégnez-vous des photos des autres, analysez leurs images pour comprendre ce qui vous a plu dans leur composition, ce qui vous a touché et laissez simplement vos sens prendre le dessus, faites confiance à votre jugement!

Bon courage et bonnes photos.

À propos de l'auteur:

Il est beau, fort et musclé... Enfin, s'il n'est pas tout ça, il est passionné de photo, passion qu'il essaye de vous transmettre du mieux qu'il peut!

106 Comments
  1. La règle des tiers sur un format carré ? ah ouais ? Heu .. pas toujours.

    Je fais partie de ceux qui conseillent cette règle … au début ! Ensuite, libre à chacun de l’enfreindre, mais en sachant pourquoi ! Centrer le sujet et justifier ça par un « le sujet est mis en valeur car il est au milieu » n’a aucun sens. Par contre, dire « J’ai centré pour jouer sur la symétrie du lieu » ou toute autre justification réelle montrant un cheminement de pensée est recevable. Mais juste ne pas la respecter en ayant pour seul argument « les règles empêche la production artistique » ou autre débilité du genre …

    C’est à peu près la même chose que ceux qui vont t’expliquer que le HDR c’est le mal (on se tape de leur argumentaire pour le coup ;) ). Non, c’est pas le mal. Ca le devient quand ce n’est pas maitrisé et que « l’artiste » s’est contenté de pousser tous le curseurs pour finir par avoir des halos, de la texture sale, du bruit, de la saturation à décoller la rétine et même des fantômes non voulus !

    Donc ici aussi, enfreindre une « règle », c’est bien quand c’est maitrisé.

    Mais tu as raison quand tu abordes la partie sur la lumière, le regard la suit …

    Je sais, j’suis casse-couille, mais j’t’aime bien quand-même :P :P :P

    • La règle des tiers au format carré, c’est une hérésie, surtout que c’est le seul format ou l’on peut se permettre avec joie de centrer son image sans que personne puisse trouver quelque chose à y redire!

      Moi aussi je t’aime et j’adore débattre avec toi :ll:

      Ceci étant précisé, j’avoue que j’ai pas bien compris ton commentaire, car en le lisant, je me suis demandé si tu avais bien compris le message que je veux transmettre?

      Je n’ai jamais dis que la règle des tiers c’est inutile ou à ne pas utilisé, pas plus que j’ai expliqué qu’il fallait justifier une composition merdique sous le prétexte d’une pseudo liberté artistique.

      D’autant plus que pour moi, l’art ce résume parfaitement de cette citation:

      L’art ne constitue pas une puissance, il n’est qu’une consolation.
      • Thomas Mann

      J’explique justement, que faire confiance à son œil permet souvent, si on étudie les photos des autres qui nous plaise, de retrouver très instinctivement des composition proche ou très proche des grande règle de la composition.

      J’explique même que quand j’analyse mes photo, elle respecte souvent des notion de composition très connu, mais que sur le moment, je fais juste confiance à mon œil.

      J’explique aussi qu’une règle est spécifique à une vision, que la règle des tiers, comme tu l’as expliqué, ne peut pas s’appliquer à un cadrage carré, tout comme elle aura beaucoup de peine à s’appliquer à un portrait sans laisser une partie de l’image vide ou de coincé le sujet dans un coin de la photo.

      Je ne suis pas pour enfreindre des « règle », mais bien pour ce laisser la liberté de ce faire confiance… là est toute la nuance :tumbsup:

      • Alors on est d’accord ;)

        Ce que j’aime pas, c’est que souvent, les gens tombent dans l’excès inverse et donc font exprès de contourner une règle, non pas parce que ça se justifie, mais parce qu’ils veulent juste ne pas les respecter. Le côté transgressif quoi ;)

      • M’en parle même pas !!!

        J’en connais une sur le forum où a été tiré les deux photos que je montre, son pseudo est NaN (non rien à caché, je ne suis pas un faux-cul) et elle, elle justifie toutes ses bouses sous le prétexte de l’art.

        Si c’est mal cadré, si les couleurs son pourrit, si son sujet est pas bien mis en valeur, c’est pas elle, qui n’a pas fait ce qu’il fallait, c’est que tu ne comprends rien à l’art, et que tu es coincé dans tes stéréotype…

        Bref, sur ce point, je partage à 200% car je trouve ça INSUPPORTABLE!

    • D’ailleurs, sur la tof du phare, deux choses me gênent … niveau compo : le reflet coupé (bon, niveau choix, c’était pas simple du coup, mais c’est pas mon problème :P ). niveau rendu, on dirait un HDR (ou DRI) : la lumière du phare n’est pas vive, on n’a pas de HL marquées, aussi bien sur le toit, la lampe elle-même et la bâtisse … ou alors un rattrapage des blancs sous LR avec le curseur qui a un peu ripé ;)

    • En fait, cette photo a été réalisé pour mon prochain livre (en stand by pour le moment, du fait que MA Edition travers un moment difficile).

      De façon étonnante, l’éclairage de ce phare n’est pas violant, et tu obtient ce rendu sans tricher très simplement avec un bon réglage et très peu de correction de luminosité. :tumbsup:

  2. Dider63

    Très bon article, très intéressant, ou j’ai cru me reconnaître dans une certaine description de photographe, je vais essayer maintenant de faire plus confiance à mon œil et mon cerveau !
    :tumbsup:

  3. Gordon Shumway

    Alors pour être un peu plus obscur, dans le paragraphe « Soyons clair » je ne pense pas que c’est le clair qui attire l’oeil mais le contraste. :zooh:
    Un point sombre sur un photo clair attire autant que le clair sur du sombre. Bref c’est une question de contraste qui est interprété différemment suivant les personnes comme dans le double dessin de la jeune femme blanche et du veillard noir. :nange:
    Ce qui est efficace c’est jouer sur les contrastes et les couleurs ce qui doit aussi entrer dans la composition je pense. :nange:

    • AMEN …

      J’ai longuement hésité à expliqué cette dualité, puis je me suis dis que l’article est déjà bien lourd en lui-même, je vais éviter de compliqué les choses.

      Mais en effet, un lapin noir dans un paysage de neige blanche, et HOP, notre regard est alimenté.

      Mais j’ai aussi remarqué, que les gens laisse plus facilement trainer des points claires dans une image, que des point foncé, et malheureusement, c’est ces fameux points clairs qui vont tirer notre regard hors du sujet..

      Voilà pourquoi j’ai mis l’accent sur le claire et pas sur le claire ET le foncé :tumbsup:

  4. Zo

    Ca parait simple Darth mais parfois face à tellement de chose on reste perplexe pour la compo. Est ce qu’il t’arrive de recomposer une photo en la voyant sur ton ordi ou à la prise de vue, tu le composes? Merci. Car ca m’arrive de recomposer la photo d’une autre maniere devant l’ordi. C’est à ce moment que je me rends compte de la beauté de certains elements qui n’etaient pas la base de la compo. Merci

    • Tout dépend ce que tu entends par recomposé une photo.

      Si c’est peaufiner le cadrage, oui, je peux resserré un peu le cadrage ou le faire « bouger » pour tomber sur ce que je voulais.

      Mais par exemple, il ne m’est jamais arrivé de prendre une photo en mode portrait et de la recadré en mode paysage.

      Ce que je conseille à mes élève quand ils ont un doute, c’est de cadrer un poil plus large par rapport à leur idée de base, car il est plus simple de resserrer un cadrage que d’inventer des éléments que l’on a pas pris en photo.

  5. Très intéressant. Le point éventuellement ou je m’interroge c’est le laissez faire votre cerveau. Comme le cerveau reproduit souvent ce qu’il voit instinctivement et que le nombre de photos respectant la règle des tiers est important on tourne un peu en rond.

    Le bon exemple pour moi c’est le portrait. Lorsque je fais un portrait je le cadre instinctivement avec le personnage trop bas. Ce n’est pas une tentative de respect de la règle des tiers réfléchie. Je le fait malheureusement d’instinct. Mon cerveau me dit de faire cela sur le moemnt. Mais ensuite revenu a la maison et que je prend alors le temps de réfléchir je remarque bien que le personnage est trop bas.

    Tu vas me dire tu n’as qu’a réfléchir avant. Pas faux :-P

    • J’adore ton commentaire et je l’attendais avec impatience.

      Si tu lis bien mon article, je propose bien au gens d’analyser les images qu’ils aiment le plus, pourquoi, car leur cerveau aime une image, s’ils l’analysent ils vont comprendre ce qu’ils aiment.

      Ensuite, tu démontre bien que tu peux faire confiance à ton cerveau, pas quand il agit par automatisme, car là, comme tu le montre, il réagit selon ce qu’il a appris, mais par contre, que tu es à « tête reposée » il t’indique bien qu’il y a un décalage entre ce qu’il a fait et ce qu’il aime.

      Il faut juste apprendre à ton cerveau à ne plus agir par mécanisme d’apprentissage, mais par instinct en le laissant aller à ce qu’il sait être harmonieux :tumbsup:

  6. Merci. Encore un article qui change du point de vue que l’on lit partout, avec plein de petits trucs à glaner. (Il me semble que tu en avais aussi fait un sur le cheminement du regard il y a qq années, qui m’avait beaucoup apporté) et qui rappelle qu’en matière de photographie, si la règle était purement technique, les robots feraient de meilleures photos que nous.

  7. Excellent article Darth, je partage sur ma page Facebook :)

    J’ai justement publié une vidéo sur YouTube ce matin qui s’appelle « suivre ses règles ou son instinct » : j’ai constaté la même chose chez mes élèves, un vrai questionnement sur « pourquoi quand je respecte la règle des tiers mes photos sont toujours banales ? » ou encore « pourquoi cette photo qui ne respecte pas du tout les règles est bonne ?« .

    Mon avis, c’est que les principes de composition sont très utiles au début pour une chose : ils donnent quelques repères simples sur lesquels on peut se reposer, surtout en cas de panique (photo à prendre rapidement). Ces règles vont souvent donner une photo plus intéressante que juste centrée bêtement.
    Mais surtout, ils apprennent à faire attention à la composition : je pense que malgré tout, au tout début, composer selon la règle des tiers est déjà un effort en soi. Quand on n’est pas habitué au fait même de penser à la composition, faire attention à 2 ou 3 règles simples est un vrai effort. Et ca a l’effet très positif d’entraîner le cerveau à la démarche de composition (à l’opposé du « clic clac, merci Kodak »).

    Ensuite, quand vient le moment où on commence à se retrouver enfermé dans ces règles, et à ne composer ses images QUE de cette façon là, il est temps de passer au niveau supérieur, de lâcher prise et de laisser parler son instinct, et de penser en termes d’équilibre global de l’image (j’aime bien la notion de poids des différents éléments), plutôt qu’en termes de règles de composition.

    Belle réflexion en tout cas, j’aime bien l’image des martins pêcheurs sur laquelle tu peux superposer à peu près tous les repères de composition imaginables, c’est assez marrant :P (ça m’étonne aussi des fois quand je réalise qu’une image correspond précisément à la spirale de Fibonacci, je me rends compte que j’ai été formaté par le nombre d’or qui est partout !).

    • Je profite que tu postes un commentaire ici pour te dire que je trouve très sympa l’idée de tes petites vidéo journalière.

      Sinon, je crois que j’ai pas grand chose de plus à ajouter.

      Je parle directement de règle des tiers, car avouons, la plupart des photographes même débutant la connaisse et commence à l’appliqué juste après avoir compris que centrer ses photos n’est pas une bonne choses.

      Mais je crois que tu m’as bien compris ^^

  8. La derniere fois que j’ai laissé mon cerveau faire, il m’a forcé à prendre l’apero! Finalement, t’as raison, il faut toujours faire confiance a son cerveau! :-P
    Tres interessant cela dit l’article, as usual! :tumbsup:

  9. Excellent Article, un vrai plaisir a lire… J’avoue pour ma part que je fais parti des prisonnier de la règle des tiers… j’imagine que ce genre de lecture peut m’aider a m’en libérer un peu, inconsciemment au moins.
    Par contre il y a des fois ou on a beau tourner son appareil dans tous les sens, pas moyen de trouver une composition qui permet de retenir le « spectateur ». Il y a aussi des fois ou je n’arrive pas a déterminer le cheminement du regard comme tu l’as si bien fait.
    un exemple, une photo prise il y a quelque jour que j’aime bien : https://www.flickr.com/photos/arybrami/14993949161/
    est ce qu’on pourrai dire que le regard part du quai, arrive aux amoureux, suit leur regard vers le soleil couchant puis sort de la photo. ou bien après être arrive au soleil, il suit la ligne d’horizon pour arriver sur le couple de nouveau et donc rester plus longtemps ? A moins que le reflet du soleil nous ramene vers le bas car il est plus clair que tout le reste…

  10. Julien

    Vous savez pourquoi la plupart des photos de personne qui débute sont centrées?

    Tout simplement, car le capteur AF le plus utilisé est celui se trouvant au centre du viseur. On fait la mise au point avec ce capteur sur notre sujet, et le voilà au beau milieu de la photo.

    Vous savez pourquoi la plupart des photos des amateurs de photo son excentré?

    Car un jour ils ont lu quelque part qu’une photo ne dois jamais être centrée

    J’aime beaucoup ce passage qui me parle beaucoup :lol: Pas facile mais je travaille sur moi pour me corriger maintenant :)

  11. Très bon article ! Simple et complet !
    Merci de nous déculpabiliser de cadrer en dehors des « règles » ! :tumbsup:

    En plus, j’ai eu une révélation… Le nombre d’or et sa valeur de 1.6 et des patates…. En fait l’APS-C et son coef sont basés sur le nombre d’or ! C’est donc LE format à utiliser ! :lol:
    (cf débat récemment ressorti sur ce blog) :hihi:

    :zooh:

  12. Et moi qui recommande souvent à certain de se baser sur cette règle des tiers, ne serais ce car ils n’y connaissent rien et cela peut aider pour la composition.. :plok:

    Ça n’empêche que bien appliqué, ça marche, sauf dans le cas du portrait, où moi même j’ai été confronté au même soucis, mais comme je ne sais pas m’occuper des humains, je ne m’occupe plus de ça :v

    Par contre, avec le sport auto, j’ai remarquer que je ne faisais plus le vulgaire cadrage de l’auto coller au bord comme je le vois souvent, ça respire tout en composant pour donner du mouvement à l’auto.. par contre je me bas contre les photos penchées qui ne servent à rien :mrgreen:

    Encore une fois, excellent article et vraiment, mais vraiment bien complet

    PS : Un jou faudra parler un peu des photos de spot mécanique :hihi:

  13. Cédric

    Encore un superbe article que j’ai lu et que je vais relire ;)
    Pourquoi, et bien tout simplement pour bien me familiariser avec se que tu as écrit et argumenté, car à la première lecture, on se retrouve vite dans les choux « lol ».

    Encore merci Darth.

  14. ThreeS

    Franchement : MERCI !

    Ca me fait un bien TERRIBLE de lire ça. Je remarquais que je m’enfermais dans la règle des tiers depuis un certain moment mais lorsque j’osais penser : « ce serait bien d’arrêter », juste derrière je me l’interdisais pretextant « Non, non, tu dois la respecter, c’est comme ça qu’on fait ».

    En plus de ça, je me rends compte que lorsque je regarde des photos d’autres photographes, (bien que je ne me considère pas comme tel) si cette règle n’est pas respecté, j’ai souvent tendance à me dire instantanément : « Ca ne va pas du tout sa composition ! ». Je n’ai plus de première lecture instinctive, j’ai directement cette règle qui vient obscurcir mon jugement…

    Alors encore une fois : MERCI.

  15. Moi je reste un peu sur ma faim là, j’aurais aimé faire plus de découvertes encore dans ce domaine tellement subjectif mais malgré tout intéressant et crucial. Même si je suis d’accord avec pas mal de choses au final bien sûr.
    J’ai pas trop aimé le passage avec l’exemple sur le forum photo, mais c’est sûrement parce que je me dis que le mien de forum aurait pu tout aussi bien servir d’exemple. :lol:

    Pour l’essentiel, je pense aussi qu’il faut avant-tout s’écouter, mais pour la seule raison qu’il faut penser à se faire plaisir et faire ce qui nous plait avant de penser à faire plaisir aux autres. Parce que faire l’unanimité c’est très rare et parfois c’est juste une unanimité de surface. Donc jouer les Don Quichotte c’est vite usant…

    Pour ce qui est de la compo, je fais sûrement partie de la catégorie des décentreurs compulsifs, au point d’utiliser les collimateurs des côtés notamment quand je fais des photos de sport. Je pense faire partie d’une minorité, au point parfois de me demander si finalement j’suis pas un peu con. :D

    Mais même en réfléchissant au mieux sur le terrain, je ne crois pas que grand monde pense à la courbe de fibotruc. D’ailleurs faudrait un article pour savoir comment tu le dessines exactement ton escargot, parce que perso je ne pige ni son intérêt ni la façon dont on peut arriver à le tracer. Mais je l’avoue, je suis inculte et je ne cherche pas spécialement à me cultiver en art de la photo ou en art tout court. Justement parce que je préfère me fier à ce que je vois et ce que je fais sur le moment et ce que je vois qui me plait chez les autres photographes.
    Et finalement c’est là où je rejoins la conclusion de cet article. ;)

  16. gmatthieu

    Je compose toujours mes photos pour faire plaisir à mon cerveau sans me prendre la tête. Toujours au feeling que ce soit lors du cadrage à la pdv ou lors du recadrage en post-traitement. Non je ne suis pas anticonformiste. Mais je trouve le feeling bien moins limitatif intellectuellement :tumbsup:

    Ceci dit, je cadre aussi volontairement toujours un peu plus large car je sais que je repasserai sur le cadrage rapidement en post-traitement et ajusterai si besoin. Juste un poil plus large par sécurité. Il est vrai qu’à mes débuts je me suis bien pris la tête à vouloir respecter ces règles de composition à tout prix à la prise de vue. Cela donnait des résultats plutot aléatoires qui plus est souvent pas rattrapable en post-traitement. J’ai donc vite abandonné :oops:

    Je pensais mal faire à l’époque. Avec le temps je l’ai accepté en me disant «tant pis, je ne serai jamais un pro de toute façon». Aujourd’hui un pro me dis que j’avais raison. Mille merci mon petit Darth :ll:

  17. Bon, je vais jouer au trouble-fête….mais j’ai trouvé, à la première lecture, l’article un peu brouillon dans la forme et je ne voyais pas tellement où tu voulais en venir….le coup de « laisser faire votre cerveau », je pense qu’il faut quand même bien préciser que la partie « analyse, réflexion, étude » des images et de leur composition est importante, car, c’est sur cette base, que, plus ou moins instinctivement, notre cerveau fait une « bonne » composition, bonne, dans le sens qui montre ce que l’on veut montrer. Parce que sinon, on retombe dans le travers: « je fais comme je veux, vous ne comprenez rien à mon art ».

    J’avais été à une conférence de Raphael Rojas et j’avais été interpellé par ce qu’il avait raconté. Je résume ce que j’en ai compris. La composition est tout autant un aspect technique de la photo que le choix de la focale, de l’exposition, du temps de pause, de l’intensité des couleurs…tous ces éléments doivent être mis au service de l’aspect artistique, i.e de ce que le photographe veut montrer.
    Le photographe veut mettre l’accent sur l’oiseau dans une photo: il composera l’image de telle façon que le regard soit conduit vers lui, il choisira une grande ouverture pour que l’oiseau soit net et le reste flou, il pourra peut-être éclaircir l’oiseau (ou la zone dans laquelle il se trouve), mettre plus de contraste sur l’oiseau….etc…..de nombreux aspects techniques de la photographie utilisés dans le but « artistique » du photographe.

    Et si un photographe maîtrise plus d’outils techniques, il sera capable de faire des meilleures photos, des photos qui reflètent mieux son intention. Donc il est important d’apprendre en les comprenant les règles de composition, de même qu’il est important d’apprendre en les comprenant les règles qui permettent d’avoir des photos nettes, et non pas, rester dans des règles, style: « en animalier, toujours shooter à pleine ouverture ».

    Après, je me permets cette « critique », plutôt cet avis, mais je suis conscient d’être loin d’avoir le talent et les compétences de Darth.

    • Je parle bien du fait d’analyser les images qu’on aime, que c’est une façon d’éduquer son cerveau pour composer avec soin.

      Ce que j’essaye d’expliquer, c’est qu’il n’existe pas qu’une seule règle, que parfois, on peut et même on doit penser différemment.

      Si tu lis bien, je ne dis pas qu’il ne faut pas appliquer la règle des tiers, je dis qu’il faut prendre du recule avec pour l’appliquer quand elle a son utilité et ne pas avoir peur de l’appliquer si elle ne sert pas l’image, ce qui est par exemple le cas de la photo carrée.

      Pour le reste, on est bien d’accord qu’on doit tous apprendre les base, ce qu’il ne faudrait pas, c’est se perdre dans les bases pour ne penser qu’il n’existe qu’elle.

    • Dans le style, je me bats souvent contre la « règle » qui veut que pour faire du paysage il faut absolument un très grand angle … c’est même assez comique de voir à quel point les vendeurs sont formatés dans cette idée : paysage ? grand angle + polariseur !

      Alors qu’en fouillant un peu, on découvre des photographes de talent faire du paysage uniquement avec un téléobjectif et que ces images ont une force extraordinaire qu’aucun grand angle ne pourra apporter.

    • Oui, c’est un peu ce que dénonce, le fait qu’il y a des idée préconçu, comme le paysage que tu souligne ou même le portrait que l’on ne pourrait faire qu’avec des objectif entre 50 et 100mm

  18. Ah, et sinon, ce n’est pas toujours évident suivant le sujet (surtout s’il bouge), et je pense que tout le monde le sait, mais, vu que le numérique le permet à moindre frais, ne pas hésiter à prendre sur place divers cadrages, se déplacer physiquement (et pas seulement jouer du zoom et tourner l’appareil), pour prendre un autre point-de-vue……tenter des trucs différents que d’habitude, et surtout, prendre du plaisir, on est là pour cela !

  19. merci pour cet article !! … je découvre votre blog via FB … du coup je vais le suivre attentivement ^^

    Je me retrouve totalement dans vos propos et c’est +/- ce que je préconise lors de mes stages photo. Avant, on pense souvent qu’une belle lumière est primordiale pour une photo réussie, c’était même pendant longtemps une sorte de slogan pour moi (qu’importe le lieu, pourvu que la lumière soi). Avec les années de pratique, de nombreuses commandes réalisées, l’impératif de livrer à temps pas toujours avec la bonne lumière … j’ai évolué vers « qu’importe le lieu, pourvu qu’on arrive à cadrer efficacement ». On peut réaliser des images extraordinaires avec une lumière de merde pourvu que la composition soit percutante (et pertinente). Mais on peut également complètement foirer sa photo en maitrisant une lumière de dingue si on n’a pas soigné la composition.

    Pourtant j’apprends la règle des tiers à mes stagiaires débutants. Dans le but de déformatiser leur cerveau et les obliger à décentrer. Leur expliquer que s’ils cadrent au tiers ils ont fait la moitié du chemin et « au pire » leur photo sera souvent plus réussie au tiers que centrée. Bref, une mécanique du cerveau qui doit se faire et devenir un automatisme … une photo rapidement faite, au tiers, quand on n’a pas le temps de faire mieux sera déjà un 1er point de réussite. Mais que tout se joue sur les détails … l’oeil une fois habitué va mettre les éléments au tiers et ensuite, le cerveau, l’interprétation, la sensibilité va faire qu’on va recentrer ou décentrer encore plus car la situation l’impose (des branches qui gênent les bords du cadre, un clocher qui sort de l’image, une montagne coupée). Et que ces petits éléments sont largement plus importants que la règle (qui est faite pour être transgressée si cela est fait à bon escient). De même pour la simplicité d’une image, enlever les éléments perturbateurs, donner de l’espace … et que peu de choses peuvent allègrement remplir un espace vide (la lune ou le soleil par ex dans un ciel uniformément bleu qui va remplir les 3/4 de l’image).

    Et finalement, HEUREUSEMENT qu’il faut sortir de cette règle car c’est justement cette transgression qui va apporter la marque du photographe … le fait que 2 photographes au même endroit ne vont pas sortir les mêmes images car ils auront interprété les choses, le cadre, les éléments différemment …

    L’harmonie est donc le maitre mot :)

    • J’apprends aussi à mes élèves les bases et je peur parle de la règle des tiers, mais pas uniquement, aussi de tout ce qui va autour, car comme expliqué, la composition est un sujet très vaste.

      En tout cas, j’aime bien ta conclusion. :tumbsup:

  20. Ce n’est pas mon habitude,
    mais là, je me sentais obligé de réagir

    – Critiquer les choix de mises en scène (cadrages, si vous voulez l’appeler comme ça) d’autres photographes, en les soupçonnant (sans aucune certitude) d’avoir voulu utiliser la règle des 3 tiers, sans en être certain (ce n’est pas parce qu’un œil ou un élément « important » de l’image correspond à un croisement des lignes, que cela a été forcément réfléchi) , pour venir y opposer des dizaines d’arguments fallacieux (et faire au passage une petite pub pour ses propres photographies)
    -> Laissez faire aux gens ce qu’ils veulent : ne pas s’enfermer dans une règle, c’est une bonne idée, leur en donner d’autres (mêmes implicites : « sens de lecture d’une photo », « éviter de faire sortir notre regard », et j’en passe), ce n’est, par contre, pas une très bonne idée,
    se permettre de proposer des « recadrages » de photos d’autres photographes, ça implique une forme de savoir absolu, de ce qui serait beau et ce qui ne le serait pas, ou bien beaucoup (trop?) d’orgueil…
    Heureusement, nous avons, tous, la capacité de créer, de faire nos choix sur notre représentation du monde. Heureusement, les goûts sont aussi multiples et riches que la réalité. Heureusement, ce n’est pas des « professeurs » qui apprennent aux artistes leurs « logiques de composition ».
    Un conseil (vous en faites évidemment ce que vous voulez) : si vous avez des élèves, apprenez leur à se servir de leur appareil, et du matériel en général, apprenez leur au besoin à avoir la lumière ou le rendu qu’ils souhaitent sur leurs photos, mais évitez d’asséner des règles de compositions, quelles qu’elles soient (et c’est bien ce que vous faites sous couvert de « faites ce que vous voulez »)

    Bref, tout ceci me fait quand même bien penser aux livres qu’on peut trouver dans les rayons librairie des hypermarchés : « Apprenez à peindre en 30 pages » , dans lesquels on va vous donner un maximum de conseils vraiment inutiles.

    Le sujet de l’article est bien trouvé, l’idée de départ aussi, mais pour le reste…

    Autre chose

    • Ce que j’aime beaucoup, c’est les gens qui prennent le temps de lire les choses et qui ne sautent pas aux conclusions sans autre forme de procès, c’est un peu ce que vous me reprochez d’ailleurs … et vous tombez dans ce même travers que vous dénoncé.

      Si vous aviez pris le temps de lire le topic en question, celui de la jeune fille, vous auriez pu constater que l’auteur confirme qu’il a cadré son image suivant la règle des tiers et il m’a même écris un message privé pour me dire que cette règle est pour lui absolu …

      De plus, ces photos ne sont pas publiée n’importe où, mais sur un forum publique dans la partie « critique » du forum, ce qui sous-entendu qu’ils cherchent justement un avis extérieur sur leur images, qu’ils cherchent une critique pour améliorer leur image et accepte de fait qu’elle ne soit pas « parfaite ».

      Si j’avais donné le lien d’une photo sur FlickR ou 500px, je peux comprendre qu’on trouve quelque chose à redire, car en effet, la démarche du photographe est différente, vu qu’il estime son image aboutie et qu’il la présente non pas à la critique, mais au visionnage.

      Sur un forum dans la partie critique, on est tout à fait dans une autre vision.

      Donc, je vous remercie pour vos propos, mais vous ne m’en voudrez pas de leur donner l’importance qu’ils méritent 8)

  21. nicolaos

    encore très bon article, je suis entierement d’accord avec la conclusion je pense que le meilleur cadrage est l’instinct…
    juste a titre personnel j’ai déja entendu parler du nombre d’or mais dans l’application je comprends pas tout, comment il se calcul ni s’utilise peux tu m’éclairé sommairement
    merci nicolaos!!!!!

    • nicolaos

      alors en ce qui concerne le nombre d’or j’ai tout compris en suivant le lien de thomas benezeth les explications sont très claires!!!

  22. Merci pour cet article bien complet !

    Pour aller dans ton sens, j’insisterai sur la notion de proportion et d’harmonie, c’est selon moi très important dans la composition de nos images, et ça s’apprend avec l’expérience: plus on y fait attention, plus on est capable de repérer ce genre de chose.

    La règle des tiers est en fait une vulgarisation de la règle du Nombre d’Or, parce que en réalité sur cette grille, les points d’intérêts sont plus centrés que ceux de la règles des tiers. Le placement des différents cadres est aussi important ^^

    Bref, comme je te disais sur Twitter, j’ai écrit un article sur le sujet, uniquement sur le Nombre d’Or, pour le désacraliser un peu et montrer ce qu’il peut apporter en photographie, et comprendre son origine. Comme tu as accepté le partage du lien, le voici:

    Article: Le Nombre d’Or: la science au service de l’Art

    Je trouve que mon article est complémentaire du tiens :-) Et il permet de comprendre facilement l’origine du Nombre d’Or, donc l’origine de la règle des tiers…

    Et puis comme toutes règles, elles ne sont pas faites pour être suivi au pied de la lettre !

    :tumbsup:

  23. Michaël

    C’est avec beaucoup de plaisir que je constate que tu tiens tes promesses en nous livrant un article de fond, réfléchi et bien élaboré.
    Contrairement à certains lecteurs, je comprends que tu ne donnes aucunement de leçon de cadrage ou de règles à suivre (et même à ne pas suivre), tu fais simplement appel à la sensibilité propre à chaque photographe. Ne pas penser la composition comme quelque chose de technique à maîtriser, mais plutôt comme une « sensation » à appréhender. Parce que la photo reste une interprétation personnelle du monde qui nous entoure.
    À celles et ceux qui pourraient croire que recevoir des conseils, c’est s’enfermer déjà dans un diktat de règles n’ont peut-être pas bien compris l’essence de ton article. Avez-vous déjà lu une chanson de gestes ou un poème du Moyen-âge? Notre cerveau est tellement habitué à une graphie moderne, qu’il est difficile de lire sans buter sur les mots et qu’il n’est pas aisé de se laisser imprégner par la beauté du texte. Il en va de même que notre interprétation d’une image, notre cerveau (et notre culture, et notre langue, et…, et…) a ses habitudes. Personne, et pas Darth dans son article, n’a dit qu’il ne fallait pas le bousculer de temps en temps ;)
    Je fini en me disant que j’espère un jour ne pas être d’accord avec un de tes articles afin de ne pas paraître comme un sempiternel converti de ton blogue…

  24. Excellent article. Bravo!
    On est bien loin des poncifs qui limitent la photo à de la technique pure et aux conseils de quelques extrémistes.

    Je prends la liberté de partager les règles tel que je les ai découvertes peintes sur un mur d’un éphémère studio à New York:
    – Se rappeler de la règles des tiers
    – Balancer le poids du sujet
    – Penser aux lignes directrices
    – Rompre la symétrie
    – Considerer son propre point de vue
    – Choisir son arrière-plan
    – Créer de la profondeur
    – Se concentrer sur le cadrage
    – Recadrer de manière appropriée
    – Prendre des risques

    Se rappeler que les règles sont faites pour être rompues.

    et d’en remettre une couche sur, tel que tu le recommande très justement, la confiance en notre oeil et notre cerveau.

    Perso, des règles je n’en garderai que 4 à savoir:
    – Admirer les oeuvres des maitres de la peinture et de la photographie et s’en inspirer
    – Garder à l’esprit les règles de base sans pour autant en faire un dogme.
    – Pratiquer, pratiquer et pratiquer encore
    – Et surtout y prendre beaucoup de plaisir.

  25. Niolan

    J’adore ton travail et la manière dont tu partage ta passion. Ton article est vraiment très bien.
    J’essaierai de faire fonctionner mon cerveau, mais comment font ceux qui en sont dépourvu… :zooh:

  26. Dozh

    Vraiment utile, voir même, il fait du bien,
    Merci pour cette article que j’ai partagé.

    juste une remarque, la personne à coté du phare, tu ne me l’aurais pas montrée, je ne l’aurais pas vue. :zooh:

  27. sonia

    Alala ça fait un bail que je cherche sur le web un article sur la compo, mais aussi sur ce fameux nombre d’or que je trouve fascinant! Le tien est très complet et surtout très clair, merci !! :tumbsup:

  28. Boursignol

    Merci Darth,

    Un super article ! Comme d’habitude. Je deviens de plus en plus fan !

    Au delà du choix portrait / paysage, as-tu des choses à nous dire au sujet du format ? Je parle ici du rapport hauteur – largeur. Les clichés qui illustrent ton article se rapprochent presque que tous du format 3/1. En gros, ce qui sort de nos Canon’s. On retrouve parfois, de moins en moins peut-être, des cadres dont les proportions correspondent à ce fameux nombre d’or dont tu nous parles, c’est-à-dire, si je ne me trompe, un cadre pour lequel le petit côté est au grand ce que la somme des deux côtés est au plus grand. Ça te parle cette question ? J’espère !

    Merci en tous cas pour tout ce que tu partages avec nous !

  29. Boursignol

    Pfouuu… c’est fou, ce que je suis parvenu à écrire comme conneries en quelques lignes. Pour un premier passage c’est réussi ! Je me permets donc de corriger.

    Au delà du choix portrait / paysage, as-tu des choses à nous dire au sujet du format ? Je parle ici du rapport hauteur – largeur. Les clichés qui illustrent ton article se rapprochent presque que tous du format 3/2. En gros, ce qui sort de nos Canon’s. On retrouve parfois, de moins en moins peut-être, des cadres dont les proportions correspondent à ce fameux nombre d’or dont tu nous parles, c’est-à-dire, si je ne me trompe, un cadre pour lequel le grand côté est au petit ce que la somme des deux côtés est au plus grand. Ça te parle cette question ? J’espère !

    Ceci dit, l’intérêt et les remerciements restent bien sincères !

  30. Thomas

    Salut, je trouve l’article très intéressant et très bien écrit! Bravo bon boulot! J’ai ensuite une question (je suis un néophyte) parce que je ne comprends pas, tu parles de règle des tiers mais quand tu poses la grille sur les images de l’article ce n’est pas vraiment découpé en tiers, je ne sais pas si tu m’as compris
    C’est juste une interrogation et non pas une critique.

    Ne doit on pas être précis et découper l’image en « vrais » tiers? (Donc en portions de mêmes tailles)

    Bonne continuation et salutations du canton de fribourg ;)

  31. Tiré de l’avant-propos du livre « La composition en photographie » de Harals Mante (Dessain & Tolra éd. – 1977): « …Mais il ne faut pas prendre les méthodes que nos indiquons pour des formules magiques susceptibles de réussir n’importe quelle photo. Appliquées dans un esprit étroit, elles ne peuvent donner aucun résultat valable. Par contre, dans la plupart des cas, elles aideront le photographe à bien organiser et à mieux structurer l’espace qu’il aura choisi pour cadrer sa photo.. »
    Je suis fatigué aussi d’entendre qu’on doit/peut/ne peut pas transgresser/enfreindre les « règles » de composition. Puisqu’il n’y a pas de règle, il n’y a pas d’obligation, et s’il n’y a pas d’obligation/interdiction, il ne peut y avoir de transgression.
    Connaître les principes de composition, c’est utile, mais après, c’est comme pour le vélo, une fois qu’on a appris, on n’y pense plus à tout bout de champ… Comme le disait Edward Weston: « …Consulter les règles de composition avant de faire une photo serait un peu comme consulter la loi de la gravitation universelle avant d’aller se promener… »

  32. « La vraie règle à suivre, c’est celle qui va guider votre regard, votre ressenti, votre façon d’apprécier une image. »
    Je viens de lire ton article avec lequel je suis 100% d’accord ! Merci de ces explications claires ! Je vais me permettre de mettre un lien sur mon site ! Amitiés et à bientôt sur Forum Photo !

  33. Je ne suis pas un génie, pas plus qu’un Maître de la composition, mais mon cerveau, tout comme le votre, est un bel outils, un organe incroyable, il sait ce qu’il veut, ce qui lui plait, ce qui lui apporte des émotions au-delà de toutes les règles et astuce de composition.

    Mais si, mais si, Maître, vous êtes un génie. 27000 visiteurs confirment cette adoration pour votre sublime organe… :zooh: (c’était la minute lèche)

    Bon, un peu plus sérieusement, même quand on connaît les règles de compositions, ça fait du bien de lire un article qui rappelle que les règles, il faut aussi savoir ne pas les suivre, et faire parfois confiance à son instinct… J’en connais qui ne jure que par la règle des tiers. Il m’est arrivé d’en sortir, de centrer (pour jouer avec la symétrie, par exemple), et de me faire entendre dire « t’as pas respecté la règle des tiers »… :)

  34. J’arrive après la guerre mais très sympa l’article!!

    Je me souviens d’une photo où je galérai pour mon recadrage en post-prod. Comme c’était une pose lente de nuit pour prendre les feux des voitures, je n’avais pas la totale maîtrise du contenu de la photo.
    Et je n’étais pas satisfaite, même si je trouvais qu’il y avait un potentiel. Et puis d’un coup, une idée: et si je tentais le format 16:9 pour changer?
    Et là j’étais contente du résultat. :)
    http://chopperrette.blogspot.fr/2011/11/522011-semaine-47.html

    Comme quoi des fois, il faut aussi sortir des grands classiques 1:1 et 2:3 / 4:3. :lol:

    Mais bon, j’ai beaucoup de travail encore pour m’améliorer. :hihi:

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  1. […] l’un des meilleurs articles jamais écrits par Franky sur le Darth’s Blog: La composition avec ses « règles » à connaitre et à dépasser. A lire pour ne plus cadrer au hasard… ou enfermé dans la sacro-sainte règle […]

  2. […] La composition sa logique et pas forcément ses règles, par Darth Stockage et édition […]

  3. […] très bon article que je vous conseille d’aller lire sur la logique de composition   a été écrit récemment par DARTH. A lire […]

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