La photo Low Key

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Voilà un sujet photo tout à fait particulier et qui génère beaucoup d’idées reçues, qui pour la plupart sont fausses.

Avant même de commencer à vous expliquer comment faire pour obtenir un portrait en Low Key, je me dois de vous donner la définition exacte de ce style particulier en n’oubliant pas de balayer au passage les fausses informations que vous aurez pu entendre ou lire !

Car malheureusement, comme pour le High Key quand on cherche des infos sur le sujet on tombe sur des choses franchement farfelues et pour la plupart erronées !

À l’heure actuelle, si l’on tape les mots clefs : « Photo Low Key » dans Google les liens que l’on trouve sur la première page donnent tous de fausses informations !

Mais voyons ça plus en détail.

Avant d’entrer clairement dans le vif du sujet, il faut préciser que ce que nous allons voir aujourd’hui est de la photo typiquement studio.

Cela ne change pas fondamentalement les choses, mais ça implique de votre part un soin particulier sur toutes les facettes de la prise de vue. Car ici, pas de lumière extérieure, pas de chose ou d’élément non contrôlé, tout ce qui fera votre photo viendra de vous. De la lumière à la pose du modèle, le tout devra être pensé et réfléchi à l’avance.

Ne vous lancez pas dans une séance studio, si vous n’avez pas déjà une bonne idée de ce que vous voulez obtenir !

Sans ça vous serez certainement déçu d’un résultat aléatoire dans un contexte où l’on est sensé contrôler presque tous les éléments.

Qu’est-ce que le Low Key :

Voici ce qui semble être la meilleure définition du Low Key :

Image dont la tonalité prédominante se situe dans les valeurs sombres.

Pourtant, quand on cherche sur internet, presque la totalité des sites vont vous donner comme définition quelque chose du genre :

Le low-key, c’est un style d’éclairage dans lequel seule une partie de l’image est éclairée. Le reste est laissé dans l’ombre.

En réalité, un Low Key se définit par la prédominance de tons foncés, et non pas par le type d’éclairage.

Beaucoup pensent que le Low Key est un clair obscur, sauf que si le style clair obscur est un Low Key, tous les low Key ne sont pas des clairs obscurs.

… Difficile n’est-ce pas ?

Ne cherchez pas trop à vous compliquer la vie, gardez simplement en tête que le Low Key est une image à prédominance sombre, qui peut comporter toutes sortes de tons, tant que la majorité de ceux-ci sont dans le sombre.

Pour vous faire une meilleure idée, l’image d’illustration est un Low Key, tout comme l’image ci-dessous :

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Comment obtenir un Low Key ?

Comme on vient de le voir, ce style demande de travailler dans les tons sombres, on va donc privilégier les fonds foncés.

Ce n’est pas obligatoire qu’ils soient noirs, mais pour débuter ce sera plus simple d’utiliser un fond noir.

Je vous rassure, pas besoin de dépenser des fortunes, un simple drap accroché à un mur et le tour est joué !

Où cela devient plus délicat, c’est pour l’éclairage de la scène.

La plupart des sites vont vous expliquer qu’un seul flash sera largement suffisant.

Pondérons ces propos en disant : C’est possible avec un flash, mais difficile, plusieurs sources lumineuses seront plus efficace.

Par exemple, voici le plan d’éclairage de la photo qui se trouve juste au-dessus :


Deux flashs studio avec softbox (pour adoucir la lumière) et deux réflecteurs pour éclairer le sujet, ainsi qu’un flash cobra derrière le modèle pour éclairer le fond.

On voit que cette photo a demandé un peu plus qu’un seul flash…

Mais, je vous rassure, je n’ai pas changé d’habitude, je vais vous expliquer comment faire au plus simple.

Nous verrons également comment procéder avec des éclairages plus complexes.

L’exposition (Flashmètre) :

L’expo est un des points clefs, il va falloir y faire particulièrement attention.

En premier lieu, quand on fait du studio, on essaye toujours de travailler avec les valeurs iso les plus basses et surtout en RAW pour garder le maximum d’info et ainsi avoir un contrôle absolu de l’expo quand le moment sera venu de développer vos images.

Pour mesurer parfaitement votre expo, l’idéal serait bien entendu d’utiliser un flashmètre.

Grâce à lui on peut faire des mesures fines et précises de la lumière incidente (celle qui vient sur le sujet, et non pas celle reflétée par le sujet, comme le ferait la cellule de votre reflex) sur des points donnés, aussi bien sur le modèle que sur le fond.

Malheureusement, pour la plupart d’entre eux, mes lecteurs ne possèdent pas un tel instrument, il faudra donc faire sans.

Dans ce cas, le mieux reste encore de shooter le boitier branché sur un ordinateur portable pour vérifier le résultat en direct sur un écran de bonne qualité.

Dans tous les cas, plus vous serez soigneux avec votre exposition, meilleur sera le rendu.

Travailler en mode M :

En studio, quand on utilise des flashs, on se doit de travailler en mode manuel.

En effet, après avoir trouvé la meilleure exposition, il faut impérativement garder les mêmes valeurs.

  1. On trouve l’ouverture qui convient pour la PDC que l’on désire.
  2. On trouve la vitesse d’obturation qui se marie bien avec la puissance de nos flashs.
  3. On reporte ces valeurs en mode M et on ne bouge plus !

Étant donné que ce sont les flashs qui fournissent la lumière en quantité désirée, la vitesse d’obturation n’a que peu d’importance. Quant à l’ouverture, elle ne doit être réglée qu’en fonction de la profondeur de champ !

Le maitre mot en studio reste donc le mode manuel !

L’intensité des flashs et la lumière ambiante :

Avec les flashs cobras modernes, l’intensité de ceux-ci se règle automatiquement selon la scène et la lumière ambiante.

De ce fait, et pour avoir un contrôle parfait de l’éclairage, il faudra impérativement régler vos flashs cobras manuellement.

La question ne se pose pas avec les flashs studio, dont on règle forcément l’intensité soi-même.

Une des grandes inquiétudes de ceux qui commencent le studio, c’est de savoir qu’elle sera l’influence de la lumière ambiante qui existe déjà dans la pièce.

Vous pouvez vous rassurer à ce sujet, car à moins d’éclairer votre pièce avec un spot de 5’000 Watts, cette lumière sera toujours plus faible que celle produite par vos flashs.

Pour vous en convaincre, il vous suffira, une fois que tous vos réglages boitier et flash seront faits, de déclencher votre appareil sans flash.

Si la photo est noire ou presque, c’est que la lumière ambiante n’aura pas de conséquence sur votre image.

Avec un seul flash Cobra :

Pour obtenir un Low Key de qualité, le principe de base est d’utiliser la lumière pour modeler le portrait.

Le placement des sources et leur intensité sont primordiaux et peuvent tout changer.

Avec un seul flash, on va devoir un peu ruser et utiliser un accessoire magique, le réflecteur !

Pas besoin d’en acheter un, on va le fabriquer maison de façon très simple.

On a besoin que le réflecteur soit grand, au moins 80*60cm. Pour le fabriquer on va prendre un carton d’emballage (du type qu’on utilise pour envoyer des colis), l’aplatir et y mettre du papier alu que l’on va maintenir avec du ruban adhésif.

Et nous voilà avec un réflecteur de très bonne qualité pour lequel on n’aura dépensé presque rien.

Il y a bien entendu des dizaines d’autres façons de fabriquer un réflecteur maison, à vous de voir si vous avez, ou si vous trouvez de meilleures idées.

Maintenant que l’on a notre réflecteur, nous pouvons penser à nous occuper de notre flash.

La première difficulté va être de faire le maximum pour éviter d’éclairer le fond.

Si vous mettez votre flash en direction de votre sujet, qui est lui-même placé devant votre fond noir, celui-ci, éclairé par le flash, va vite devenir un fond gris, aussi noir soit-il à l’origine !

Pour éviter cela, nous allons essayer d’orienter la lumière de notre flash afin qu’elle ne touche pas, ou presque pas, le fond.


Le plan d’éclairage ci-dessus n’est pas à prendre au pied de la lettre. Il est ici pour vous orienter dans le placement de votre matériel.

Comme on peut le voir, le but est d’éclairer le sujet, et non pas le fond.

Le flash cobra (qu’il faudra impérativement diffuser, par exemple à l’aide d’un mouchoir en papier) ici placé à un peu moins de 45° par rapport à l’objectif, est orienté de façon à éclairer le côté gauche du modèle ainsi que le réflecteur, qui lui va renvoyer une partie de la lumière sur le côté droit du sujet, qui sans ça aurait été trop dans l’ombre.

À vous de chercher les meilleurs emplacements, réglages et autres, pour obtenir un éclairage qui vous convient.

N’hésitez pas à changer la position du réflecteur, l’orientation du flash, sa puissance, de déplacer votre modèle, afin d’obtenir ce vous désirez.

Petite précision, si vous avez un appareil tel que le 600D ou autre 7D (de même chez Nikon) qui gère les flashs à distance depuis leur flash pop-up, n’hésitez pas à vous offrir de la liberté et déportez le flash !

Multiflash (Cobra et Studio) :

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Si vous avez la chance d’avoir plusieurs flashs cobras, ou encore des flashs de studio, vous pourrez cette fois modeler la lumière avec beaucoup plus de finesse.

Ici, on va garder simplement le même principe que pour le flash unique, mais en ajustant chaque source pour qu’elle opère de façon précise et qu’elle joue un rôle dans la composition et le rendu final.

Chaque scène étant particulière, chaque portrait étant unique, il faut travailler sa lumière en fonction de vos attentes.

Comme il y a des dizaines et des dizaines de façons de modifier une lumière, comme il y a une infinité de possibilités de placer ses flashs par rapport au fond et au sujet… etc, on peut dire qu’il n’y a pas vraiment de recette toute faite.

Il suffit de garder la même façon de penser que pour le flash unique.

Cela peut sembler simpliste de ma part de dire que l’on garde le même principe, mais c’est pourtant bien la façon de procéder.

  • Ne pas directement éclairer le fond avec les flashs qui éclairent le sujet (cela doit se faire à part dans le Low Key si on désire autre chose qu’un fond noir).
  • Modeler la lumière en additionnant les différentes sources (avec flash, diffuseur, parapluie, softbox, réflecteur… etc.)
  • Bien vérifier son expo pour rester dans des valeurs sombre sur la majorité de l’image (ce qui n’interdit pas les tons clairs tant qu’ils ne prédominent pas).

Pour vous faire une idée, je vous mets ci-dessous le plan d’éclairage de la photo d’illustration, ainsi qu’une photo du « Making-off« .

Comme vous pouvez le constater, j’ai gardé le même principe de base. La disposition des éclairages change par rapport aux autres plans d’éclairages présentés dans cet article, mais il est toujours dans le même esprit.

Il ne faut pas hésiter à faire preuve d’imagination pour obtenir ce que l’on veut au final.

Par exemple, on peut remarquer sur la photo d’illustration de l’article que le bas de l’image, là où l’on voit le t-shirt rouge de la petite fille, est légèrement plus foncé.

Ceci n’a pas été obtenu en post-traitement, mais en jouant sur la vitesse de synchro de mon boitier.

En effet, ma synchro X est limitée à 1/300 de seconde. J’ai donc réglé la vitesse sur 1/320 de seconde pour que le rideau de l’obturateur assombrisse très légèrement le bas de l’image.

On peut aussi voir sur la photo du making-off que le fond est constitué d’un simple drap noir et que mon réflecteur est fait maison.

Un peu d’astuce est un gros plus pour obtenir ce que l’on désire.

Post-traitement :

Quand vous avez pris toutes vos photos, n’oubliez jamais qu’elles ne sont pas encore développées, et qu’il leur faudra passer par la moulinette d’un programme pour en tirer le meilleur.

Plus vous aurez été appliqué à la prise de vue, moins vous aurez de travail en post-traitement.

Les choses que vous devrez corriger devraient se résumer à cela :

  • Petite retouche des imperfections de la peau (mais un bon éclairage ainsi qu’un bon maquillage devraient très largement limiter cette partie) toutefois, voici le lien d’un tuto que j’avais fait sur le sujet : Tuto Photoshop rendre la peau plus nette
  • Contrôle de la balance des blancs pour avoir une température couleur qui correspond à l’idée que vous vous faites de votre image.
  • Contrôle de la colorimétrie, du contraste et de l’accentuation.
  • Ajustement très léger de l’expo (surtout si elle n’a pas été calculée avec un flashmètre).

Normalement, si vous avez bien suivi mes conseils, vous ne devriez pas avoir plus de choses à faire.

Conclusion :

Si vous êtes arrivé au bout de cet article un peu intense, je ne peux que vous féliciter.

J’espère surtout qu’il vous aura donné l’envie de vous essayer au studio, plus particulièrement au style Low Key.

Malheureusement, mon article est naturellement loin d’être exhaustif, bien que j’aie essayé d’être le plus complet possible.

Si vous avez donc des questions, des besoins de précisions, ou même des astuces et méthodes auxquels je n’aurais pas pensé, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

Sur ce, je vous dis bon courage et bonnes photos !

 

À propos de l'auteur:

Il est beau, fort et musclé... Enfin, s'il n'est pas tout ça, il est passionné de photo, passion qu'il essaye de vous transmettre du mieux qu'il peut!

139 Comments
  1. Parfois je me sens la madame Jourdain de la photo, je fais du low key sans le savoir, super.
    Mais dorénavant grâce à toi je vais améliorer tout cela.
    Je confondais aussi low key et clair obscur.
    Merci infiniment de ton éclairage. Tes éclairages même.

  2. L’outil de « sauvegarde automatique » de wordpress est une invention merveilleuse qui vient de me rendre une partie de ma bonne humeur (cf. mon commentaire sur l’article précédent. Ceci dit, j’ai toujours autant envie de massacrer l’autre imbécile… -_- » )

    A part ça, article très intéressant, et les photos d’illustration sont superbes ! (et les petits dessins sont chouettes aussi, t’as dû t’éclater à les faire ! *ironie, ironie…*)
    Par contre, chuis pas sûre de passer à la pratique tout de suite…

  3. Eki

    Extra ! Super article, bien expliqué etc.. parfait ! Merci beaucoup !

    J’ai déjà fais quelques essaies, mais je vais m’y remettre de plus belle maintenant que j’ai lu ton article et appris beaucoup de chose !

    Bonne continuation :tumbsup:

  4. Darth, si tu savais comme je t’en veux ! Sérieux, j’ai du boulot par dessus les épaules… et ton article là, il donne envie ! Ça paraît tellement abordable de la façon tu l’expliques. (est-ce que que je pourrais émettre une petite suggestion ? genre te serait-il possible de proposer tes articles techniques imprimables en pdf ? un p’tit bouton tout en bas, très discret… ça permettrait à tes lecteurs qui n’ont pas internet pendant leurs congés de pouvoir pratiquer, hein ? dis, hein ? )
    Merci beaucoup pour cet atelier.

  5. Laurent

    Merci pour l’article !
    De plus en plus d’article sur la photo studio, j’apprécie… le net n’en a presque pas !
    Le prochain sur le clair-obscur ? J’ai souvent essayé mais je n’y suis jamais arrivé !!
    Je recommanderais aussi l’utilisation d’un snoot pour le low-key non ? Il me semble que c’est ce qui est utilisé pour l’image d’illustration, je me trompe ? J’aime beaucoup en tout cas !
    A bientot

  6. Whaou, c’est long mais c’est bon !
    Il me semble que c’est l’un des article les plus technique que j’ai lu ici.
    Alors Bravo pour tout ça ! :tumbsup:
    Merci j’ai appris plein de truc intéressant qui m’auraient été bien utile pour le défi.
    Merci aussi pour ton coté Mac Gyver. Je note tes astuces.

    Désolé pour ce comm un peu :nawak: mais j’ :l: vraiment l’article.

  7. Benonthenet

    Super article. Ça donne vraiment envie de s’y mettre. Reste le problème de l’équipement et pour ça tes petites astuces bricolage sont un vrai plus!!!
    Pour le réflecteur, je propose d’utiliser une couverture de survie. C’est vraiment pas cher, c’est grand et souvent il y a une face argentée et une face dorée.
    Par contre pour les flashs, je n’ai pas encore de solution, à part mettre des sous de côté et s’équiper progressivement…
    Que valent les kits proposés à moins de 200€ qui proposent 2 flashs + 2 trépieds + 2 parapluies ou 2 softboxs? Les flashs sont généralement autour de 200watts. Est-ce correct ou vite insuffisant?
    Bonne continuation!

  8. Très bon article! Ca donnerait envie mais le studio… et bien il faut de la place et je fais toujours un blocage sur le portrait. :lol:
    C’est psychologique mais tes recettes s’appliquent à d’autres choses!

    Peut-être qu’un exemple d’histogramme aurait pu aider un peu à la compréhension parfois. Pour bien distinguer un clair-obscur d’un low-key mais peut-être que ce n’est pas visible de cette manière. 8)

  9. Tres long et bon article!
    Je ne connais pas grand chose a la photo de studio, mais ton article donne envie!!!
    Un jour peut-être…
    En tout cas, merci pour les astuces et les explications :tumbsup:

  10. Woaw, très bon article, il va falloir que je le relise une 2e fois, je suis tellement creeeeevééé… :-P En tout cas, ça a du te prendre pas mal de temps pour l’écrire, les illustrations sont de toi également? J’aime bien, ça explique rapidement vers quel résultat on se dirige. Merci pour ce sujet!

    • Oui, tout est de moi dans l’article, photo, illustration…etc.

      J’ai mis beaucoup de temps à le préparer et pas mal de temps à l’écrire.

      En tout cas, je suis heureux que le résultat plaise autant!

    • En fait, depuis que je fais se blog, les seuls article que je n’ai pas illustré moi-même sont ceux écris par les autres et deux autres, mais je ne me souviens plus lesquels.

  11. Juste pour compléter l’article, pour réaliser ce genre de cliché il ne faut pas s’inquiéter du matos, la source de lumiere peut bien être une fenêtre ou une ampoule.

    Ça peut même se réaliser au cour d’une promenade … ;)

  12. Gordon Shumway

    J’avoue ce n’est pas trop mon truc, j’ai déjà du mal a trouver des sources de lumières dans mon appart pour pouvoir faire du packshot mais alors pour faire du LowKey ca devient impossible. Trop technique et cela nécessite trop d’outils pour réussir la photo. :oops2:

  13. Bravo ! Tu t’es lancé dans un tuto bien ardu, parce qu’il n’y a rien de plus difficile que la photo de studio : comme tu le dis, on est responsable de tout, on ne peut rien laisser au hasard, et pourtant il y a une infinité de possibilités.

    C’est un truc de pro, ce n’est pas à la portée d’un amateur, même averti. Et puis, Chopperrette a raison : il faut de la place. Et, si possible, un matériel qui devient vite coûteux.

    Enfin, n’oublions pas un accessoire que tu n’as pas cité, je crois, qui est essentiel et qui manque à un amateur, pourtant, dans la plupart des cas : un bon modèle ! :-P

    • La difficulté c’est le temps passé à les écrire :dead:

      Sur certains articles, j’ai passé parfois plus de 8 heures cumulées (entre la recherche / vérification d’infos et la rédaction…) et mon record est de… 2 ans (!) pour finaliser l’un d’entre eux :-P

      Mais bon je sais que Francky est beaucoup plus productif que moi !

    • Je connais! Mon article sur les cours photos j’ai mis presque deux ans pour l’écrire afin de réunir toutes les infos.

      Parfois, certain article s’écrivent plus vite, et d’autre comme celui là, hors prise de vue, me prenne 2 à 3 jours.

      Mais quand on est amoureux de ce que l’on fait, on le fait avec plaisir, je ne t’apprend rien d’ailleurs! Quand on voit ton blog on a aucun doute sur ton amour du sujet et la patience que tu as à écrire de très très bons articles!

    • Merci beaucoup!

      J’ai lu d’ailleurs ton article sur le Low Key pour les animaux de compagnie, et ta phrase m’a fait sourire, car je pense que tous les photographes ont dû ce la dire un jour:

      « Au final un fond noir n’est jamais assez noir ».

      Encore merci pour ton passage et ton commentaires très sympathiques!

  14. Wphil67

    Franky, que dire … C’est précisement ce genre d’article que tu sais si bien expliquer avec une telle limpidité que je suis tombé sous le charme de ton blog. Il est terrible ton article :-P
    J’ai un beau frère qui possède un petit studio dans son entreprise de comm et j’avais donc à ma dispostion les 2 boites à images (je connais pas leur nom exacts) et 2 flashs avec moi. Mais je me sens comme une grosse m… devant ce décor, je suis bloqué, je sais pas par ou commencer. Et grace à ton article que j’ai lu avec une passion dévorante, j’ai senti comme une lumière monté en moi :lol:
    Au fait, est ce que tu sais si le vieux flash 430ex est convenablement piloté par un 580Ex version I sur un boitier comme le mien (le 450) ?
    Au fait, ca te botterais pas dans un futur article d’expliquer les différents modes du flash ? Moi, je suis perdu avec cette bête, je ne la maitrise mais vraiment pas bien du tout et ca m’énerve !! Le manuel du flash, bah euh, je peux vous dire, on n’est pas aidé !

  15. Sarah

    J’ai vraiment mis du temps à lire cet article, il est vraiment long. Mais à la fin j’avais vraiment envie d’essayer. Avec ma maman et mon papa on va faire des photos du genre le week-end prochaine.

  16. voila je l’ai lu ton article…une seule raison c’est que j’apprécie la première et dernière photo ahahahahah
    je déconne

    sympa, me faut des flash studio aussi….je suis jaloux

  17. Claude

    Bonjour,

    Félicitations pour ton travail..

    La question que je me pose est la suivante:

    La disposition des flashs orientés vers la caméra n’occasionne pas le risque de flair (reflet en raison du dispositif des verres qui composent la lentille) dans l’appareil photographique?

    Merci à toi!

    Claude

  18. julie

    Bonjour,

    merci beaucoup pour votre article. Je débute en photographie est cela m’est bien utile ! J’aurais quelques questions:

    sur le dernier shéma où est votre flash cobra, il n’apparait pas? Et ce sont 2 parapluies, ou bien 2 softbox (boite à lumière)? Désolé cela n’est pas précisé et vue que je débute je ne sais pas.

    Sinon, je ne comprend pas, sur l’avant dernier schéma le flash cobra est orienté sur le reflecteur, hors là dans le dernier schéma, l’appareil photo est derrière le reflecteur. Quel est la nuance? Je cherche à faire du clair/obscure mais du coup je ne sais pas quel plan utilisé. Merci pour votre réponse, bonne continuation :tumbsup:

    • Comme je l’ai expliqué dans l’article, les plans sont là pour donner une idée, ils ne sont pas là pour être suivie à la lettre.

      Sinon, normal de ne pas voir de flash cobra dans le dernier plan, vu qu’il n’y en a pas, comme expliqué dans le texte. 8)

  19. FlorianH

    Bonjour,

    Je tiens à te remercier tout d’abord pour les articles que tu postes, ils sont clairs et très explicatifs.

    Lorsque j’ai dis à un ami que j’avais commandé un Flash Cobra il m’a dit  » Ah bah tu vas pouvoir te mettre au Low-key ! « . Je me suis tout de suite demander ce que c’était j’ai donc « googlé » ça et je suis tombé sur les images que ce moteur de recherche propose. Certes le résultat est sympa mais les photos proposées sont dans un style différent ^^. Bref et ensuite à force de recherche sur le Low-Key je suis tombé sur ton blog et là la lumière fut ! ;)
    Du coups j’ai fabriqué moi-même mon réflecteur en me ruinant (2 euros), chamboulé tout l’appart pour en faire un « studio » photo et j’ai demandé à une amie de jouer la muse pour moi et le résultat est, je trouve, très satisfaisant.

    Donc je te remercie une fois de plus pour ton article et pour les jeunes comme moi qui aime la photo et sans trop de moyen des conseils comme les tiens sont géniaux et toujours les bien venus !

    A+

    Florian H.

    • Bonjour Florian. Merci à toi pour ce message qui touchera sans en douter Darth. Comme il est en congés, je l’aide à gérer son blog en son absence.

      N’hésite surtout pas à fouiner à la recherche d’infos et de revenir commenter à l’occasion! :hihi:

  20. Mik

    Salut et merci pour cette article, je vais m’y essayer dès ce week end ;)
    J’ai une question : En tant que débutant, il est mieux d’utiliser un (ou plusieurs) flashs de studios ou un (ou plusieurs) éclairages continues ? => dans le but de s’initier au studio.
    D’autre part, j’ai pour projet de réaliser des photos de lingerie / charme, avec gros plans sur certaines parties du corps, et plan poitrine voir jusqu’au plan américain … j’ai trouver des flashs studios et/ou des éclairages continues pour pas cher, mais disponible qu’en 120watts … est ce suffisant ?

    Merci pour ses réponses.

    Michael. ;)

  21. bonjour Darth’s ,je compte bien me mettre au portrait d’ici peu de temps,je suis tombé sur tes conseils aussi bien techniques que pratiques,c’est cool et de loin le meilleur tuto que j’ai pu voir sur le low key,,merci beaucoup pour tout ces bon conseils et astuces.
    a bientôt
    chris

  22. GRAUER

    Super article, seulement je me demandais, si il était possible de faire tout cela sans les flashmètre, et les spot et certains matériaux que tu as précisé ?
    Je dois faire une présentation sur low key high key et les personnes de mon groupe photo ne possèdent pas tout cela , donc je voulais savoir ? :)

  23. Hello Hello,
    Je découvre ton blog avec beaucoup de plaisir.
    Un grand merci pour ces conseils sur le Low Key et les plans d’éclairages. :) :hihi:
    Ca aide vraiment à avoir une idée de ce qu’il faut essayer.
    Bravo pour le temps que tu prends à faire ces tutoriaux, ils sont super efficaces ! :tumbsup:

  24. claude

    Bravo pour tout ses renseignement , j’en ai appris beaucoup plus sur le  » low key  » et je t’en remercie .
    Mais ….. juste une petite question !!
    Si on ne possede pas  » photoshop  » quel programme peut etre utilisé en lieux et place de ce programme qui pour un amateur est vraiment hors de prix ???
    En tout cas un grand merci pour tes tres bon conseils . ;)

  25. theplaneur

    Bonjour,
    et merci pour toute ces explications. Pourtant je reste sur ma faim car j’aurais aimé avoir un exemple avec juste un flash cobra + accessoires . Le matos que le débutant peut avoir sous la main.
    Si tu as cela a me présenter je suis preneur.

  26. Lizard

    Merci Franky pour cet article que j ai beaucoup apprécié. Et oui, tu me donnes vraiment envi de faireddu studio ! Je n ai plus qu’ à investir dans un peu de matériel et me faire plaisir ! ^^

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  2. [...] La photo Low Key Un bon gros pavé de Franky, qui comme à son habitude nous sort un didacticiel très bien fait et compréhensible ! En plus, il y a des astuces pour réussir sa photo low-key avec peu de matériel… Que demande le peuple ? (ah on me glisse dans l’oreillette : « high key ! high key ! ») Franky, si tu passes par là [...]

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    [...] petit auto portrait, car ça faisait un bout de temps que je n’en avais pas fait, et depuis l’article de mon ami Franky sur le low key, je voulais essayer cette technique que je n’ai jamais trop travaillé. Allez [...]

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